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La solution, c'est « Loïc & Julien » sur YouTube. En dix-huit minutes de vidéo sur YouTube, ils décryptent la logique APB et guident les usagers les plus réticents. Le principe est simple : une capture d'écran du logiciel APB tel qu'il se présente montre, étape après étape, les champs à remplir ou à cocher, le tout agrémenté de commentaires audio en direct. Loïc Crampon et Julien Duquennoy, tous deux enseignants-chercheurs en informatique à l'Institut polytechnique LaSalle, à Beauvais, ont travaillé avec les deux conseillères chargées des admissions à LaSalle, Elodie Bazantay et Régine Desselle.

admission-postbac : tout ce qu’il faut savoir

 Cliquez :Tout sur APB

 

Si tout – ou presque – se passe aujourd'hui sur admission-postbac il n’en faut pas moins faire preuve d’intelligence pour mettre le maximum de chances d’obtenir la filière de son choix.

Qui est concerné ?

Que vous vouliez vous inscrire à la fac, en BTS, en DUT ou en prépas, le passage par admission-postbac.fr est obligatoire pour la plupart des futurs bacheliers. En 2012, les écoles de commerce postbac en trois ans ont rejoint pour la première fois le système et notamment le réseau des bachelors EGC (qui dépendent des chambres de commerce) et Ecricome Bachelor. Dès 2013 les instituts d’études politiques, dont Sciences Po Paris, devraient également être présents.

Ne sont pas concernés uniquement ceux qui s’inscrivaient dans des écoles privées - dont certaines d'ingénieurs et la plupart des écoles de commerce postbac -, les IEP (instituts d’études politiques / Sciences po) de Paris et de province, les écoles sociales et paramédicales ou encore l'université Paris Dauphine.

Pour autant, il est indispensable de déposer des vœux sur admission-postbac en pensant que les établissements sélectifs peuvent vous refuser ou que vous préférerez peut-être finalement une autre orientation au final. Ne vous fermez aucune porte !

Les formations concernées par admission-postbac sont :

  • Les BTS (brevets de technicien supérieur) et BTSA (brevets de technicien supérieur agricole)
  • Les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles)
  • Les CPES (classes préparatoires aux études supérieures)
  • Les DCG (diplôme de comptabilité et de gestion)
  • Les DMA (diplôme des métiers d’arts)
  • Les DTS (diplôme de technicien supérieur)
  • Les DUT (diplômes universitaires de technologie)
  • Certaines écoles d’ingénieurs
  • Certaines écoles de commerce
  • Certaines écoles nationales supérieures d’art
  • Les ENSA (écoles nationales supérieures d’architecture)
  • Les licences (1ère année en université) et la 1ère année commune aux études de santé (PACES) (4 filières : médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme)
  • Les MAN (classes de mise à niveau hôtellerie)
  • Les MANAA (classes de mise à niveau en arts appliqués)

Les formations non concernées par admission-postbac sont :

  • Certaines écoles d’ingénieurs
  • La plupart des écoles de commerce postbac
  • Les écoles d’art (dont certaines écoles nationales supérieures d’art)
  • Les écoles paramédicales

Combien de choix ?

Une fois sur le site, vous entrez dans des menus déroulants qui vous permettent de choisir une formation par type (BTS, licence, prépas, etc.), type d’établissement (public ou privé), mention ou spécialité (chimie, droit, économie, etc.) et localisation plus ou moins précise (de la région à la ville). Le plus souvent, vous avez la possibilité d’aller découvrir le site Internet de l’établissement qui vous intéresse. Vous pouvez également spécifier que vous voulez suivre une formation en apprentissage ou réservée aux sportifs ou artistes de haut niveau

Vous pouvez faire jusqu’à 36 choix, dont 12 par filière (12 classes prépas, 12 BTS, 12 universités, etc.). Chaque formation choisie (section de BTS, université, école, etc.) compte pour un vœu à l’exception des concours communs (type GEIPI Polytech pour les écoles d’ingénieurs) qui ne valent que pour un seul choix quel que soit le nombre d’écoles du concours. Si vous postulez dans un internat en classe prépa, vous pouvez faire jusqu'à 24 vœux de prépas (12 en internat et 12 en externat).

Ces 36 vœux ne sont quasiment jamais tous utilisés. En moyenne, les candidats se limitent à moins de dix. Ils peuvent constamment les modifier jusqu'à la clôture de la première phase en mars.

Les vœux possibles dans chaque filière :

CPGE12 dont 6 candidatures maximum par voie
DUT12 candidatures maximum
BTS et DMA12 candidatures maximum
Ecoles d’architecture12 candidatures maximum
Ecoles de commerce12 candidatures maximum
Ecoles d’ingénieurs12 candidatures maximum par réseau d’écoles
Autres formations (DCG, MAN, MANAA, année « 0 » à l’université pour préparer l’entrée en L1, classe prépa aux professions paramédicales et sociales)12 candidatures maximum dont 3 candidatures maximum pour MANAA
Ecoles nationales d’art12 candidatures maximum
Licence, 1ère année commune études de santé (PACES), DEUST, DU12 candidatures maximum

Quelle stratégie de classement ?

Le classement de ces formations est crucial puisque l’élève sera automatiquement admis dans l’établissement d’enseignement supérieur le plus haut classé qui l’aura accepté. Attention donc à ne pas mettre haut placé un établissement dans lequel vous n’avez pas du tout envie d’entrer et qui pourrait vous prendre… Certes vous pouvez vous désister mais vous ne pourrez plus aller alors dans les établissements suivants.

Dans tous les cas ne vous censurez pas. Ce serait dommage de ne pas indiquer en haut de votre liste un très bon établissement qui pourrait éventuellement vous prendre. Vous êtes en compétition avec tous les bacheliers et rien n’indique que vous n’ayez pas le niveau. De plus, les établissements savent qui candidate chez eux mais en aucun cas à quelle place ils sont classés dans les vœux.

