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Les ES ont les mêmes chances que les S de réussir HEC
 

Un excellent élève de seconde, sans faiblesse et ayant de très bons résultats en maths (plus de 15 de moyenne) réussira dans l’une ou l’autre voie. Il doit donc choisir en fonction de ses goûts.

70% des bacheliers S demandent en premier vœu leur admission dans une filière sélective. Les chances d’obtenir une bonne prépa en venant de S sont donc moindres qu’en venant de ES.

En particulier, un élève ayant un niveau solide mais pas excellent en maths (12 à 15 de moyenne) aura de bons résultats dans cette discipline en ES, lui ouvrant les portes d’une bonne prépa, mais aura des résultats moyens en S, ce qui rendra son orientation en prépa moins évidente.

La réforme des lycées a réduit considérablement l’horaire d’histoire et géographie en terminale scientifique (option facultative de 2h par semaine), ce qui peut constituer un handicap, étant donné le poids de cette discipline dans les concours.

L’investissement nécessaire pour les élèves de S en physique et SVT laisse moins de temps à consacrer aux disciplines (lettres, langues, histoire, maths, philo) sur lesquelles portent les concours.

Concernant la réussite aux concours, elle est assez comparable pour les élèves venant de la voie économique et pour ceux venant de la voie scientifique. Par exemple, à HEC, les chances d’être admis sont un peu plus fortes en venant de la voie économique, mais l’écart est minime.

Il semble donc plus judicieux d’aller vers ES que vers S pour préparer des études en CPGE économique et commerciale. Toutefois, si l’élève hésite dans son choix et n’a pas complètement exclu des études scientifiques (médecine, ingénieur), il est évidemment plus sûr de choisir la série S.

 

 

La répartition des élèves de prépa commerciale selon la voie

FILIÈRE ECONOMIQUE ET COMMERCIALE

Public

Privé

Total

dont femmes

%

Première année

Option scientifique

3314

1022

4336

2235

52

Option économique

2426

1365

3791

2166

57

Option technologique

697

70

767

388

51

Seconde année

Option scientifique

2837

912

3749

1899

51

Option économique

1943

1256

3199

1834

57

Option technologique

451

40

491

245

50

Source : Note d’information 08.20, données 2008 (dernière année connue)

 

 

L’orientation en fin de 1ère année

Filière

Sortants CPGE* (%)

Poursuivent en seconde année (%)

Détail par voies

Option scientifique

15

85

ECS (83 %), autres (2 %)

Option économique

19

81

ECE (80 %), autres (1 %)

Option technologique

22

78

ECT (78 %)

(*) : les sortants de CPGE désignent les étudiants qui quittent les classes préparatoires pour s'orienter vers d'autres filières de l'enseignement supérieur ou pour intégrer une grande école (le système d'information ne permet pas de distinguer ces orientations).

Source : Note d’information 08.20, données 2008 (dernière année connue)

 

 

La proportion de redoublants en fin de 2nde année

% de doublants

Option scientifique

11

Option économique

8

Option technologique

4

 

 

L’entrée à HEC


Inscrits

Admissibles

Admis

Scientifique

2223

395

17,8%

211

9,5%

Economique

1393

222

15,9%

138

9,9%

Technologique

327

25

7,6%

8

2,4%

Littéraire

639

59

9,2%

23

3,6%

Source : HEC.fr, données 2010

 

 

01 juin 2011

Classements des écoles de commerce post prépas : la synthèse

 

Sans surprise HEC et l’ESSEC sont toujours premier et deuxième dans tous les classements (sauf pour « Le Figaro » qui met l’ESSEC et ESCP-Europe deuxièmes ex-aequo). En général ce sont plutôt ESCP Europe et l’EM Lyon qui se battent pour les trois et quatrièmes places. Du moins jusqu’à cette année où l'EDHEC rejoint l’EM Lyon à la 4ème place pour « Le Figaro » et « Le Parisien ». Les deux dernières écoles qui ferment le peloton des « très grandes écoles de commerce », celles qu’on retient pour classer les classes préparatoires, étaient jusqu’à présente l’Edhec et Audencia Nantes. Mais l’ESC Grenoble vient maintenant se mêler à cette lutte, devançant même une Audencia en relative perte de vitesse pour « l’Etudiant » en 2010 alors qu’elle est à égalité avec elle pour « Le Figaro ».

