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L'UNIVERSITE
 
 
 

Comment réussir à l'université

pour Le Monde.fr | 09.02.11 | 10h09

"Il y a du nouveau à l'université, c'est intéressant à découvrir, même si tous les changements ne sautent pas aux yeux", assure Sophie Hellenis, 20 ans. La jeune femme sait de quoi elle parle, puisqu'elle a enchaîné deux premières années de licence (L1) de gestion à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. "Pour ma seconde année de L1, j'ai signé un “contrat pédagogique”, où je m'engageais solennellement à ne pas avoir plus de trois absences en TD [NDLR: travaux dirigés], sans quoi je serais déclarée défaillante", se souvient-elle. Un rituel hautement symbolique destiné à rappeler l'engagement pris en s'inscrivant à la fac: y préparer un diplôme, et donc, suivre les cours pour y parvenir. Autre nouveauté: lorsque, au cours du premier semestre, ses notes se sont révélées moyennes, Sophie a bénéficié de TD de soutien, qui n'existaient pas pour sa première L1. "Nous étions par petits groupes et c'était très efficace, même si nous n'avions droit qu'à trois séances ", souligne-t-elle.

 

 

Y A-T-IL VRAIMENT DE NOUVEAUX DISPOSITIFS ?

 

 

 

Bienvenue dans une université au sein de laquelle les dispositifs imaginés dans le cadre du plan "Réussite en licence" initié par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, deviennent de plus en plus visibles. Comment faire diminuer le nombre de décrocheurs? Augmenter le taux de réussite en fin de première année? Aider à la bonne orientation puis insertion professionnelle des étudiants? L'équation n'est pas simple: seulement 48% des 280000 étudiants qui entrent en L1 passent en seconde année. Parmi les 52% qui échouent, 30% redoublent, 16% se réorientent et 6% abandonnent. Au final, seulement 64% de ceux qui entrent à l'université en sortent diplômés à bac+2, +3, ou +5.

Depuis la rentrée 2010, les dispositifs donnent à voir le nouveau visage d'une université plus intégratrice et offensive. Une "période d'intégration" à la fac, inspirée du modèle mis en place par les écoles ? Et pourquoi pas. C'est en tout cas la tendance de la rentrée 2010. À Lyon 2, le dispositif prévoit un "prologue" : deux semaines pendant lesquelles les composantes administratives et pédagogiques sont présentées, une initiation à la recherche documentaire est prodiguée, en parallèle des cours, pour un total de 9 heures par élève. Une visite des bibliothèques des deux campus par groupes de 24 est prévue, avec une initiation aux méthodes de questionnement de la base de données numérique. À l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, un guichet unique a été mis en place pour les L1, avec des réponses aux questions administratives, des solutions de covoiturage… L'université de Nantes opte pour du tutorat d'accompagnement et des enseignants référents. Les "services à l'étudiant" se développent.

 

 

QUELLES SONT LES ERREURS À NE PAS COMMETTRE ?

 

 

 

"Attention, quelles que soient les nouveautés mises en place, il reste très tentant de ne pas aller aux cours magistraux, et si le premier semestre est mal entamé, le second passe très vite", précise Sophie. Pour ma première L1, les notes des partiels de fin de premier semestre m'ont alertée. Quand j'ai été plus assidue, c'était trop tard: j'avais perdu le fil dans plusieurs matières".

Assister à tous les cours est essentiel. Bien prendre ses notes et avoir une bonne méthodologie de travail aussi. "J'ai raté ma L1 à cause de notes trop pauvres, trop succinctes, qui ne me permettaient pas de renouer avec l'enseignement des profs , regrette Charlotte , étudiante en histoire, qui s'est réorientée en BTS animation et gestion touristique locale. Parfois, on enregistre les cours magistraux pour ne pas en perdre une miette: les réécouter prend du temps, alors on reporte, puis on oublie. Quant aux " bureaux virtuels " (cours en ligne, podcasts à visionner), ils peuvent se révéler des faux amis. En effet, ils ne peuvent se substituer aux bénéfices d'une présence en cours. Au final, ce n'est pas la pénurie d'informations, de cours, de supports pédagogiques qui est en cause, mais le trop-plein, résume Charlotte. On a – faussement – l'impression de maîtriser la situation parce qu'on a tout sous la main."