A contrario, soyez aussi bien conscients que si vous ne choisissez que des établissements très réputés vous pouvez n’être accepté par aucun. Renseignez-vous bien sur le niveau qu’ils demandent. Placez donc également des licences universitaires dans votre classement pour être certains d’être quand même accepté quelque part même si vous ne rêvez que de DUT ou de prépas. Bien sûr, même si vous ne l’avez pas fait initialement, vous pourrez toujours vous rabattre sur une université en fin de processus mais vous ne serez pas prioritaire.

Attention à l’inverse à ne pas mettre une licence universitaire en tête si vous préférez une formation sélective. Vous y serez forcément accepté puisqu'il n'y a pas de sélection à l'entrée des universités pour les bacheliers.

Postuler en licence

Qui dit première année de licence dit non sélection. Mais tout n’est pas automatique pour autant si vous voulez entrer à l’université. Notamment dans celles qui sont les plus demandées, droit et médecine en tête.

L’orientation active. Dans le cadre de ce qu’on appelle « l’orientation active » les universités donnent un avis sur votre candidature à telle ou telle filière. Chacune a sa propre procédure mais toutes s’appuient d’abord sur vos résultats de première et de terminale. Comme on l’explique sur le site de l’université Panthéon Assas, l’une des plus demandées :

Tous les candidats à l'entrée en L1 devront, pour pouvoir s'inscrire à l'Université Panthéon-Assas, participer à la procédure de "l'orientation active" (appelée aussi « demande de conseils » ou encore « conseils pour la L1 ») qui permet de vérifier que la filière choisie correspond à ses compétences et à sa formation pour ne pas courir le risque d'un échec ou d'une erreur d'orientation auxquels il est difficile d'apporter des solutions. Le candidat, qu'il passe son baccalauréat cette année ou qu'il soit en classe préparatoire doit coordonner les deux procédures : la procédure APB et la procédure orientation active.

Attention, c’est clairement dit sur le site de l’université mais pas du tout indiqué lorsque vous postulez à une licence de cette université sur admission-postbac !

Sur le site de Panthéon-Assas on vous indiquera alors :

Avant de commencer à remplir ce questionnaire, vous devez être en possession des informations suivantes :
  • vos notes de première et terminale ;
  • l'avis de votre professeur principal ou du conseil de classe sur votre (vos) projet(s) de formation.

Ces données sont sous la seule responsabilité du candidat. Elles conditionnent l’avis que l’université vous donnera et il est alors tentant de tricher un peu. Or cela ne sert à rien puisque l’avis n’est qu’indicatif. Mais obligatoire !

Puis en plus ou vous indiquera sur ce site :

Attention : Si vous choisissez la filière Droit vous devrez répondre à un QCM. Vous disposerez de 30 minutes pour l'effectuer. Au-delà, la connexion sera interrompue.

Ce n’est pas le cas pour d’autres licences sur lesquelles la procédure d’orientation active est intégrée au site admission-postbac. Vous pourrez « demander un conseil d'orientation ». On vous demandera alors :

Veuillez décrire votre projet et vos motivations (indiquez: vos matières préférées, vos préférences pour les aspects théoriques ou expérimentaux, vos activités extra-scolaires, pourquoi la formation demandée, vos atouts pour réussir, profession ou secteur d'activité souhaité, ...) (1000 caractères maximum).

Mais cet avis n’est qu’indicatif. Vous pouvez passer outre.

Les licences les plus demandées. S’il n’y a pas de sélection à l’entrée en première année de licence vous n'irez pas forcément dans l’université de votre choix. Notamment en Ile-de-France où certaines filières sont prises d’assaut (première année commune aux études de santé, droit, AES, STAPS, biologie, etc.). Etre reçu en première année de médecine à l’université Pierre et Marie Curie relève donc d’abord de la chance ! Quant aux facultés de médecine d’Ile-de-France elles sont toutes regroupées sous l’appellation UFR de « UFR de Santé en Ile-de-France » sans possibilité de choix.

Si vous postulez une de ces licences vous devrez obligatoirement faire cinq autres choix de licences dont au moins une dans votre académie de résidence. Quand les capacités d'accueil sont dépassées le logiciel d'admission-postbac affecte les places de façon aléatoire. Comme l’explique le site « Dans ce cas le processus d’appel prend en considération l’académie de passage du baccalauréat, l’ordre des vœux L1 puis procède à un tirage aléatoire ». En clair sont en haut de liste ceux qui ont mis l’université demandée en premier dans leur choix et habitent dans l'académie de l’université demandée. Ensuite c’est le hasard qui fera que vous serez affecté là ou ailleurs.

Certaines filières sont sélectives. Par ailleurs, qui dit université ne dit pas forcément non sélection. Les IUT sont bien évidemment sélectifs mais il existe d’autres formations sélectives postbac comme, par exemple, les cycles universitaires préparatoires aux grandes écoles (CUPG) ou certaines licences bi-disciplinaires.

Exemple : si vous souhaitez intégrer la licence droit-économie de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, vous devrez remplir une lettre de motivation sur admission-postbac. On vous demandera alors sur admission-postbac (comme toujours en 10 000 signes maximum) :

La candidate (ou le candidat) fera une présentation succincte de son projet d'études : licence-master avec éventuellement projet d'échanges, objectif professionnel. Il devra ensuite argumenter pour montrer ses dispositions pour la formation considérée (voir les conseils sur la fiche-diplôme de l'université).