En général, on ne distingue donc pas de grandes différences entre les classements, même s’il peut y avoir cinq ou six rangs de différence. Deux exceptions : l’Inseec et l’ISC, très différemment classées par « l’Etudiant » et «Le Parisien ». Respectivement 30ème et 31ème pour « l’Etudiant », elles sont 14ème ex-aequo dans le classement du « Parisien ».

 

Le classement général des écoles

l'Etudiant L’Express

Le Point

Le Figaro

Challenges

Le Parisien

Moyenne

HEC (Jouy-en-Josas)

1

1

1

1

1

1

ESSEC (Cergy-Pontoise)

2

2

2

2

2

2

ESCP Europe (Paris)

3

3

2

3

3

3

EM Lyon

4

4

4

4

4

4

EDHEC (Lille, Nice, Paris)

5

5

4

5

4

5

Audencia (Nantes)

7

6

6

6

6

6

ESC Grenoble

6

7

6

7

7

7

Rouen Business School

9

9

11

9

8

9

Euromed Management

9

9

8

12

8

9

ReimsManagement School

9

8

11

12

10

10

ESC Toulouse

9

13

9

8

12

10

BEM Bordeaux (1)

13

12

13

10

NC

12

SKEMA (Lille, Nice, Paris)

14

14

9

12

10

12

EM Strasbourg

15

14

15

11

16

14

ESC Montpellier

21

14

13

23

12

17

ESCEM Tours-Poitiers

17

18

15

15

21

17

ESC Rennes

16

19

19

19

17

18

ESC Dijon-Bourgogne

18

22

23

18

18

20

Télécom Management (1)

23

17

30

14

NC

21

ISC (Paris)

31

28

17

16

14

21

INSEEC (Bordeaux, Paris)

30

24

18

22

14

22

ICN Business School

20

24

29

17

19

22

ESC Clermont

24

19

26

20

20

22

EM Normandie

28

27

22

21

22

24

ESC La Rochelle

25

29

28

29

22

27

ESC Troyes

29

29

26

27

22

27

ESC Pau (2)

NC

32

32

25

26

29

ESC Amiens Picardie

37

34

34

26

25

31

ESC Chambéry-Savoie

34

34

34

30

28

32

ESC Saint Etienne

35

37

38

27

29

33

ISG (Paris) (1)

33

34

34

34

NC

34

ESC Bretagne-Brest

41

39

38

24

27

34

ESIEE(Noisy-le-Grand) (1)

36

29

41

35

NC

35

(1) BEM Bordeaux, Télécom Paris, l'ISG et l'ESIEE ne sont pas classés par « Le Parisien ». Leur rang est calculé sur la moyenne des quatre autres classements

(2) L'ESC Pau ayant refusé cette année – et pour la dernière fois - de répondre aux questions de « l'Etudiant », son rang est calculé sur la moyenne des quatre autres classements.

Les méthodes

La plupart de ces classements sont réalisés à partir d’un questionnaire envoyé aux écoles et dans lequel les données sont vérifiées… autant que possible. Il s’agit alors de valider l’exigence pédagogique, l’effort de recherche, la capacité à envoyer les étudiants à l’international ou encore leur insertion professionnelle. Le classement du « Parisien » s’en distingue car il est fondé essentiellement sur les préférences des candidats

 
 

C'est quoi une grande école ?

 

 

"Nous avons les meilleurs professeurs et les meilleurs élèves !" Pour expliquer son succès, le directeur général d'HEC, Bernard Ramanantsoa, n'y va pas par quatre chemins. Très élitistes, les "top grandes écoles"comme HEC ou Centrale restent difficilement accessibles au commun des bacheliers. Mais des centaines d'autres ouvrent leurs portes aux bons élèves. Avec 11 ou 12 de moyenne en terminale S, il est tout à fait possible d'intégrer une classe prépa et ensuite une grande école. Avec le bac seul, vous pouvez entrer dans nombre d'écoles d'ingénieurs ou de commerce, d'art, de communication, etc. Car qui dit grande école ne dit pas forcément prépa ! Plus de la moitié des élèves des écoles de commerce dites "post-prépa" sont passés par une licence universitaire, un DUT ou un BTS ! "Dans les écoles d'ingénieurs, ils représentent un quart des effectifs, la moitié venant toujours de prépa et le dernier quart des écoles post-bac", commente Alain Jeneveau, responsable du groupe formation de la Commission des titres d'ingénieur (CTI).