 

 

Y A-T-IL DES MÉTHODES QUI MARCHENT?

 

 

Pas simple, le " métier d'étudiant ". Les sociologues le décrivent comme la maîtrise d'un ensemble de codes explicites et implicites dans lequel les lieux et les temps de " socialisation silencieuse " tiennent une place importante. À la fac, tout ne se passe pas en cours, ou dans l'isolement des révisions et du travail individuel, loin de là. " En plus de la présence aux cours et des révisions régulières, rien de tel que de discuter des cours avec un groupe d'amis. C'est une façon de contrôler que l'on a bien compris, de compléter ses notes, d'avoir des informations sur les attentes des profs, de vérifier qu'on est dans le vif du sujet et pas à côté ", explique Rémi Woussen, 22 ans, en L2 de biologie à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Car les recettes du lycée ne sont plus aussi payantes à l'université: le "par cœur" ne suffit plus. Il faut porter son propre regard sur un sujet, se constituer une réflexion à partir d'une recherche documentaire propre à soi, et des échanges. "Chaque année, je donne un exercice de recherche bibliographique pour mettre les étudiants dans le bain, explique Bernard Barascud, directeur des études de biologie et sciences à l'université Aix-Marseille 1. Je ne demande pas une dissertation, mais un plan accompagné d'une bibliographie. Ensuite, je demande au groupe de proposer une synthèse. C'est un exercice très important qui montre l'importance de la coordination: l'université n'est pas le royaume de l'isolement et du bachotage, il faut apprendre à coopérer, discuter avec les autres, comme cela sera ensuite demandé dans le monde du travail. "

 

 

LES PROFS SONT-ILS ACCESSIBLES ?

 

 

Avec la réforme, dans la plupart des universités, chaque étudiant se voit affecter un enseignant référent. L'assurance de pouvoir discuter de ses difficultés, de ses interrogations. "Ma porte est toujours ouverte. Mieux que cela, j'incite les étudiants à me rencontrer au moins une fois par an, je communique les notes du premier semestre en tête-à-tête. C'est l'occasion de vérifier que les étudiants suivent. Mais ce n'est pas simple, certains refusent cette rencontre au motif qu'ils ont choisi la fac pour l'autonomie, c'est vécu comme une intrusion", déplore Bernard Barascud.

Pourtant, ces enseignants référents peuvent être un point d'appui précieux pour corriger une méthodologie de travail, bénéficier du tutorat de soutien, en plein essor. "Souvent, la première année, on n'ose pas parler aux enseignants, aux chargés de TD, on s'en fait une montagne. Or, ils sont souvent bien plus accessibles qu'on ne le pense ", assure Rémi , qui était en première année de médecine et a découvert les débouchés de biologie en discutant avec ses enseignants, ce qui lui a permis une réorientation.

 

 

PEUT-ON CONSTRUIRE SON PROPRE PARCOURS ?

 

 

"Il manque souvent une représentation des métiers qui peuvent leur plaire aux étudiants de fac", remarque Vincent Lang, vice-président du Conseil des études et de la vie universitaire (Cevu) de l'université de Nantes. Or, cette représentation est essentielle, elle aide à construire ou peaufiner son cursus dès l'arrivée à la fac, dont les possibilités sont foisonnantes. Les licences sont un cadre général dont il va falloir composer le menu précis. "Nous avons mis en place des “parcours renforcés” au sein des licences généralistes, des groupes d'excellence qui ont plus de matières en fonction d'un thème. On peut par exemple suivre le parcours “études européennes”, qui brassera des étudiants de droit et de langues. Ce sont des parcours de haute qualité et un plus sur les CV", poursuit-il.

Plus vous réfléchirez tôt à des métiers possibles, à des filières qui vous intéressent, mieux vous pourrez choisir ces parcours et options, construire votre cursus, et vous professionnaliser. Pour vous y aider, les forums d'entreprises sont de plus en plus développés au sein des universités, alors que les bureaux d'aide à l'insertion professionnelle (BAIP) se sont étoffés et structurés, proposant une image plus nette du monde professionnel. La plupart des universités proposent aussi un " passeport ", sorte de carnet de route dans lequel l'étudiant trouvera des informations pratiques, telles que les dates à respecter (demandes de stage, inscriptions aux options du semestre suivant, etc.).