Votre niveau et vos notes seront ensuite examinés à la loupe. En 2010, il y a eu environ 4000 demandes d'admission en L1 pour… 50 places dans cette licence. Comme l’indique le site de l’université : « Les années passées, la barre d'admission se situait au niveau de la mention Bien avec une note en mathématique significativement supérieure à la moyenne. »

Mais il existe aussi des filières accessibles dès le bac mais auxquelles vous ne pouvez postuler qu’après avoir déjà été accepté dans l’université qui les dispense. C’est notamment le cas du Collège de droit de l’université Panthéon-Assas auquel vous pouvez postuler si, déjà admis en licence de droit, vous avez en plus une mention bien ou très bien au bac.

Postuler une filière sélective

Si vous postulez une filière sélective - classes préparatoires, BTS ou encore DUT -, vous devez envoyer vos dossiers au plus tard début avril 2012. Nombreuses sont aujourd’hui celles qui n’utilisent plus qu’un dossier électronique à partir d’admission-postbac.

Un dossier.Pour s’inscrire il va vous falloir présenter un dossier. Et là vous le constaterez: les bulletins de première et terminale sont automatiquement en ligne pour les élèves d’un nombre de plus en plus grand de lycées. D’autres auront encore à les saisir mais aussi à donner un certain nombre de renseignements complémentaires. Pour certaines filières sélectives, comme les BTS ou les DUT, il vous faudra écrire une lettre de motivation.

Ainsi pour s’inscrire en DUT, on vous demandera généralement :

Je souhaite saisir la Lettre de Motivation pour cette formation Maintenant / Ultérieurement

Vous aurez alors au maximum 10 000 caractères pour

Exposer les raisons pour lesquelles vous souhaitez être candidat à cette formation et cette spécialité. Décrivez votre projet. Indiquez les raisons qui motivent ce choix d'orientation, les qualités indispensables, vos forces pour réussir, ainsi que vos points faibles.

Choisissez bien vos mots : cette lettre est déterminante pour montrer votre intérêt pour la filière et que vous ne vous y êtes pas intéressé par hasard. Vous devrez donc au minimum démontrer que vous vous êtes renseigné sur ses tenants et ses aboutissants. Ne vous y prenez donc pas au dernier moment. Chaque mot compte. De plus, cette lettre doit montrer votre personnalité et comment elle est en adéquation avec la formation à laquelle vous postulez : il est certes tentant de copier/coller d’autres très bien faites mais elle n’aura alors rien de personnel. Ce qu’on vous demande justement.

Cela fait on peut encore vous demander :

« Je souhaite saisir les renseignements pour cette formation » Maintenant / Ultérieurement

Là il faudra dire :

Quel est votre projet professionnel ? Comment est-il né ? Quelles expériences ou quels contacts vous ont aidés à construire votre projet ? Avez-vous des réalisations personnelles ou des expériences professionnelles dans le domaine ?

Les deux questions sont assez proches et, heureusement, tous les IUT ne les posent pas. Les STS se limitent généralement à la seule lettre de motivation.

Comment les formations sélectives choisissent leurs élèves ?Pour choisir leurs futurs élèves, les établissements sélectifs utilisent les dossiers scolaires et font passer des épreuves écrites et/ou des entretiens. Beaucoup utilisent les notes de première et terminale. Ensuite, chacun appelle un certain nombre de candidats et le logiciel d’admission-postbac propose au candidat l’établissement le plus élevé dans sa liste de vœux.

Juin : l'heure du choix final

Début juin l’élève reçoit par mail plusieurs propositions auxquelles il doit obligatoirement répondre sous peine d’être exclu du processus :

  • s’il donne un « oui définitif » à la proposition, le processus s’arrête là ;
  • un « oui mais » lui permet d’attendre que des établissements qu’il préfère l’admette éventuellement ensuite ;
  • un « non mais » est plus dangereux puisqu’il indique que le candidat refuse définitivement la proposition et ne maintient sa candidature que pour les établissements qu'il avait mieux classés que celui qu'on lui propose. Il renonce à tous les autres ;
  • une "démission générale" signifie que le candidat abandonne tout simplement le processus.

Fin juin, a lieu un deuxième tout toujours avec les mêmes possibilités de choix pour le candidat. A la mi-juillet a lieu le dernier tour mais pas la dernière chance d’inscription puisqu’il existe encore une procédure complémentaire pour ceux qui n’ont pas de propositions où n’étaient pas inscrits sur admission-postbac.

Après avoir répondu « oui définitif », il ne vous reste plus qu’à effectuer votre inscription administrative auprès de l’établissement que vous allez intégrer.

Dans l’exemple ci-dessous le candidat a postulé dans 10 formations, a été finalement accepté à son 5ème choix et a accepté cette proposition. Il a donc démissionné de tous ses autres choix suivants.

1. Classement de ses vœux par le candidat2. Les établissements décident si le candidat est «classé et appelé», «classé», «non classé»3. Le candidat apprend ensuite pour chaque choix s’il est «admis», «en attente », «refusé» ou «démissionné»4. Le candidat doit répondre dans les 72 h à chaque choix
1. Classe prépa A en internatNon classéRefusé
2. IUT AClasséEn attente
3. Ecole d’ingénieurs postbac AClasséEn attente
4. Classe prépa B en externatClassé et appeléEn attente
5. IUT BClassé et appeléAdmisOui définitif
6. Ecole d’ingénieurs postbac BClassé et appeléAdmisDémissionné
7. Université AClassé et appeléAdmisDémissionné
8. Université BClassé et appeléAdmisDémissionné
9. BTS AClassé et appeléRefuséDémissionné
10. BTS BClassé et appeléAdmisDémissionné

Les candidats en 2011

La saison 2011 du site admission-postbac a été marquée par la forte progression des inscriptions à l’université : au total elle est de +35% depuis 2009. Si les sections préparant aux BTS restent en tête des vœux (35%), l’université s’en rapproche (29%) devant les IUT (16%). Ces derniers connaissent également une hausse des inscriptions (+17%), tout comme les BTS (+15%). Forte hausse également du côté des écoles d’ingénieurs (+25%). Seules baissent en fait (-1%), et cela pour la deuxième année consécutive, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

La répartition des vœux sur admission-postbac depuis 3 ans. En 2011, les sections préparant aux BTS étaient en tête des vœux (35 %) devant l’université (29 %) les IUT (16 %) et les prépas (8 %). Mais attention ces chiffres ne préjugent pas des inscriptions réelles. Il ne s’agit que des vœux des candidats et à l'arrivée il seront plus de la moitié à aller à l'université, non sélective.