 

 

 



LA CONFÉRENCE DES GRANDES ÉCOLES EST-ELLE UN LABEL OBLIGATOIRE ?

 

 



C'est un club dont il faut être mais qui ne détient pas l'exclusivité d'un label que des écoles non membres peuvent également revendiquer. Si les plus grandes écoles en sont toutes membres, la Conférence des grandes écoles ne compte que 235 établissements d'enseignement supérieur. Nombreuses sont par exemple les grandes écoles d'ingénieurs à ne pas en faire partie, sans parler des IEP (instituts d'études politiques) et au premier chef de Sciences Po Paris.

Mais que faut-il faire pour être admis dans ce saint du saint de l'excellence à la française qu'est la CGE ? Déjà proposer un diplôme reconnu par l'État, le grade de master pour les écoles de commerce, l'accréditation de la CTI pour les écoles d'ingénieurs ; ensuite, être fortement sélectif, de "taille humaine" (de 300 à 4000 étudiants par école), ouvert sur l'international et en "coopération très étroite avec les milieux économiques". Qui entre dans ces cases ? Eh bien, les plus grandes écoles de commerce et d'ingénieurs, comme HEC et Polytechnique, le Celsa, en communication ou les Beaux-Arts, mais aussi treize institutions étrangères comme l'université technique de Lisbonne ou l'Institut national des postes et télécommunications de Rabat. Mais beaucoup de grandes écoles ne sont pas forcément membres de la Conférence.

 

 

 

UNIVERSITÉS ET GRANDES ÉCOLES SONT-ELLES DES ENNEMIES IRRÉCONCILIABLES ?

 

 

 

Plus du tout au point qu'aujourd'hui, presque toutes les universités scientifiques ont leur école d'ingénieurs. Aussi sélectives que les autres. Et plusieurs écoles de commerce, comme l'École de management de Strasbourg, sont également très liées à l'université. "Les querelles entre grandes écoles et universités sont du domaine du passé. Il n'y a que des avantages à s'entendre", insiste Hervé Biausser, directeur de l'École centrale de Paris, qui s'est rapprochée de l'université Paris 11 pour travailler avec elle sur la recherche. Il est ainsi aujourd'hui possible à Grenoble d'obtenir des doubles diplômes de l'ESC et de différentes universités de la région, que ce soit en mathématiques, en histoire, en droit ou en économie.

Diplômés d'une licence universitaire, nombreux sont aussi les étudiants à intégrer ensuite une grande école. "La formation à l'université n'est plus tubulaire, souligne Simone Bonnafous, présidente de l'université Paris 12 Val-de-Marne. Les partenariats noués depuis une décennie avec les grandes écoles font qu'un étudiant d'université peut faire un master en grande école et inversement, un étudiant de grande école peut intégrer l'université pour effectuer son master. Sur les 5 ou 6 années d'université qu'un jeune fera, il n'en passera que trois dans la même, car il évoluera d'une université à l'autre, il ira à l'étranger ou transitera par une grande école."

 

 

FAUT-IL FORCÉMENT PASSER PAR UNE PRÉPA ?

 

 

 

 

 

 

Pourquoi faire deux ans de prépa quand on peut intégrer dès le bac une très bonne école ? Pourquoi travailler de façon intensive deux ans en prépa sans être sûrs d'intégrer une grande école, quand des écoles post-bac de commerce, telles l'Ieseg ou l'ESG, ou celles d'ingénieurs, comme les Insa ou CPE Lyon, viennent tailler des croupières aux grandes dans les différents classements publiés par la presse ? Pourquoi ne pas viser déjà un premier diplôme avant de tenter un concours en admission parallèle ? Autant de questions que se posent souvent, à juste titre, les bacheliers avant de faire leur choix définitif.