 

 

LES RÉORIENTATIONS SONT-ELLES FACILES ?

 

 

Et puis, parfois, il faut se rendre à l'évidence?: ça ne colle pas?! Le cursus choisi ne plaît pas, ou bien les notes laissent présager un parcours épineux. Là encore, les choses bougent. À la fac, la réorientation se fait traditionnellement en fin de première année, l'échec en L1 consommé. Pour que les étudiants évitent de perdre une année, de plus en plus d'universités ont mis au point des dispositifs de réorientation dès la fin du premier semestre. "L'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines a ainsi signé un partenariat avec le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers), explique Françoise Chambre, directrice de la Direction réussite et insertion professionnelle. Nous proposons des solutions de réorientation en apprentissage si besoin, afin que les étudiants prennent des virages et des orientations très ouvertes, sans perdre de temps. Le second semestre peut aussi être l'occasion de passer le C2IE (certificat informatique et Internet), de se parfaire en langues."

L'idée est de ne pas perdre de temps pour trouver la filière où on sera mieux. C'est ainsi qu'un premier semestre calamiteux en droit peut donner un brillant second semestre en langues. Cela a été le cas pour Alexis , dont la moyenne du second semestre est ainsi passée à 14: "Admettre rapidement mon erreur d'orientation à l'entrée de la fac m'a permis d'achever ma première année sur des bases nouvelles, c'est rassurant, encourageant", explique-t-il.

On peut aussi faire le choix de persister dans une filière. Il n'y a pas de recette toute prête. Les premiers pas à l'université permettent d'abord de se trouver. Un rapport rendu mi-2010 à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche par Philippe Aghion, professeur d'économie à l'université de Harvard, préconise d'aller plus loin, en créant des collèges universitaires dans lesquels les étudiants se spécialiseraient petit à petit. Histoire de se trouver. Mais sans échouer.

 

 

COMMENT S'INSCRIRE ?

 

 

Si l'accès à l'université est un droit pour tout bachelier, il n'en est pas moins fortement conseillé de se préinscrire sur le site admission-postbac. C'est même indispensable pour les jeunes qui souhaitent faire médecine, quelle que soit l'académie, ou s'inscrire dans une université parisienne. En effet, certaines de ces formations sont contingentées et réservées en priorité aux bacheliers de l'académie. Avantage de la préinscription en fac : dans le cadre de l'orientation active, le lycéen recevra à partir de la fin du mois de mars un avis du ou des établissements choisis sur le parcours universitaire auquel il se destine.

Lisa Telfizian, Laure Cailloce et Catherina Catsaros

 

 

5 conseils pour réussir à la fac

 

 

Nathalie Beaupère, chargée d'études au Centre associé au Céreq de Bretagne, est cosignataire de l'étude " Sortir sans diplôme de l'université ", publiée par l'Observatoire national de la vie étudiante en 2009. Elle livre cinq clés du succès des études universitaires.
1. Fréquentez la bibliothèque, le restaurant universitaire et la cafétéria. On peut avoir été bon élève dans le secondaire et mal percevoir les attentes des enseignants à l'université. C'est en rencontrant d'autres étudiants, en échangeant des conseils sur la manière de réviser les cours, en croisant les informations reçues, que le nouveau venu peut mieux comprendre ce qu'on attendra de lui lors des examens.
2. Osez demander de l'aide. Une orientation incertaine? Des difficultés dans les études? Il faut solliciter rapidement le soutien des services universitaires. Le choix des options, les réorientations sont autant de possibilités à découvrir en se rendant dans un SUIO-IP (service universitaire d'information, d'orientation et d'insertion professionnelle) ou en demandant à bénéficier du tutorat mis en place dans tous les établissements.
3. Établissez un planning de travail. La dispersion des heures de cours sur la semaine complique l'organisation du travail. Peu encadrés, certains étudiants peinent à s'organiser. Ils se sentent en week-end si les cours se terminent le jeudi midi. Le volume horaire des cours est moindre mais il nécessite beaucoup de travail personnel et c'est à l'étudiant de fixer ses heures de révision ou d'approfondissement à la bibliothèque.
4. Ayez un job étudiant en relation avec vos études. Une activité salariée supérieure à un mi-temps compromet le succès des études. Mais si elle est en rapport avec vos études et dans un volume horaire moindre, elle peut être l'occasion d'acquérir un savoir-faire et de mieux connaître son futur métier.
5. Formez un projet à long terme. Dès le début de l'année de licence, réfléchissez au master qui sera le plus adapté à votre profil.

