Skip to main content

SES MASSENA

Jean-François Freu

Accueil
Travaux d'été
Terminale ES
Première ES
Seconde ES
TPE et ECJS
Exercices interactifs
Dictionnaires
Vidéos pour SES
Site de SES
Sites institutionnels
Orientation
Liens utiles
La filière ES
Les métiers de la ES
Après le Bac
S'inscrire à APB
Le système universitaire
Droit
Economie
Sociologie
Lettres-Sciences humaines
Choisir son Master
Classes prépa
Ecoles de commerce
Sciences po
Infocom
IUT
BTS
Ecoles d'art
Tourisme
Santé
Alternance
Plan du site
Scpo
Secondes
Premières
Terminales
Le tourisme s'ouvre à de nouveaux horizons
 
 
Article paru dans l'édition du 10.03.10
BTS, licences ou masters professionnels : l'éventail des formations, publiques et privées, répond à la diversité des métiers du secteur




ans le domaine du tourisme, les formations sont légion. L'offre est « abondante et variée, mais manque de cohérence et de lisibilité », nuance le Centre d'études et de recherche sur les qualifications (Céreq), dans une note de septembre 2006.

L'éventail des voies menant aux métiers du tourisme ressemble parfois à une jungle indéchiffrable pour les étudiants qui se dirigent vers ces filières. Le secteur ne se limite en effet pas à l'organisation de voyages et à la réception de touristes, il englobe également les domaines des transports, de l'hébergement, de la restauration et des loisirs.

Les filières courtes restent les plus prisées par les candidats. En 2008, 6 045 étudiants ont obtenu un BTS accueil, hôtellerie et tourisme - contre 5 744 un an plus tôt -, avec un taux de réussite de 74,9 %, d'après les chiffres du ministère de l'enseignement supérieur.

Parmi eux, la majorité a choisi l'un des deux BTS phares : « ventes et productions touristiques » ou « animation et gestion touristiques locales ». Le premier s'adresse à ceux qui souhaitent s'orienter vers les agences de voyages et les tour-opérateurs (tourisme émetteur), le second forme des futurs guides locaux ou des employés d'offices de tourisme (tourisme récepteur).

Si les établissements publics sont largement majoritaires, des écoles privées proposent les mêmes formations, mais pour un coût qui peut avoisiner 4 000 euros par an. « Chez nous, les bacheliers viennent pour moitié de filières technologiques. Les autres sont issus des branches générales : on compte en majorité des littéraires, pour 40 %, suivis des bacheliers ES et S », détaille Pierre Lopez, directeur de l'Institut supérieur du tourisme, un établissement privé parisien.

Le BTS, qui accueille aussi des étudiants souhaitant se réorienter, reste le meilleur passeport pour l'emploi. « C'est un diplôme nécessaire et suffisant pour trouver du travail dans le secteur du tourisme », à la recherche de techniciens, estime M. Lopez.

Pourtant, depuis quelques années, l'offre de l'enseignement supérieur s'est sensiblement développée et les étudiants n'hésitent plus à allonger leur cursus. « Par peur du chômage, mais aussi dans le but d'obtenir un meilleur poste, les étudiants repoussent leur entrée dans la vie active », explique Anny Marchal, professeure d'économie-gestion au lycée des métiers de l'hôtellerie et du tourisme Alexandre-Dumas de Strasbourg.

A l'Ecole supérieure pour le tourisme et l'hôtellerie de l'université d'Angers (Esthua), le discours est le même. « Chez nous, la plupart des étudiants (environ 2 200) rentrent avec l'objectif d'être cadre. Nous avons des licences professionnelles, mais plus de la moitié de nos étudiants continuent en master », explique le directeur de l'établissement, Philippe Violier.

Ces deux types de diplômes se sont multipliés. Certaines écoles de commerce proposent des formations bivalentes. L'Escaet (école supérieure de commerce et d'administration des entreprises du tourisme) d'Aix-en-Provence accueille environ 150 étudiants de niveau Bachelor et MBA (master of business administration). L'ESC Toulouse, elle, s'est associée à une agence de conseil en marketing et communication touristique pour proposer un master spécialisé en tourisme.