Du côté des recruteurs, on semble en tout cas s'être fait une religion: sur les 200 interrogés en 2010 par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, ils étaient 76 % à déclarer ne pas faire la différence entre une école de commerce post-bac et post-prépa. En revanche, plus de 65 % attachaient une grande importance au fait que l'école bénéficie du grade de master et 81 %, à la reconnaissance par l'État. Les quelques écoles de commerce qui donnent encore un diplôme de niveau bac+4, et ne sont donc pas au niveau master, connaissent d'ailleurs une certaine désaffection.

"Les écoles recrutant après le bac conviennent aux jeunes qui préfèrent le concret et veulent mettre rapidement en application leurs connaissances", explique Léopold Kahn, directeur de l'EPSCI, école de commerce en quatre ans après le bac dépendant de l'Essec qui vient de devenir un Bachelor in Business Administration (BBA). "Avant, nous recrutions des étudiants de prépa frustrés de ne pas être reçus à HEC, aujourd'hui nous avons les meilleurs bacheliers", se réjouit Armand Derhy, directeur de l'ESG Management School, école parisienne qui a franchi le pas de recruter directement après le bac, après avoir longtemps été une école post-prépa.

 

 

PEUT-ON LES INTÉGRER APRÈS UN BTS, UN DUT OU UNE LICENCE ?

 

 

 

"Mêler élèves de prépas et autres permet aux écoles de pratiquer la diversité", se réjouit Alain Jeneveau. Les étudiants ont un large choix en fonction de leur maturité et de l'avancement de leur projet professionnel." Commencer ses études par une licence ou un cursus professionnalisant, type DUT ou BTS, en le complétant ou non par une licence professionnelle et éviter ainsi la prépa tout en se rassurant avec un premier diplôme, autant de stratégies qui ont le vent en poupe, autant de profils qui semblent bien se marier.

"Les stratégies des étudiants pour intégrer nos écoles se multiplient", commente Jean-François Fiorina, président du concours d'admissions parallèles Passerelle, qui regroupe 17 grandes écoles de commerce: " On voit ainsi de plus en plus de candidats qui n'obtiennent pas l'école qu'ils souhaitaient au concours après leur prépa et reviennent l'année suivante en admission parallèle avec une licence universitaire ". Une stratégie qui peut payer, ou non, mais permet au moins d'obtenir un diplôme supplémentaire…

Dans les écoles de commerce à recrutement post-prépa, les deux principaux concours d'entrée en admission parallèle – Passerelle et Tremplin – proposent chaque année plus de 5000 places. À la clé, une admission dans de très bonnes écoles, comme l'ESC Grenoble ou l'ICN à Nancy-Metz. Mais si un DUT suffit pour intégrer une bonne école en première année, une licence, voire un bac+4 (diplôme d'ingénieurs, première année de master, diplôme de vétérinaire) est le minimum requis pour entrer en deuxième année dans les "très grandes", comme HEC ou l'Essec.

 

 

COMMENT LES INTÉGRER ?

 

 

 

S'il existe également des admissions sur titre, les concours sont la voie essentielle d'accès aux grandes écoles. Si la plupart participent à des concours communs, certaines recrutent également sur concours propre. C'est par exemple le cas de l'ESME Sudria, une école d'ingénieurs privée parisienne. " Nous accordons une part prépondérante à l'oral afin de mieux mesurer l'adéquation entre les aspirations d'un candidat et notre école", commente Hervé Laborne son directeur.

Dans tous les cas les oraux ont d'ailleurs une importance déterminante et des formes souvent différentes d'une école à l'autre. "Les oraux de l'ESC Grenoble sont célèbres, racontent ainsi des élèves de l'école, car les candidats doivent y interviewer les membres du jury selon une problématique qu'ils choisissent." Un complet retournement de situation auquel on ne les a effectivement pas beaucoup préparés dans leurs études. Mais l'essentiel est pour les écoles de faire ressortir les personnalités de candidats. "Dans le cadre du concours Prism, nous regardons comment nos candidats s'expriment en groupe sur un sujet sans intervenir, confie ainsi Adrienne Jablanczy, directrice des sept Iseg Business School (Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, etc.) auquel prépare le concours Prism. Ensuite, ils sont beaucoup plus détendus pour l'entretien de motivation."