 

 

Réussir son entrée à l'université

pour Le Monde.fr | 06.09.11 | 15h19

Faire partie des quelque 230 000 bacheliers qui intègrent chaque année l'université en France – ils sont 3 000 à Cergy-Pontoise – ce n'est pas facile pout tous. En 2007, en présentant son plan "Réussite en licence", le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pointait ainsi que plus de la moitié des étudiants échouaient en première année (30 % redoublaient, 16 % se réorientaient, 6 % abandonnaient leurs études). Depuis de grands efforts ont été faits.

PRENDRE LE TEMPS DE S'INTÉGRER

Pour la première fois cette année, tous les étudiants de l'université de Cergy-Pontoise suivent ainsi une semaine complète d'intégration. "Il s'agit pour nous de leur faireprendre très rapidement conscience des réalités de l'université", explique Françoise Moulin Civil, la présidente de l'UCP, qui se souvient qu'il y a encore peu les étudiants étaient "noyés sous des discours fleuves dans des amphis pleins à craquer". Aujourd'hui, on leur présente peu à peu le fonctionnement des lieux, de la stratégique bibliothèque universitaire aux services sociaux en passant par la vie associative. Et ils se rendent vite compte qu'il y a de moins en moins de cours en amphi.

"Déceler les étudiants en difficulté est un objectif majeur pour nous, assure de son côté Yves Lecointe, président de l'université de Nantes. Cela se traduit dans les différentes formations sous de nombreuses formes : tests et contrôles continus, partiels… Ensuite, nous inculquons à ces élèves en difficulté les connaissances et les compétences méthodologiques qui peuvent leur manquer." A Cergy Pontoise, ces cours (français, maths et langues principalement) sont obligatoires et sont souvent donnés par des profs de lycée appelés à la rescousse.

DES ENSEIGNANTS RÉFÉRENTS

Toujours à Nantes, un système d'enseignant référent permet de répondre aux questions des nouveaux étudiants, les écouter, les conseiller, les orienter vers des ressources ou des services, détecter des difficultés ou encore les motiver font partie du rôle de ce référent. Depuis 2008, les professeurs de l'UPC s'attachent également à repérer ceux qu'on appelle les "décrocheurs" parce qu'ils vont bien vite abandonner leur cursus. "La période clé est la Toussaint. Beaucoup ne reviendront pas après si nous ne faisons rien", explique Didier Desponds, vice président du conseil des études et de la vie universitaire de l'université de Cergy-Pontoise.

Pour ceux qui se sont mal orientés, l'UPC propose des semestres "nouveau départ" avec un renforcement des cours dans les matières fondamentales au deuxième semestre afin de préparer une réorientation l'année suivante : du droit vers les sciences humaines par exemple. Et comme certains n'ont vraiment pas le profil université – en particulier les bacheliers professionnels –, un accord a été signé avec une section de BTS management des unités commerciales de Saint-Ouen pour accueillir, dès la Toussaint, des étudiants en difficulté dans le cadre d'une rentrée spéciale. "Certains ont choisi l'université par défaut et réussissent en fait beaucoup mieux en BTS", confie Didier Desponds. "Se réorienter fait partie d'un processus d'insertion et non d'échec, comme cela est trop souvent présenté", insiste encore Yves Lecointe.

