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DUT : la fac en mode pro

 

 

pour Le Monde.fr | 14.02.11 | 19h50 • Mis à jour le 15.02.11 | 11h01

Après plus de quarante ans d'existence, l'attractivité des IUT ne se dément pas. Près de 118000 étudiants planchent dans les 116 instituts universitaires de technologie de l'Hexagone où 25 spécialités sont enseignée dans deux grandes filières : secondaire pour tous les métiers ayant trait à la production et à l'industrie (quinze spécialités) et tertiaire (dix spécialités).

 

LES PRINCIPAUX DUT

 

 

Sans surprise, ce sont les spécialités du tertiaire qui séduisent le plus, avec 68000 étudiants. Parmi les "blockbusters", les DUT gestion des entreprises et des administrations (GEA) accueille à lui seul près de 21000 étudiants, le DUT techniques de commercialisation en attire plus de 20000 également, tandis que le DUT informatique en rassemble près de 8500. D'autres voies s'offrent cependant aux étudiants: les carrières sociales, les carrières juridiques, l'information-communication ou encore la gestion-logistique-transport. Plus disséminés, les effectifs dans le secteur secondaire se répartissent entre génie biologique, génie civil, génie électrique et informatique industrielle, génie mécanique et productique, mesures physiques ou encore chimie…

 

 

LA PART BELLE À LA PRATIQUE

 

 

Environ 20 % des enseignements sont assurés par des professionnels du secteur. Un stage de 10 semaines est effectué à l'issue de la 2e année. Les matières plus théoriques ne sont pas oubliés: maths pour les cursus du secondaire, sociologie, psychologie…, et sont généralement enseignées en amphi. Les contenus peuvent varier sensiblement d'un IUT à l'autre: à la différence du BTS, le DUT est délivré par l'université, en charge d'organiser le cursus.

 

 

UN DIPLÔME DÉLIVRÉ EN CONTRÔLE CONTINU

 

 

Aucun examen ne sanctionne la fin du cursus. Le DUT est délivré en contrôle continu – assez sévère, il n'est pas rare de redoubler un semestre! –, avec deux notes par matière et par semestre. Un facteur de réussite pour Jean-François Mazoin, président de l'Adiut (Association des directeurs d'IUT): " De plus en plus d'entreprises s'intéressent au détail des bulletins, afin de mieux cerner les compétences de leur future recrue ".

Avec seulement 68 %, le taux de réussite au DUT en 2 ans (et 76 % en 2 et 3 ans) peut sembler faible pour une filière aussi sélective. Mais il faut savoir qu'il est calculé par rapport aux entrants en 1re année. Or "entre 15 et 20 % des étudiants se réorientent en cours de 1re année en BTS ou en fac", explique Jean-François Mazoin. De plus, il y a des disparités selon le bac d'origine. Les bacs généraux – deux tiers des effectifs –, sont 74 % à décrocher leur DUT en 2 ans, contre 38 % des bacs pros et 56 % des bacs technos.

 

 

POURSUIVRE OU PAS ?

 

 

Le DUT reste une formation à objectif professionnel, même si seuls 20% des diplômés s'insèrent directement dans le monde du travail après obtention de leur diplôme. 30% des étudiants optent pour une année de plus et approfondissent avec une licence professionnelle. 50% poursuivent au-delà et intègrent une licence générale, voire une école de commerce ou d'ingénieurs. Ces dernières, en mal de candidats, voient d'ailleurs d'un très bon œil les DUT de la filière production. Et comme le confie Jean-François Mazoin: "On a déjà eu le cas d'étudiants acceptés avant même de décrocher leur diplôme !"

Laure Cailloce

 

 

Le Deust se vend bien

 

 

Moins connu que le BTS et le DUT, le Deust (diplôme universitaire de sciences et techniques) se prépare aussi en 2 ans à l'université mais ne concerne que 3500 étudiants. Chaque spécialité est unique et créée en fonction de l'économie locale. Même confidentielles, ces filières ont un bon taux d'insertion et totalisent 68 spécialités, dans des domaines tels que le droit, l'économie, les métiers de la forme… Le Deust Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ouvre ainsi aux métiers de l'animation sportive et de loisirs. Le Deust assistant juridique forme les futurs collaborateurs des cabinets d'huissiers et d'avocats. Comme pour le DUT, la poursuite d'études est possible, notamment en licence professionnelle.

 

 

Licence pro : le diplôme qui monte

 

 

C'est la grande réussite de ces dix dernières années. Créées en 2000, les licences professionnelles ont séduit 37700 étudiants en 2008, et leurs rangs ne cessent de grossir. Construites par les universités avec les branches professionnelles, ces formations offrent en effet un diplôme de niveau bac+3 qui n'existait pas auparavant.

 

 

Des licences propres à chaque région

 

 

Les licences "pros", comme on les appelle le plus souvent, sont propres à chaque bassin d'emploi et correspondent à des besoins identifiés à une période donnée. Imaginées à l'origine pour offrir une année de professionnalisation aux étudiants de Deug (les 2 premières années de licence dans l'ancien système universitaire) qui souhaitaient entrer sur le marché du travail, les licences pros font le plein auprès des diplômés de DUT et BTS qui veulent faire un an d'études supplémentaire. "Ils y voient un moyen d'approfondir leurs connaissances ou d'acquérir une double compétence", explique Brigitte Pradin, membre de la Commission nationale d'expertise des licences professionnelles. "Les entreprises apprécient l'année de maturité supplémentaire", ajoute Alix du Peloux, responsable de la formation initiale à la Fédération française du bâtiment. Pour autant, la différence de salaire en début de carrière avec un titulaire de BTS/DUT n'excède pas 100 euros par mois.