Type de formation d'accueil

2009

2010

2011

Evolution 2009/2011

BTS – BTSA

1 220 787

1 286 843

1 407 984

15%

CPES

2 145

3 082

3 967

85%

CPGE

382 035

375 427

378 675

-1%

DCG (diplôme de comptabilité-gestion)

25 814

27 714

29 848

16%

DEUST et DU

10 893

12 162

12 110

11%

Diplômes des métiers d'arts

10 274

11 853

12 154

18%

DTS (diplôme de technicien supérieur)

17 099

18 842

19 992

17%

DUT

597 127

657 996

612 091

3%

Ecoles d'architecture

2 520

47 913

44 830

Formations d'ingénieurs

154 095

171 760

193 018

25%

Licences (y compris santé)

838 863

996 477

1 131 554

35%

MAN - Mise à niveau hôtellerie ou arts appliqués

58 697

64 891

71 442

22%

Prépas des professions paramédicales et sociales

15 716

30 901

41 035

TOTAL

3 336 065

3 708 494

3 968 063

+19%

Le calendrier d’admission-postbac

Du 20 janvier au 20 mars vous pourrez choisir les formations que vous désirez postuler. Ensuite, vous aurez encore jusqu’au 31 mai pour les classer avec la possibilité de changer ce classement jusqu'à la date finale.

Ceux qui postulent des filières sélectives (BTS, prépas, écoles, etc.) ont parallèlement jusqu'au 2 avril pour transmettre leur dossier, qu'il soit papier ou électronique. Ils doivent ensuite vérifier si les dossiers ont bien été reçus par l'établissement jusqu'au 8 ou 10 mai.

Entre le 7 et le 12 juin l’élève reçoit par mail plusieurs propositions auxquelles il doit obligatoirement répondre sous peine d’être exclu du processus.

Entre le 21 et le 26 juin, a lieu un deuxième tout toujours avec les mêmes possibilités de choix pour le candidat.

Enfin, entre le 7 juin et le 17 juillet, vous saurez là où vous êtes accepté et là où vous êtes éventuellement en liste d’attente.

Le site admission-postbac.fr ferme ses portes dimanche soir dans sa phase de choix initial. Vous n’avez donc plus que quelques heures pour faire des choix qu’il faudra ensuite classer.

Les derniers chiffres

Vendredi 18 mars, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche indique que 557175 candidats se sont déjà préinscrits sur le site. Chaque candidat a formulé en moyenne près de 5 vœux, et on comptabilise déjà près de 171 000 demandes de conseils (contre moins de 150 000 à la même périodel’an dernier, soit une hausse de 14%).

Répartition des vœux par type de formation

BTS et BTSA

38%

Licences

27%

IUT

17%

Classes prépas (et CPES)

11%

Ecoles d’ingénieurs et architecture

3%

Autres

4%

Répartition du «premier vœu» par type de formation

BTS et BTSA

36%

Licences

27%

IUT

17%

Classes prépas (et CPES)

10%

Ecoles d’ingénieurs et architecture

5%

Autres

5%

Qui est concerné?

Que vous vouliez vous inscrire à la fac, en BTS, en DUT ou en prépas, le passage par admission-postbac.fr est obligatoire pour la très grande majorité des futurs bacheliers mais aussi pour ceux qui sont déjà dans l’enseignement supérieur et souhaitent changer d’orientation. Plus de 10000 formations sont répertoriées.

Ne sont pas concernés uniquement ceux qui s’inscrivent dans des écoles privées, les écoles de commerce, les IEP (institut d’études politiques, plus communément appelés Sciences po) ou les écoles paramédicales. Mais même eux doivent prendre la précaution de s’inscrire également sur admission-postbac.fr au cas où ils ne seraient pas retenus dans la filière sélective de leur choix.

Par ailleurs, la gestion des élèves qui veulent travailler en contrat d’apprentissage pose des problèmes spécifiques puisqu’ils ne peuvent être inscrits dans une formation qu’après avoir décroché le dit contrat.

Quand s’inscrire?

Du 20 janvier au 20 mars pour choisir les formations. Ensuite, l’élève aura encore jusqu’au 31 mai pour les classer par ordre de préférence, sachant que l’ordre des vœux n’est pas connu des formations. Enfin, entre le 9 juin et le 19 juillet, l’élève saura là où il est accepté et là où il est éventuellement en liste d’attente.

Qui a accès ?

L’élève et lui seul avec ses identifiants. Les établissements savent qui candidate chez eux mais en aucun cas à quelle place ils sont classés dans les vœux.

Combien de choix sont possibles?

L’élève peut faire 36 choix, dont 12 par filière. Chaque formation choisie (établissement préparant au BTS, université préparant à une licence, école, etc.) compte pour un vœu à l’exception des concours communs d’entrée dans les grandes écoles (type GEIPI Polytech pour les écoles d’ingénieurs) qui ne valent que pour un seul choix quel que soit le nombre d’écoles dans lesquelles vous candidatez.

Quelle importance a le classement?