Olivier Rollot

 

 

Les concours communs d'entrée

Dans les écoles de commerce

 

 

Admissions parallèles : une grande école de commerce sans passer par la prépa

 

 

 

PEUT-ON ENTRER DANS TOUTES LES ÉCOLES ?

 

Toutes les écoles de commerce reçoivent des "admis sur titre" (AST) sur concours ou dossier. Mais pas toutes au même niveau. Les "très grandes" comme HEC ou l'Essec n'admettent en effet que des bac+3 et plus en première année de cycle master alors que la plupart admettent des titulaires de BTS et de DUT qui suivent alors exactement le même cursus en trois ans que les élèves de prépas. "Nous tenons à continuer à recruter des bac+2 pour prouver qu'il n'y a pas que les prépas", insiste ainsi Philip McLaughlin, directeur de Bordeaux école de Management, qui ajoute : "Les admissions parallèles sont une vraie école de la deuxième chance. Dans un système figé par les concours, ils permettent de recruter des profils différents."

Les écoles post-bac (Ieseg, ESG, etc.) ouvrent également leurs portes en troisième année aux titulaires de licence, DUT et BTS dans le cadre de concours propres. Quant à l'Esiee Management, à Noisy-le-Grand, les Ifag (Paris, Montluçon et Nice) et l'école supérieure de commerce et de technologie de Toulon, elles ne recrutent qu'à bac+2 et plus.

 

 

 

 

Y A-T-IL UN PROFIL IDÉAL ?

 

 

Quel que soit votre profil, vous êtes concerné par les admissions parallèles dès lors que vous êtes titulaire d'un bac+2 ou plus. BTS ou DUT de gestion, de commerce, d'hôtellerie, prépa scientifique ou littéraire, licence de droit, de lettres, de l'art, de mathématiques, diplôme d'ingénieur, de vétérinaire… sont autant de sésames d'accès. "Le taux de sélection est sensiblement le même quel que soit le diplôme, assure Jean-François Fiorina, président du concours d'admissions parallèles Passerelle et directeur de l'ESC Grenoble. Il est donc inutile de choisir une formation par choix tactique en pensant qu'elle vous ouvrira plus facilement les portes d'une école de commerce. Certains directeurs marquent même un intérêt très marqué pour des profils vraiment atypiques : sport, œnologie…" Depuis quatre ans, les recruteurs interrogés dans le cadre de l'Observatoire Passerelles déclarent d'ailleurs privilégier les jeunes diplômés ayant suivi un parcours associant BTS et école de commerce.

Pour autant, le DUT semble toutefois être le diplôme favori des écoles. "Les IUT sont une voie d'excellence, souligne Philip McLaughlin. Ensuite, à bac+3, les titulaires d'une licence d'économie auront la préférence, même si nous recrutons aussi des scientifiques et des littéraires, sans parler des bachelors, de plus en plus nombreux." Et Mireille Zamora, responsable des relations extérieures de l'ESC Toulouse de confirmer: "Les statistiques montrent une prime aux diplômés de DUT techniques de commercialisation et gestion des entreprises et des administrations, de BTS commerce international et aux titulaires d'un bachelor." Quant à Jean-Louis Mutte, directeur du groupe Sup de Co Amien, il constate que "les diplômés en lettres ou histoire sont excellents en recherche et en rédaction de mémoires". D'ailleurs, afin de laisser sa chance à tout type d'étudiant, le concours Passerelle propose une épreuve écrite "à option" dotée d'un fort coefficient. Les candidats peuvent ainsi choisir leur discipline parmi les suivantes : allemand, biologie, économie, espagnol, gestion, informatique, marketing, droit, mathématiques, philosophie, lettres et sciences humaines.

 

 

QUELLES CHANCES DE RÉUSSITE ?

 

 

Avec 1 592 places pour 4 472 candidats au concours Passerelle 1, 545 places pour 2 767 candidats à Tremplin 1, vous aviez moins d'un tiers de chances d'être reçu en 2010. Même si le nombre de places augmente sensiblement chaque année. Si les candidats ont ainsi été 5% de plus à se présenter en 2010 aux concours Tremplin, le nombre de places, lui, a augmenté de presque 10% pour les titulaires d'un bac+2 sur un total général de 5900 candidats, soit 1,5% de plus qu'en 2009. La hausse est encore plus forte pour les titulaires d'un bac+3/4 : +14% et 795 places pour un peu plus de 3100 candidats (plus de 8,5% d'augmentation).