M. Violier constate une demande « au niveau de l'encadrement ». « Nous représentons 30 000 salariés, le secteur est jeune et dynamique, mais nous manquons de cadres, d'équipiers pour encadrer tous nos saisonniers, note, pour sa part, Sophie Huberson, déléguée générale du syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels (Snelac). Mon rêve serait de voir se constituer une véritable filière professionnelle pour le secteur du tourisme de plein air, un MBA «exploitant de loisirs», afin de former des gestionnaires. »

Ecoute de la clientèle, culture générale, maîtrise de plusieurs langues étrangères, au premier rang desquelles l'anglais, sont les qualités recherchées chez les candidats aux carrières touristiques.

Dans un secteur qui recouvre un grand nombre de branches professionnelles, l'aspect pluridisciplinaire demeure central. « Nous souhaitons former des étudiants polyvalents. Un professionnel qui travaille dans l'événementiel doit aussi connaître les autres secteurs », estime Victor Gervasoni, chef d'entreprise et directeur de La Rochelle Business School of Tourism, une école née en 2002 au sein de Sup de Co La Rochelle et qui propose une formation alliant commerce et tourisme.

« J'ai pu développer mes entreprises grâce à ma formation business. Mes concurrents formés uniquement en tourisme étaient meilleurs sur le coeur de métier, et moi en gestion », fait valoir M. Gervasoni. L'école forme des opérationnels, des cadres intermédiaires ou supérieurs amenés à travailler dans l'hôtellerie notamment.

BTS, licences ou masters pro : peu importe la durée de la formation, toutes se veulent professionnalisantes. « On part des compétences attendues par les entreprises pour bâtir les programmes », explique M. Violier.

A Angers, trois mois de stage sont organisés en licence, six mois en master 2. « Les professionnels sont de plus en plus associés aux programmes et interviennent dans les cursus », résume Christian Mantei, directeur général d'Atout France - l'agence nationale de développement touristique -, qui, toutefois, aimerait voir la formation en alternance se développer.

Les internautes consomment de plus en plus de voyages en ligne. En 2008, le chiffre d'affaires de l'e-tourisme en France s'élevait à 7 milliards d'euros, soit environ 6 % du marché global du secteur touristique.

Un mode d'achat nouveau qui pousse les agences de voyages à s'adapter. « Avec Internet, le client est devenu plus exigeant, il est lui-même un expert averti. Il faut que le futur professionnel adapte son niveau d'expertise », estime Valérie Boned, directrice des affaires juridiques et de la formation au sein du Syndicat national des agences de voyage (SNAV), qui prône un renforcement de la culture générale dans les BTS.

Le tourisme a également adopté la « green attitude ». Des licences et des masters pro tournés vers le tourisme vert, éthique et solidaire ont ainsi vu le jour à l'université de Grenoble, Paris-Dauphine ou à l'Institut supérieur d'études en alternance du management (Iseam) de Marne-la-Vallée.

Yann Bouchez et Emilie Legendre

 

 

www.emploitourisme.com

www.industrie.gouv;fr/tourisme

www.tourisme.enligne-fr.com

www.quotidiendutourisme.com

www.lhotellerie-restauration.fr

www.atout-france.fr

www.unat.asso.fr

www.snelac.com

www.snav.org

www.ist.bts.com

www.univ-angers.fr

www.lycee-hotelier-adumas.com

www.escaet.fr

www.esc-toulouse.fr

www.esc-larochelle.fr

www.iseam.eu

 

 

 

Se former à l'hôtellerie et au tourisme : des métiers du bac+2 au master

 

 

Le tourisme et l'hôtellerie emploient au moins 1 million de personnes en France, première destination de vacances mondiale. "Le nombre de postes offerts ne baisse pas mais il y a un déplacement des profils recherchés, qui sont surtout des conseillers de vente", résume Valérie Boned, directrice de la formation du Syndicat national des agents de voyage.

Les bac+2/3, notamment les BTS, sont les plus demandés. Les candidats ont le choix entre les BTS ventes et productions touristiques (agences de voyage et tour-opérateurs), animation et gestion touristiques locales (patrimoine local) et responsable de l'hébergement (hôtels et villages de vacances). Quant au BTS hôtellerie-restauration, il compte deux spécialités: mercatique-gestion hôtelière et arts culinaires, de la table et du service.

 

PEU DE POSTES DE CADRES

 

Les BTS vente (management des unités commerciales; négociation et relation client, commerce international et technico-commercial) sont "de plus en plus appréciés", note également Valérie Boned. Face à cette concurrence, les BTS touristiques sont en cours de réforme, "pour une meilleure prise en compte des notions de vente et de e-commerce ", selon l'experte. À bac+3, il existe une quinzaine de licences professionnelles en tourisme-hôtellerie (Paris-Dauphine, Paris 5, IAE de Lyon ou au Cnam).