Le classement de ces formations est crucial puisque l’élève sera automatiquement admis dans l’établissement d’enseignement supérieur le plus haut classé qui l’aura accepté. Attention donc à ne pas mettre haut placé un établissement dans lequel on n’a pas du tout envie d’entrer et qui pourrait vous prendre… Certes vous pouvez vous désister mais vous ne serez alors plus prioritaire.

Dans l’exemple ci-dessous le candidat a postulé jusqu’à 36 formations, a été finalement accepté à son 5ème choix et a accepté cette proposition.

1. Classement de ses vœux par le candidat

2. Les établissements décident si le candidat est «classé et appelé», «classé», «non classé»

3. Le candidat apprend ensuite pour chaque choix s’il est «admis», «en attente », «refusé» ou «démissionné»

4. Le candidat doit répondre dans les 72h à chaque choix “Oui”, “Oui mais”, “Non mais” ou “Non”

1. Classe prépa A en internat

Non classé

Refusé

2. IUT A

Classé

En attente

3. Ecole d’ingénieurs postbac A

Classé

En attente

4. Classe prépa B en externat

Classé

En attente

5. IUT B

Classé et appelé

Admis

Oui définitif

6. Ecole d’ingénieurs postbac B

Classé et appelé

Démissionné

7. Université A

Classé et appelé

Démissionné

8. Université B

Classé

Démissionné

9. BTS A

Classé

Démissionné

10. BTS B

Classé et appelé

Démissionné

11. Etc

Comment les établissements sélectionnent ?

Pour choisir leurs futurs élèves, les établissements sélectifs utilisent les dossiers scolaires et font passer des épreuves ou des entretiens. Beaucoup utilisent les notes de première et de terminale. Ensuite, chacun refuse (”non classé”), “classe” (met sur une liste de choix possibles) ou choisit (”classe et appelle”) un certain nombre de candidats. Le logiciel d’admission-postbac propose alors au candidat l’établissement le plus élevé dans sa liste de vœux.

Quand s’opère le choix final ?

Entre le 9 et le 14 juin l’élève reçoit par mail plusieurs propositions auxquelles il doit obligatoirement répondre sous peine d’être exclu du processus :

Entre le 23 et le 28 juin, a lieu un deuxième tout toujours avec les mêmes possibilités de choix pour le candidat. Du 14 au 19 juillet a lieu le dernier tour mais pas la dernière chance d’inscription puisqu’il existe encore une procédure complémentaire pour ceux qui n’ont pas de propositions où n’étaient pas inscrits sur admission-postbac.

Les inscriptions dans l’établissement de votre choix

Après avoir répondu « oui définitif », il ne vous reste plus qu’à effectuer votre inscription administrative auprès de l’établissement que vous allez intégrer.


Quelques inscriptions à faire directement

 

Bien que l'offre du site Admission-postbac.fr s'étoffe d'année en année, elle n'est pas exhaustive. Il y a d'abord les récalcitrants qui ne veulent pas y figurer, comme l'université Paris-Dauphine, et les différents Instituts d'études politiques et Sciences Po Paris, qui devraient, eux, rejoindre le dispositif en 2013.

Les écoles paramédicales et sociales Pour des problèmes de calendrier, les formations d'infirmière, qui ont deux concours dans l'année, certaines formations de kinésithérapeute ainsi que les écoles paramédicales et sociales ne sont pas non plus intégrées.

Les doubles cursus sélectifs universitaires Plus pernicieux et dérogatoires au principe de non-sélectivité des universités, certains cursus n'apparaissent pas dans APB car les universités en réservent l'accès à des étudiants triés sur le volet. Ce sont, en général, des doubles licences proposées en Ile-de-France, comme, à Paris-I - Panthéon-Sorbonne, droit-parcours économie, droit-gestion ou droit-histoire de l'art ; à Paris-II - Panthéon-Assas, droit-histoire, droit et sciences, sciences et économie ; à Paris-IV - Sorbonne, quelques parcours bilingues ; à Paris-VIII, informatique et communication...

Les antennes dans les villes moyennes La Fédération des villes moyennes s'est aussi émue de ne pas trouver sur APB un certain nombre de cursus proposés dans des villes comme Agen, Saint-Brieuc, Troyes, Saint-Nazaire ou Saint-Lô. C'est, en fait, le siège social de l'école ou de l'établissement qui figure sur le site, ce qui explique par exemple que la formation dispensée à Saint-Brieuc soit recensée à l'université mère, c'est-à-dire Rennes, ou que certains BTS proposés à Troyes soient domiciliés dans une commune proche où est effectivement implanté le lycée. L'internaute ne doit donc pas hésiter à élargir sa recherche à tout le département.

Les écoles privées hors contrat La plupart des écoles privées sont désormais parties prenantes d'APB « mais sous leur nom officiel, qui n'est pas forcément celui que connaît le public », explique-t-on au ministère. Par exemple, l'X n'est que le surnom de l'Ecole polytechnique, l'« Agro » pour l'Institut national agronomique ou « Ginette » pour le lycée privé Sainte-Geneviève. Enfin, des écoles privées hors contrat, par exemple des lycées dispensant des BTS, n'ont pas été acceptées par APB, pas plus que les prépas privées à des concours hors grandes écoles (Sciences Po, études de santé...) car il ne s'agit pas de cursus en bonne et due forme.

Par rétorsion, la Fédération nationale de l'enseignement privé a ouvert son propre site, appelé Admissionpostbac.org, qui recense son offre. « Certains de nos adhérents se sont heurtés à un refus du ministère alors que le directeur de l'enseignement supérieur, M. Hetzel, avait déclaré que toutes les écoles privées étaient bienvenues », plaide Patrick Roux, son président.