NE PAS PERDRE SON TEMPS

L'université de Strasbourg est allée encore plus loin en créant un véritable diplôme à l'intention des décrocheurs. "Notre objectif est de donner une seconde chance à des étudiants de première année en situation d'échec de façon à qu'ils reprennent le cours de leurs études à la rentrée prochaine", explique Sophie Kennel, la responsable du diplôme universitaire (DU) Tremplin Réussite de l'université de Strasbourg.

Et il ne s'agit pas seulement de leur donner des enseignements traditionnels. "Nous aidons aussi les jeunes à s'orienter, reprend Sophie Kennel. C'est d'ailleurs leur principale demande. Ils n'ont pas toujours conscience de leurs lacunes mais toujours de leurs problèmes d'orientation. Comme cet étudiant que ses parents ont poussé à aller en médecine et qui ne sait pas comment leur dire qu'il n'est absolument pas capable d'y réussir."

Quant à l'Université Toulouse 1 Capitole, elle donne directement accès à la deuxième année de droit à une vingtaine d'étudiants de première année de médecine ayant échoué au concours tout en ayant eu la moyenne aux examens (les "reçus/collés"). "Ils suivent au tout début de l'année des cours de mise à niveau à raison de 6 h par jour puis bénéficient durant l'année d'un TD de méthodologie propre", explique Bernard Beignier, doyen de la faculté de droit, ravi de recevoir d'aussi bons étudiants : "L'année dernière, ils ont tous réussi à passer en 3ème année. Vous savez la première année d'université permet surtout d'acquérir des méthodes de travail et les étudiants de médecine n'en manquent pas !"

S'INFORMER POUR NE PAS ÉCHOUER

Beaucoup de ces actions se font grâce au précieux concours d'un échelon précieux de l'université : les secrétaires pédagogiques, présentes dans chaque UFR. "Les étudiants ne doivent pas hésiter à aller les rencontrer dès qu'elles rencontrent un problème, conseille Hélène Thébault, vice présidente chargée de l'accompagnement et de la réussite de l'étudiant à l'UCP. Elles se soucient vraiment beaucoup des étudiants et, selon les UFR, ont développé des pratiques qui vont du suivi des notes au contact avec les décrocheurs potentiels."

Parce qu'onne le dira jamais assez : l'écueil qui en fait sombrer plus d'un est la solitude, l'UPC propose donc également des rencontres plus ludiques dans chaque UFR pour faireprendre conscience à chaque étudiant de son appartenance à un groupe. "Pour cette rentrée, un petit déjeuner est organisé en langues et un pique nique sur les pelouses de l'université en lettres et sciences humaines", explique Hélène Thébault. "Il s'agit de faire se rencontrer vite les étudiants pour qu'ils développent le sentiment d'appartenance à l'université, les aider à tisser des liens entre eux, à constituer des groupes de travail ; n'en laisser aucun décrocher par manque d'information", insiste Françoise Moulin Civil.

LA RÉUSSITE AU BOUT DU CHEMIN

Si les taux d'échec en première année d'université restent importants c'est d'abord parce que l'université donne sa chance à tous. "Les taux de réussite des bacheliers généraux (ES, L, S) sont aujourd'hui tout à fait comparables à ceux qu'on constate en classes prépas et en grandes écoles", explique ainsi Yves Lecointe. Un rapport du sénateur Christian Dumunynck, paru en 2011, pointait ainsi que, si 57,2 % des bacs pro et 51,5 % des bacs technologiques quittaient l'université en fin de première année de licence, c'était le cas de 20,4 % des bacheliers généraux, un chiffre très proche de celui des classes prépas. "L'université est un vrai parcours du combattant les bacheliers professionnels, confirme Yves Lecointe. Leur place est plutôt dans les STS (section de technicien supérieur). Même chose pour les IUT (institut universitaire de technologie) et les bacheliers technologiques : c'est leur destination logique."

Certains viennent aussi à l'université par dépit – ils n'ont pas été acceptés dans la filière qu'ils demandaient – et ne suivent parfois aucun cours ! Leur première année est alors juste un moyen d'attendre de retenter l'entrée dans une filière sélective l'année prochaine. Autant de cas qui faussent les statistiques au détriment des universités. Dommage car, comme le dit Françoise Moulin Civil, "toute l'université est adossée à la recherche dès la licence et ceux qui veulent vraiment réussir trouveront chez nous les meilleurs enseignants".