Pour les postes d'encadrement (manager, concepteur de produits, Yield manager…), la concurrence est rude. Pour avoir vos chances, faites votre choix parmi la cinquantaine de masters professionnels (droit et fiscalité du tourisme à la Sorbonne, management international de l'hôtellerie à l'IAE de Lyon…), et certaines écoles de commerce qui proposent des spécialités telles que management des organisations spécialité langues et patrimoine (Sup de co La Rochelle), ingénierie du développement touristique (ESC Toulouse)…

 

EXPÉRIENCE EXIGÉE

 

Beaucoup d'étudiants plébiscitent les écoles hôtelières françaises (Vatel, Savignac, Eshotel, etc.) et suisses (Les Roches, Glion, très reconnues mais très chères: 25000 euros par an à Glion!). Pour le top niveau de responsabilité, visez le MBA in Hospitality Management (Imhi) de l'Essec ou l'Institut de conciergerie internationale, accessible à bac+2. Dans le tourisme, l'université délivre un diplôme national de guide-interprète (bac+2), mais les débouchés sont restreints. Bref, plus votre diplôme est réputé, plus vous aurez de chances de devenir, après quelques années de métier, directeur d'hôtel, Yield manager (gestion des capacités) ou chef de produit touristique.

Cet article est issu du hors série du Monde "Le Guide de l'après bac" que vous pouvez acheter sur la boutique en ligne du Monde (8,50 euros)

Marine Relinger
 

Le tourisme et l'hôtellerie cherchent des managers

 

 

En quelques années, le secteur s'est transformé en une industrie qui a besoin de véritables managers. Ce qui fait la différence entre des diplômes de qualité? "Le niveau de connaissance générale du secteur, de ses évolutions possibles et des rouages de la gestion hôtelière", assure Fabrice Tessier, directeur des relations avec les écoles de management hôtelier du groupe Accor.

 

La maîtrise financière est de rigueur."Travailler sur les coûts, améliorer les prix moyens… il est nécessaire d'avoir une vision pratique du sujet. C'est pourquoi, en plus de la durée et de la nature des stages, nous accordons une grande importance à leurs contenus, aux expériences de management d'équipe et l'ouverture à l'international qu'ils offrent", poursuit Fabrice Tessier.

Les recruteurs ne se privent d'ailleurs pas de mettre en concurrence les diplômes français avec les équivalents européens, notamment en Suisse avec l'incontournable Ecole hôtelière de Lausanne, école de management du secteur de l'accueil qui mène d'ailleurs aussi bien au management hôtelier qu'à l'ensemble du secteur des services, comme par exemple la finance, le conseil et l'industrie du luxe.

L'internationalisation gagne même les sigles des formations. On remplace le terme "hôtellerie" par le terme anglais "hospitality", moins réducteur. C'est d'ailleurs ce qu'a fait une des formations phares du secteur, l'Institut de management hôtelier international (IMHI) de l'ESSEC, devenue l'Essec MBA in hospitality management. Créé il y a près de 30 ans, il forme en anglais des managers de l'industrie mondiale de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme.

 

 

Et les formations universitaires? "Certaines d'entre elles font évoluer leurs cursus et leurs méthodes d'enseignements, de manière à être en phase avec les attentes des employeurs, par exemple l'Institut de management de l'université de Savoie (IMUS) et l'UFR ingénierie du tourisme, du bâtiment et des services (ITBS) de l'Université d'Angers", constate Fabrice Tessier. Le premier propose plusieurs masters en management de l'hôtellerie ou en European Tourism Management. Quant au second, il permet de suivre un master métiers du tourisme, de l'hôtellerie et des loisirs, avec deux parcours centrés sur les pays émergents (Chine, Russie et pays d'Europe centrale et orientale) ainsi qu'un master marketing des services et revenue management.

Le "revenue management"? Un concept qui constitue justement une des tendances fortes du secteur hôtelier. Le principe: adapter les tarifs d'un établissement à son taux d'occupation, pour l'optimiser. "Dans tous les cas, complète Fabrice Tessier, les étudiants doivent maîtriser les nouveaux canaux de distribution et les nouveaux modes de vente, liés à notre activité sur Internet."

Jean-Marc Engelhard