I. R.-L.

innovation de taille dans l'enseignement supérieur : les inscriptions en première année vont se faire, à partir du 20 janvier, sur un même portail Internet pour la quasi-totalité des formations. Le site admission-postbac.fr/va centraliser presque toutes les filières, qu'elles soient non sélectives, comme l'université, ou sélectives, comme les IUT (instituts universitaires de technologie), ou les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

"L'objectif consiste à présenter sur un même niveau et avec un même affichage l'ensemble de l'offre post-bac, explique Claude Jolly, sous-directeur à la direction générale de l'enseignement supérieur. Le site vise à combattre l'idée qu'il existerait des filières réservées à des initiés." Avant Admission-postbac, les procédures d'inscription étaient très diverses. Pour l'université, elles pouvaient être organisées au niveau interacadémique, comme avec le système Ravel pour l'Ile-de-France, ou académique (Candisup en Bretagne) ou encore au niveau de chaque établissement. Le nouveau dispositif a fait l'objet d'une montée en puissance progressive. Initié en 2002 pour l'inscription en classe prépa, il s'est élargi, en 2008, à 24 académies (sur 30 en France), dont la moitié pour toutes leurs formations.

EQUITÉ ET TRANSPARENCE

Les étudiants ont jusqu'au 20 mars pour saisir l'ensemble de leurs voeux de formation. Ils peuvent en émettre jusqu'à 36 mais, en général, la moyenne des voeux est d'un peu plus de quatre. Avec ce nouveau système, il est important que les candidats saisissent leurs voeux par ordre de préférence, du plus élevé, aussi ambitieux soit-il, au moins attractif. Pour ceux qui auraient des remords, la hiérarchie des voeux est modifiable jusqu'au 6 juin. En revanche, il est impossible, au-delà du 20 mars, d'ajouter des formations.

"Le dispositif est conçu pour accorder à l'élève de façon équitable et transparente son voeu le plus élevé possible compte tenu de son dossier", poursuit Claude Jolly. Dès qu'un élève refuse une proposition à un de ses voeux, celle-ci est automatiquement remise dans le circuit. "Avant que les classes préparatoires n'entrent dans le système, les élèves élaboraient des stratégies complexes pour avoir une chance de décrocher une place, explique Jean-Claude Lafay, proviseur dans un lycée parisien et secrétaire national du Syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale (SNPDEN). Maintenant, nous donnons comme conseil aux lycéens de classer leurs voeux uniquement dans l'ordre de leurs préférences."

Les candidats doivent ensuite attendre le 9 juin, date de la première phase d'admission, pour que leur soit faite une proposition. Ils pourront y répondre soit par un "oui définitif", un "oui mais", un "non mais" ou une "démission générale". Les deux dernières options sont à éviter si on ne veut pas se retrouver sans affectation. En revanche, ceux qui n'auraient pas leurs premiers choix peuvent répondre "oui mais", en espérant qu'à la deuxième phase d'admission (le 23 juin) ou à la troisième (14 juillet), ils puissent bénéficier d'une meilleure proposition.

Risque-t-on au final de se retrouver le bec dans l'eau ? Si le lycéen ne postule que pour des établissements sélectifs, et que son dossier est moyen, il court un risque. Dans ce cas, il est recommandé de mettre dans ses propositions une université, mais pas dans ses premiers voeux si l'on ne veut pas y être affecté d'emblée. innovation de taille dans l'enseignement supérieur : les inscriptions en première année vont se faire, à partir du 20 janvier, sur un même portail Internet pour la quasi-totalité des formations. Le site Admission-postbac.fr va centraliser presque toutes les filières, qu'elles soient non sélectives, comme l'université, ou sélectives, comme les IUT (instituts universitaires de technologie), ou les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

Détail pratique, les candidats ont intérêt à ne pas changer d'adresse Internet ou de numéro de téléphone portable. Par ailleurs, il est impératif, lors des phases d'admission, de consulter quotidiennement son dossier électronique, car le postulant dispose d'un délai de 72 heures pour répondre à la proposition qui lui est faite. Sinon, il est définitivement éliminé.

Toutes les formations ne sont pas accessibles sur le site, certaines pour des raisons techniques, d'autres parce qu'elles souhaitaient garder la maîtrise du processus d'inscription. Ainsi, la majorité des écoles d'ingénieurs post-bac sont présentes, mais pas les écoles de commerce, ni les écoles spécialisées (architecture, beaux-arts, écoles paramédicales, notariat, etc.), ni les Instituts d'études politiques (IEP de province et Sciences Po Paris).

MAÎTRISE DES FLUX

Paris-Dauphine, qui a un statut de grand établissement depuis 2004 lui permettant de sélectionner ses candidats, n'a pas souhaité non plus intégrer le dispositif. "Une université sélective comme Dauphine se doit de maîtriser ses flux d'étudiants entrants, tant sur le plan quantitatif qu'en termes qualitatifs, sur leur profil, argumente Pierre Volle, vice-président à l'université Paris-Dauphine. En l'état actuel des choses, le système Admission-postbac ne nous offre pas de visibilité suffisante pour garantir cette maîtrise des flux."

Au ministère de l'enseignement supérieur, on assure, au contraire, qu'avec le nouveau dispositif, les établissements sélectifs continuent d'avoir la maîtrise des flux - puisque ce sont eux qui établissent la liste des candidats retenus et les classent - et l'on ne désespère pas de convaincre les récalcitrants. Des discussions sont en cours pour intégrer dans le dispositif les IEP de province, les écoles de commerce post-bac et les formations du ministère de la culture à la rentrée 2010.