Olivier Rollot

Les 10 conseils de l'université de Nantes

Dans son "Guide de l'étudiant", l'université de Nantes livre 10 précieux conseils pour réussir son année universitaire.
1. De la confiance : Les études supérieures sont la suite logique du lycée, vous devrez vous habituerà plus d'autonomie et c'est un grand changement. Donc ayez confiance dans vos capacités, vous devrez cependant vous imposer un peu d'organisation.
2. De l'organisation : Planifiez votre travail, fixez-vous des objectifs avec des échéances précises et respectez-les. Des enseignements de méthodologie vous seront dispensés, ne les manquez pas.
3. De la constance : Soyez assidu aux cours, les étudiants qui réussissent assistent à tous les cours. Avoir toujours en tête qu'une heure de cours, c'est une heure de travail personnel qui nécessite relecture et approfondissement par des recherches complémentaires.
4. De la motivation : 90 % des étudiants qui réussissent ont choisi une filière dont le contenu les intéresse. Cet intérêt donne l'énergie et la motivation qui permettent de surmonter avec succès les difficultés.
5. De l'application : Vous disposez de quantités de ressources utiles pour approfondir vos connaissances. Un grand appétit de savoir et l'usage fait de ces ressources font souvent la différence entre les bons et les meilleurs étudiants.
6. De l'entraide : Le sentiment de solitude est fréquent chez les étudiants, surtout au début. Essayez de constituer des petits groupes de travail, vous vous encouragerez mutuellement et vous améliorerez vos résultats.
7. Des réflexes : Si vous avez des doutes, des interrogations, des difficultés, demandez de l'aide. Des personnes compétentes peuvent vous aider, n'hésitez pas à les solliciter.
8. De la sociabilité :Un bon moyen de s'intégrer et de lier connaissance est de s'engager dans une association. Contactez le service de la vie étudiante qui vous orientera vers les nombreuses possibilités qu'offre votre campus.
9. Du répit : Aérez-vous la tête, offrez-vous des temps de pause en pratiquant une activité sportive ou culturelle. C'est aussi un bon moyen de faire de nouvelles connaissances.
1. De la hauteur de vue : Prenez le temps de réfléchir à votre avenir, n'hésitez pas à vous questionner sur vos réelles motivations et vos intérêts pour la filière choisie. Le SUIO est à votre écoute pour vous aider à construire votre parcours professionnel.

Les cursus universitaires

DUT : Le diplôme universitaire de technologie (DUT) se prépare en deux ans après le bac dans un IUT (institut universitaire de technologie). Il prépare aux fonctions de technicien supérieur dans tous les secteurs. Une large majorité de diplômés poursuit ensuite ses études, notamment en école d'ingénieurs pour els DUT scientifiques.
Licence : La licence se prépare en trois ans après le bac. À l'issue de la deuxième année, il est possible de s'orienter en licence générale, afin de poursuivre ensuite ses études en master, ou en licence professionnelle pour rechercher tout de suite après un emploi.
Master : Le master se prépare en deux ans après l'obtention d'une licence. La première année (M1) est assez générale alors que la seconde est soit "professionnelle" soit de "recherche" et mène alors au doctorat.
Doctorat : Le doctorat dure au moins trois ans et est ouvert aux diplômés d'un master.
Les cursus de santé : La première année dite "commune aux études de santé" (PAES) prépare aussi bien aux concours de médecine, que de pharmacie, d'odontologie (dentaire) ou encore de sage-femme. La spécialisation a lieu en cours d'année.

 

 

L'université nouvelle est arrivée

pour Le Monde.fr | 18.02.11 | 16h36

L'université française a parfois bien du mal à valoriser ses initiatives les plus positives mais, en 2010, deux universités parisiennes ont su tirer un profit médiatique de deux événements organisés par leurs soins. Le premier a été orchestré par Paris-V: sous les dorures du grand amphithéâtre de la Sorbonne, la remise en grande pompe et tenue d'apparat de diplômes de doctorat à 300 étudiants. Show à l'américaine et belles images assurées. Le second a été savamment médiatisé par l'université Paris-VII Diderot: l'arrivée du prix Nobel de physique 2006, l'Américain George Smoot. Ramdam dans la communauté scientifique et joli coup de pub auprès du grand public.