 

 

 

2200 licences pros

 

 

 

La formation se déroule sur un an et comporte 450 heures de cours et travaux dirigés en petits groupes de 20 à 30 étudiants, complétées par un stage de 3 à 4 mois. Elle inclut systématiquement une langue étrangère et un module de gestion de projet. Le taux de réussite des étudiants y est de 88 %! Comme les DUT et les BTS, les licences professionnelles sont réévaluées tous les 5 ans: il s'en crée et il en disparaît donc chaque année. Au total, on en dénombre 2200, regroupées dans une quarantaine de catégories: management et gestion de rayon, commercialisation des vins, commerce électronique…

 

 

Une licence pro et après ?

Assurance-banque-finance, gestion des ressources humaines, logistique et management des organisations sont les familles de licences pros la plus demandée. Une fois leur diplôme , même si, àl'origine, les licences professionnelles n'ont pas été conçues pour permettre une poursuite d'études, certains étudiants n'hésitent pas à postuler en master à l'université.

 

 

PRESENTATION DES IUT

 

  • Filière d'enseignement, courte et professionalisante, créée en 1966 pour former des cadres intermédiaires faisant la jonction entre la conception et l'exécution des tâches professionnelles. Pour mener à bien leur mission, les IUT ont noué des liens étroits avec le tissu économique régional, accueilli des représentants des entreprises dans leurs conseils d'administration et dans le pilotage de formations construites à partir du référentiel des métiers. La recherche y est souvent technologique, contractualisée avec le milieu économique et irrigue en innovation petites et moyennes entreprises.Plus encadrée, la formation en IUT coûte en moyenne 9 020 euros par étudiant en IUT, contre 8 970 à l'université, mais 13 880 en classe préparatoire.

 

 

  • Ces instituts bénéficient d'une excellente image auprès des chefs d'entreprise que 83 % recommanderaient à un jeune (Enquête 2006, ministère de l'éducation nationale) et leurs diplômés s'insèrent bien sur le marché du travail. Très demandés par des étudiants qui veulent éviter les premières années d'université, les IUT recrutent sur dossier les bons élèves et se retrouvent en concurrence avec l'université qu'ils privent de leurs meilleurs éléments au niveau licence. Mais, plus de 50 % des diplômés d'IUT poursuivent leurs études dans l'enseignement supérieur alors qu'ils pourraient s'insérer directement sur le marché du travail.

 

 

  • 12,5% des étudiants des IUT proviennent de la série ES (13% de la série S et 2,3% de la série L. Les deux-tiers réussissent le IUT en deux ans et les trois-quart en trois.

  • En règle générale, les DUT sont des formations plus "polyvalentes"
    (plus axées sur des secteurs professionnels, ou des "familles de
    métiers"), que les BTS, réputés pour la plupart plus "spécialisées,
    plus pointus ... à l'exception notable cependant du BTS commerce
    international à référentiel européen.

    Il en résulte plusieurs choses :

  • 1. Pour la possibilité de poursuite d'études post bac + 2 (en 3e année
    de licence sur équivalence ou en grande école par "concours
    parallèles"), il n'y a pas photo : les "DUTiens" y parviennent deux
    fois plus aisément en moyenne
    (sauf, encore une fois, le cas
    remarquable des BTS commerce international qui y parviennent fortement
    (80%).
    2. Pour l'insertion professionnelle immédiate, avantage aux BTS pour
    l'embauche en PME/PMI
    , avantage aux DUT pour l'embauche en grandes
    organisations

 

 

  • En ce qui concerne les divers DUT :

  • 1. Celui de GEA est très polyvalent, mais offre trois spécialités au
    choix de l'étudiant (gestion des ressources humaines, gestion de
    PME/PMI, comptabilité-gestion). Il est donc axé sur la "gestion des
    entreprises", et non sur les échanges commerciaux. La spécialisation
    en compta/finance est un bon choix pour viser ensuite le DSCG puis
    l'expertse comptable, mais aussi pour tenter les concours parallèles
    d'entrée en grandes écoles de management des entreprises, ainsi que
    pour les licences gestion

  • 2. Celui dit "GACO" (gestion administrative et commerciale) forme des
    futurs gestionnaires de points de vente (gérants de superettes, chefs
    de rayons dans la grande distribution, petits commerçants ...), donc
    des professionnels alliant compétence commerciale et compétence en
    gestion . Il est moins porteur de possibilités de prolongation
    d'études que les deux autres, mais si l'élève a pris la précaution de
    garder sa deuxime langue étrangère (facultatve), c'est également
    envisageable.

  • 3. Celui de "techniques de commercialisation" est très "échanges et
    communication commerciale". Il forme clairement des acheteurs ou
    vendeurs. Là aussi, si on veut envisager la prolongation d'études, il
    faut prendre la précaution de garder se deuxième langue étrangère.
  • Source : Bruno Magliulo