(Source : Martine Laronche, Le Monde, 16 janvier 2009)

Inscription dans le supérieur : à vos marques ! , mercredi 13 juin 2010


Il ne suffit plus d'exhiber son bac pour voir s'ouvrir les portes du supérieur. Aujourd'hui, le passage du statut de lycéen à celui d'étudiant est très réglementé, et même chronométré. Un parcours du combattant composé de sept obstacles à bien négocier pour étudier selon ses voeux


Mise en place en 2009, la procédure d'admission post-bac (APB) s'ouvre le 20 janvier. Les lycéens de terminale ont deux mois pour enregistrer leurs choix. Les propositions d'admission arrivent entre le 10 juin et le 15 juillet et la date d'inscription définitive varie selon les établissements. Les sept erreurs à éviter pour réussir son inscription.


Multiplier ses choix

Admission.org permet de faire 36 choix. " Difficile de monter à 36 ", estime Elisabeth Poinat, conseillère d'orientation-psychologue, qui conseille pourtant d'" en faire le plus possible ". " Jamais moins de 4 ou 5, même pour ceux qui sont sûrs d'eux ", ajoute Martine Daridan, une autre " CO-psy " parisienne. L'erreur la plus classique consiste à croire qu'en ne mettant qu'un seul choix - qui plus est sélectif - on augmente ses chances de l'avoir. C'est faux. " Un 4e tour est organisé pour ceux qui n'ont rien, mais on y propose les places qui restent dans sa région, qu'elles soient ou non en lien avec le choix de l'élève. " Mieux vaut donc éviter ce cas de figure.

Tous les lycéens de terminale générale, technologique ou professionnelle des établissements publics ou privés sous contrat, du centre d'enseignement à distance ou d'un centre de formation d'apprentis doivent s'inscrire. Même s'ils doutent de leurs chances au bac. Ce portail est obligatoire pour la plupart des inscriptions, dans des établissements publics ou privés. Nouveauté de l'année, les écoles d'architecture viennent de rejoindre le portail.

Reste de nombreuses écoles médicales qui, elles, ont leur mode de recrutement. " Ce qui n'empêche pas de s'inscrire sur le portail, pour une place à l'université dans le cas où l'on n'est pas pris dans la ou les écoles convoitées ", rappelle-t-on au ministère de l'enseignement supérieur.


Trouver une classe préparatoire à son niveau

On peut choisir 12 prépas dont 6 maximum par voie. Le scientifique qui hésite entre deux voies peut retarder son choix en faisant 6 voeux dans une voie et 6 dans une autre. Avec toujours en tête l'idée qu'on choisit une classe préparatoire " en fonction de son niveau d'abord. Un étudiant progresse souvent plus dans une prépa où il se sent bien que dans un lycée trop sélectif où il sera le dernier de la classe. Les conseils des professeurs principaux sont précieux, car ils connaissent le niveau des élèves et des classes convoitées ", rappelle Mme Poinat.

Ne pas attendre mars pour entrer ses choix

" Mieux on connaît les établissements, moins on a de risques de se tromper d'orientation ", prévient Mme Daridan, CO-psy au CIO Mediacom. Entre le 20 janvier et le 20 mars, " il faut faire ses choix, sans précipitation. Mais on peut en changer l'ordre jusqu'au 4 juin ", rappelle Mme Poinat.


Se connecter une fois les choix opérés

Entre le 10 et le 13 juin, chaque jeune reçoit une proposition. Il doit se connecter à son compte pour en prendre connaissance. S'il obtient son premier voeu, il doit l'accepter tout de suite. Sinon, il peut répondre " oui, mais ", en espérant obtenir un voeu qu'il a mieux classé. Le classement est d'autant plus important que, d'un tour à l'autre, on ne peut obtenir qu'un voeu situé plus haut dans son choix. Tout se joue donc avant le 4 juin.


Choisir une université dans son académie

" Il faut demander au moins une filière non sélective, explique Mme Daridan. Tout le monde ne trouvera pas place en filière sélective, et on fait de très bonnes études à l'université aussi. " En théorie, on peut s'inscrire dans n'importe quelle université, mais " les lycéens qui demandent des filières encombrées doivent faire un voeu dans leur académie, où ils sont en théorie prioritaires ", ajoute la conseillère. Il faut garder à l'esprit que certaines filières, comme le théâtre, le cinéma ou les arts en général, proposent moins de places qu'elles ne reçoivent de candidatures.


Faire des voeux correspondant à ses bulletins scolaires

Inutile de demander les établissements les plus sélectifs avec des moyennes très justes. Il faut aller aux journées portes ouvertes avec ses bulletins, et demander l'avis des enseignants présents. Ils sont les plus à même de savoir sur quels critères ils recrutent.

Ne pas négliger son classement

Le classement des voeux est difficile, mais " les lycéens sont plus souvent piégés par un dossier qu'ils ne renvoient pas à une école ou parce qu'ils ne répondent pas à temps à la proposition qui leur est faite ", précise-t-on au ministère. A partir du 10 juin arrivent en effet les propositions d'admission. Le candidat dispose de 72 heures pour y répondre. Après, il est considéré comme démissionnaire et ses voeux sont annulés.

Maryline Baumard

© Le Monde
 
 

Admission postbac : les coulisses de la sélection

LE MONDE |

Par Nathalie Brafman

 

Jeudi 7 juin à 14 heures, le suspense sera presque terminé. Les 710 000 élèves de terminales sauront si leurs voeux ont été exaucés. Université, IUT, école de commerce, d'ingénieurs ou encore d'architecture, classe prépa... C'est l'heure de vérité. Ils ont jusqu'au 12 juin pour valider la proposition sur le site Admission-postbac.fr.

Pour la rentrée 2012, quelque 60 000 élèves ont demandé une place dans l'un des 280 lycées offrant des classes préparatoires aux grandes écoles. Environ 40 000 places sont disponibles. Comment les professeurs sélectionnent-ils les dossiers ? Quels critères retiennent-ils ?