Ces initiatives ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Beaucoup d'universitaires se démènent au quotidien pour donner à la fac un autre visage que celui d'une institution en crise perpétuelle. Sans tambour ni trompette, à tous les niveaux et pour toutes les ambitions. En témoigne le succès de la Prep'ENA de Paris-I qui, cette année, a damé le pion aux IEP (institut d'études politiques) en faisant entrer onze de ses préparationnaires à l'école nationale d'administration. "Cela démontre que les talents sont partout", relève l'ex-directeur de l'ENA, Antoine Durrleman.
Le Centre universitaire Jean-François-Champollion (Figeac-Albi-Castres) a pour sa part été distingué dans un classement ministériel qui lui a décerné la première place en termes de valeur ajoutée pour la réussite en licence de ses étudiants. "Pour le dire simplement, nous offrons le meilleur rapport qualité/prix", se félicite Jean-Louis Darréon, directeur du CUJFC. Dans un pays où 90000 jeunes sortent chaque année avec un "bac+rien" du premier cycle universitaire, la plus-value apportée aux étudiants par ce centre universitaire "proche des vaches et des brebis" n'est pas négligeable.

 

 

EXCELLENT RAPPORT QUALITE/PRIX

Ce n'est pas le moindre avantage de l'université que de proposer de faibles frais de scolarité (174 euros en licence, 237 en master et 359 en doctorat). Ce bon rapport qualité/prix, c'est ce que revendique d'ailleurs Michel Bergougnoux, le responsable du master gestion de patrimoine dispensé à l'université Clermont-I. Pour des frais universitaires s'élevant à 237 euros, ce master offre une formation très professionnalisante avec une quasi-certitude d'embauche, trois mois après l'obtention du diplôme et des rémunérations moyennes annuelles oscillant entre 36000 et 38000 euros bruts. "Quand je vois les tarifs pratiqués en école de commerce, je rêve de ce que nous ferions si nous en avions ne serait-ce que le tiers!", note Michel Bergougnoux.

Comme à Clermont-Ferrand, certaines formations tournées vers le monde du travail offrent aujourd'hui des alternatives plus que crédibles aux écoles de commerce. Il en va ainsi à Paris-Dauphine ou dans les instituts d'administration des entreprises (IAE). Ces écoles de management universitaires constituent un réseau de 31 établissements répartis sur l'ensemble du territoire et accessibles dès la troisième année de licence. "Nous accueillons des étudiants de très bon niveau à l'entrée avec au minimum une mention assez bien. Beaucoup viennent pour un cursus en trois ans. Ce sont soit des L2 en sciences économiques, soit des DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), quelques DUT statistiques, quelques prépa HEC", indique à titre d'exemple Laurent Bironneau, directeur de l'IGR-IAE de Rennes. Les IAE disposent d'une offre variée de masters en sciences de gestion (administration des entreprises, logistique, comptabilité-audit, marketing, banque, etc.). Sélectifs – 25 % d'admis en moyenne –, ils apparaissent très professionnalisants. Ainsi, l'IAE de Paris propose la totalité de ses formations en apprentissage. Tous ces ingrédients semblent séduire les recruteurs puisque, selon une enquête réalisée en 2009 par leur réseau, 92% des diplômés des IAE trouvent un emploi moins de trois mois après avoir obtenu leur diplôme et 65% sont recrutés par l'entreprise où ils font leur dernier stage ou dans laquelle ils ont travaillé en alternance.

 

 

BIEN CHOISIR SON DIPLÔME

Etudier est un métier et, pour réussir, mieux vaut être acteur de son parcours. Formations pléthoriques, intitulés illisibles pour les employeurs, diplômes sans débouchés, les pièges à éviter sont nombreux. "En licence pro comme en M2 (deuxième année de master), il y a des formations sur des créneaux qui sont trop étroits et il y a un problème avec le nombre de M2 [NDLR : plusieurs milliers], explique Denis Lamar, directeur général de l'Afij (Association pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés). Au sein des établissements, il existe des hiérarchies entre les M2. De loin, ça ne se voit pas mais au niveau local, c'est bien identifié."