Si vous êtes admis… mais pas dans votre établissement de prédilection, mieux vaut dans ce cas intégrer une autre école que retenter sa chance l'année suivante. Choisissez alors la mieux placée dans les classements ou… la plus proche de votre domicile. "Ceux qui repassent les concours l'année suivante n'obtiennent pas forcément de meilleurs résultats. Les étudiants surestiment souvent l'importance des classements… Les recruteurs, eux, y sont bien moins sensibles ! D'autant plus que le nombre de candidats a tendance à augmenter", analyse Jean-François Fiorina.

Si vous n'avez aucune admission, Tremplin et Passerelle proposent également aux titulaires d'un bac+3 des concours pour intégrer en première année de cycle master. Si vous avez déjà un BTS ou un DUT, poursuivez alors une année d'études dans votre cursus (licence, bachelor, licence professionnelle…) et représentez-vous l'année suivante. Pensez aussi à contacter les services concours des écoles. Vous aurez facilement accès aux annotations du jury concernant vos copies ou vos oraux, ce qui vous évitera de faire ultérieurement les mêmes erreurs. Enfin, il est aussi possible d'emprunter une autre voie en vogue, les IAE (instituts d'administration des entreprises), voire d'intégrer des écoles post-bac qui recrutent également en admissions parallèles en 3e et 4e année.

 

 

COMMENT SE PRÉPARER ?

 

 

 

Passerelle et Tremplin, les deux principaux concours communs d'admission, organisent chaque année, entre janvier et mars, des journées animées par les correcteurs, qui présentent les bonnes pratiques. À l'oral que vous passerez si vous êtes reçu aux écrits, les membres des jurys sont unanimes pour dire qu'il n'y a pas de questions pièges. D'où l'intérêt d'être sincère, soi-même, plutôt que d'adopter un profil qu'on pense être celui recherché. Dans tous les cas, il faut se montrer vigilant sur deux points : le suivi de l'actualité et l'entraînement. "Il est judicieux de faire des simulations d'entretien, au besoin avec une caméra, mais surtout en étant observé par quelqu'un d'une autre génération", conseille Gilles Battegay, directeur des Ateliers Optentiel, spécialistes du soutien scolaire.

A l'oral, l'erreur à éviter à tout prix est de ne pas savoir expliquer pourquoi on souhaite faire une école de commerce. Il faut donc avoir préparé un vrai projet professionnel qui justifie la poursuite d'études. "Cette cohérence peut s'appuyer sur une rupture, pas forcément sur un prolongement logique, détaille Patrice Houdayer, directeur général délégué de l'EM Lyon. Par exemple, je juge intéressante la candidature d'un étudiant scientifique qui m'explique qu'il ne s'imagine plus travailler dans la production, comme il l'envisageait, après avoir découvert les fonctions marketing et ressources humaines lors de stages dans l'industrie pharmaceutique. Sa volonté d'intégrer une école de commerce devient complètement légitime." Si vous êtes admissible dans plusieurs écoles, commencez par ceux des écoles auxquelles vous tenez le moins, pour vous entraîner. Puis, dans un deuxième temps, concentrez-vous sur vos établissements de prédilection, pour finir par les "filets de sécurité". Sachez toutefois qu'il est peu judicieux de passer tous les oraux auxquels on est admissible. "Au-delà de cinq ou six, ce serait épuisant et contre-productif", estime Jean-Louis Mutte.

 

 

QUELLE INTÉGRATION POUR LES DIFFÉRENTS PROFILS ?

 

 

 

Une fois dans l'école, tous les élèves sont-ils égaux? "Les “prépas” estiment avoir plus travaillé pour en arriver là et le font remarquer en début d'année, se souvient Sandy, étudiante en première année à Sup de Co Amiens et diplômée d'un DUT techniques de commercialisation. Puis les choses s'arrangent car nous avons de l'avance dans plusieurs matières, donc de meilleures notes." Et celle-ci d'ajouter avec franchise : "On ne peut pas leur en vouloir. Je n'aurais probablement pas réussi à intégrer après une prépa car j'avais des difficultés dans les disciplines classiques. Pourtant, j'ai été admise dans sept écoles".