"L'enjeu pour nous est de trouver des critères nous permettant de comparer des dossiers qui viennent d'établissements complètement différents", reconnaît Pierre-Jean Bravo, professeur au lycée du Parc à Lyon. C'est un mélange subtil entre les notes de première et de terminale, celles obtenues aux épreuves anticipées du baccalauréat, mais aussi le niveau de la classe, le rang de l'élève dans cette classe, l'appréciation des professeurs sur les cinq bulletins (les trois de première et les deux premiers de terminale) et surtout la fiche de synthèse où figure le précieux sésame : l'appréciation finale du conseil de classe et celle du proviseur. "Il y a une vraie confiance dans les équipes pédagogiques. Si le chef d'établissement a écrit : "avis très favorable sur le dossier", on en tient évidemment compte ", explique Thierry Verger, proviseur du lycée Thiers à Marseille, qui a reçu cette année 4 519 dossiers pour 528 places.

Concrètement, des "commissions de placement" sont mises en place dans chaque lycée. Les professeurs en charge d'une filière (littéraire, scientifique ou économique et commerciale) examinent un certain nombre de dossiers. Les notent, les classent, les trient, les éliminent... "Sur chaque dossier, une grille permet de faire une évaluation chiffrée de chaque élève de 0 à 5", explique Olivier Minne, proviseur au lycée Hélène-Boucher à Paris (20e). Une fois ce travail fait, ils confrontent leurs résultats. En cas de divergence, le dossier est réétudié. Dans tous les cas, c'est le chef d'établissement qui arbitre.

Difficile d'énoncer une méthode de sélection infaillible. Dans les prépas scientifiques, certains professeurs ont conçu des mini-logiciels pour départager les dossiers ex aequo. A dossier égal, par exemple, un boursier sera toujours sur le haut de la pile. Dans certains lycées l'élève, motivé et travailleur et qui a progressé au cours de l'année a toutes les chances d'être pris. "Nous ne nous focalisons pas sur la moyenne. Un élève qui a eu 11 en maths et en physique au premier trimestre mais qui a progressé au deuxième, nous le prendrons", dit Alain Mattone, proviseur à Claude Fauriel (Saint-Etienne).

Pour intégrer une excellente prépa scientifique, il vaut mieux être dans les trois premiers de sa classe en maths et en physique. "Mais on ne pénalisera jamais un très bon élève dans une classe faible", affirme Pierre-Jean Bravo. En général, les professeurs tiennent compte de la moyenne de la terminale, du classement dans la classe mais aussi du nombre d'élèves. "Etre premier sur 10 élèves n'est pas pareil qu'être premier dans une classe de 30 ", explique Bruno Jeauffroy, professeur de physique. De même, un 15 sur 20 dans un très bon lycée n'a pas la même valeur qu'un 15 sur 20 dans un établissement de zone sensible.

En prépa littéraire, le recrutement ne serait plus aussi sélectif qu'autrefois. "Avant, nous avions en ligne de mire la réussite au concours de Normale-Sup, mais depuis la mise en place de la Banque d'épreuves littéraires qui permet de passer d'autres concours, il y a de la place pour un plus grand nombre d'élèves", indique Patrick Voisin, professeur de lettres classiques au lycée Louis-Barthou de Pau. Dans cet établissement, prime est donnée aux élèves "qui en veulent". "On préfère un élève qui a 11 ou 12 de moyenne et qui travaille qu'un élève qui a 15 ou 16 mais ne travaille pas dans toutes les disciplines."

"On aime les professeurs et les proviseurs qui s'engagent", lance Thierry Verger. L'appréciation lapidaire du type "élève sérieux et travailleur" n'est pas toujours considérée comme un bon point pour entrer en prépa littéraire. "Au contraire, on pensera que l'élève est besogneux. Les professeurs cherchent des élèves curieux, ouverts d'esprit, ayant de la culture, une capacité de réflexion et d'analyse", indique Pierre-Jean Bravo.

Si les chefs d'établissement font tout pour éviter d'écarter un élève de qualités ou pour accueillir au contraire un élève qui n'a pas le profil, la méthode n'est pas infaillible. Olivier Mine reconnaît avec beaucoup de franchise qu'une année, son lycée a voulu comparer le classement des élèves au recrutement avec celui du concours blanc. Le lycée s'est aperçu que les élèves bien positionnés au concours blanc n'étaient pas nécessairement ceux qui avaient été le mieux classés lors du recrutement. "Evidemment, cela nous a fait réfléchir sur nos critères ; le problème, c'est que nous n'en avons pas trouvé de meilleurs".

Nathalie Brafman

A la fac, pour les bicursus, on choisit ses étudiants

Pour contrer les classes prépa et attirer les bons élèves, les universités multiplient les doubles licences et les bicursus. Là aussi, les dossiers, ainsi que la lettre de motivation qui les accompagne, sont regardés à la loupe. "C'est assez artisanal, mais cela n'a strictement rien à voir avec la sélection en classe prépa, confie Dimitri El Murr, professeur de philosophie antique, qui a dirigé pendant quatre ans la double licence philosophie-lettres à Paris-I. Je regarde les notes de français, de philosophie, de langue et d'histoire obtenues au bac." En revanche, il ne regarde pas d'où viennent les lycéens. "En dehors des très grands lycées parisiens, je ne connais pas la qualité des autres. Et de toute façon, ces élèves ne viennent pas en licence à Paris-I !"

Jusqu'au 19 juillet

7 au 12 juin. Le candidat doit répondre à la proposition d'admission. "Oui", s'il a obtenu son premier voeu. C'est définitif. Si la proposition qui lui est faite ne correspond pas à son premier voeu, il peut répondre "oui mais", en espérant des désistements.

21 au 26 juin. Deuxième phase de proposition d'admission.

14 au 19 juillet. Dernière phase.