Avant de se lancer dans une formation, mieux vaut donc prendre le temps d'examiner attentivement certaines données de base. Car les diplômes qui marchent usent souvent de la même recette: bon taux d'encadrement, professionnalisation, stages en entreprise, réseau d'anciens élèves, apprentissage. La formation dispensée doit s'équilibrer entre intervenants extérieurs, qui assurent le lien avec le monde professionnel, et enseignants d'université qui garantissent la bonne tenue des savoirs et compétences académiques. Le stage et sa durée sont des éléments importants à prendre en compte dans votre choix. C'est en effet durant cette période que vous découvrirez le monde de l'entreprise et pourrez acquérir votre première expérience professionnelle. "Ce sont les stages qui m'ont fait comprendre les processus de recrutement", explique Laurianne Bonnet, qui suit un double master 2 droit des affaires et droit pénal à Paris-II Assas.

Il faut également lire attentivement les enquêtes d'insertion professionnelle qui font le point sur le nombre de répondants, les salaires, la nature des contrats et, bien sûr, la durée de l'insertion sur le marché du travail. Elles tendent aujourd'hui à se développer et leur absence est souvent mauvais signe. Sur le modèle de ce qui se pratique au sein des grandes écoles, le dynamisme du réseau d'anciens est aussi une preuve d'attachement des diplômés et sera plébiscité par les recruteurs. "Dans la vie, il n'y a pas que le diplôme, il y a aussi la capacité à entrer dans le réseau", rappelle ainsi Virginie Reitzer, déléguée générale du Club des entreprises de l'institut de management de l'université de Savoie. "Le parchemin, ce n'est pas tout", ajoute le président de Paris-II, Louis Vogel, pas peu fier d'avoir publié en 2010 le premier annuaire des anciens de son université.

Grégory Danel

 

 

Dauphine a tout d'une grande

C'était déjà la "fac du XVIe arrondissement", l'incarnation de l'université pour riches, honnie par les opposants à la réforme Pécresse de 2007 sur l'autonomie des universités. En décidant, début 2010, la transformation d'une vingtaine de ses masters en diplômes estampillés "grand établissement" accompagnée d'une augmentation substantielle des frais de scolarité (de 237 à 4000 euros), Dauphine a dû une nouvelle fois affronter un flot de critiques sur un sujet – les droits d'inscription – politiquement très sensible. "Nous ne donnons de leçons à personne et nous ne voulons pas en recevoir", rétorque son président Laurent Batsch. Ce professeur de gestion préfère souligner la sous-dotation chronique dont souffre son établissement. Il aime ainsi prendre pour exemple Sciences-Po Paris qui, selon les calculs de l'université, reçoit une contribution publique par étudiant de 8 400 euros quand Dauphine doit se contenter de 5 200 euros.

Une comparaison avec Sciences-Po Paris pertinente à plus d'un titre. Mots pour mots, ces deux "grands établissements" aiment à se définir comme des "universités sélectives" et "professionnalisantes". Ils ont su développer une vraie "marque" appréciée des recruteurs et jouent sans complexe dans la cour des grandes. "Nous sommes génétiquement des universitaires", nuance toutefois Laurent Batsch, critique envers le bachotage des prépas ou le "clanisme" de certaines écoles.

Bénéficiant d'un taux d'encadrement élevé dans des champs académiques porteurs, les sciences des organisations et de la décision (gestion, économie, maths, informatique, droit, sociologie et science politique), Dauphine, désormais labellisée Equis (distinction européenne dont seules se prévalent les meilleures écoles de management), affiche des résultats d'insertion plus que flatteurs : 86 % des diplômés 2007 sont en contrat à durée indéterminée (CDI) pour un niveau moyen de rémunération brute annuelle de 43000 euros et 79 % ont encore le sentiment que l'emploi qu'ils occupent correspond à leur formation. La durée moyenne pour accéder à l'emploi est de deux mois, la médiane étant d'un mois.