Les élèves issus de prépas et d'admissions parallèles se conjuguent généralement bien dans les promotions. "Les prépas sont plus dans l'analyse, quand ceux qui sont passés par un BTS, un DUT ou une licence privilégient l'action et sont souvent plus débrouillards, moins formatés, avec la volonté de s'affirmer. Ils représentent d'ailleurs 60 % de nos apprentis", reprend Philip McLaughlin. "Généralement, les étudiants issus des admissions parallèles ont fait plus de stages en entreprise alors que les élèves de prépa sont habitués à de fortes charges de travail, explique de son coté Jean-Louis Mutte. Mais les qualités développées sont aussi liées à la formation suivie avant l'intégration."

Nombreux sont les établissements qui font preuve d'initiative pour favoriser l'intégration de chaque nouvel arrivant. A Sup de Co Reims, les étudiants entrés en deuxième année via le concours Tremplin 2 suivent ainsi un sas de mise à niveau de septembre à décembre avant de rejoindre le reste de la promotion. Et une fois l'école intégrée, la réussite scolaire semble tout aussi bonne. A l'ESC Grenoble – où les admissions parallèles représentent 40 % des effectifs –, on constate même que le major de promo est une année sur deux issu de cette filière. "La major de notre dernière promotion est issue des admissions parallèles comme deux autres élèves de notre "Top 10" : tous trois sont également apprentis", confirme Philip McLaughlin.

 

 

QU'EN PENSENT LES RECRUTEURS ?

 

 

 

Mais une fois diplômés, tous les étudiants sont-ils égaux? Autrement dit, ceux ayant fait une prépa sont-ils avantagés sur le marché du travail? Les offres d'emploi ne mentionnent en tout cas jamais la recherche de "jeunes diplômés ayant fait une classe préparatoire". "Du côté des recruteurs, il y a ceux qui ont fait une prépa et considèrent que la pression psychologique et la culture générale sont un mode de sélection irremplaçable. De l'autre, ceux – majoritaires – pour lesquels les admissions parallèles représentent une évolution sociétale et qui estiment que les profils les plus à l'aise dans le futur seront les diplômés ayant fait un double parcours", commente Rosa Rossignol, fondatrice du cabinet Carnet d'Adresses RH. Et Jean-Louis Mutte d'enfoncer le clou : "J'ai en mémoire une excellente élève à qui on avait dit : "On voit que vous avez fait une prépa". "Non, un BTS de secrétariat", avait-elle répondu. Les temps changent. Et lorsque j'étais DRH [NDLR: Xerox, EDS, Accenture], j'ai toujours recherché les doubles compétences."

Autre point d'importance, beaucoup de jeunes diplômés trouvent leur premier emploi à l'étranger. C'est par exemple le cas du tiers d'une promotion de l'EM Lyon. "Les recruteurs étrangers, déjà moins au fait du système de grandes écoles que leurs homologues français, font peu de cas de ce type de nuance", estime Patrice Houdayer. Même son de cloche chez Procter & Gamble, grand recruteur de diplômés d'école de commerce, avec plus d'une centaine par an en France et plus de 700 en Europe : "Pour toucher des consommateurs divers, il faut une équipe représentative sur tous les plans, explique Maud Le Bars, responsable du recrutement pour la France, l'Espagne et le Portugal. D'ailleurs, le process ne permet pas de faire de différence entre un candidat issu de prépa et un autre d'admission parallèle, puisqu'ils postulent sur un formulaire en ligne dont le standard européen ne prévoit pas cette mention."

Sandrine Weisz

 

 

Les concours d'admissions parallèles

 

 

PASSERELLE ESC

 

 

La banque d'épreuves Passerelle ESC propose deux concours distincts communs à 17 écoles: Advancia Paris, EM Normandie, EM Strasbourg, ESC Amiens Picardie, ESC Brest, ESC Chambéry Savoie, ESC Clermont, ESC Dijon, ESC Grenoble, ESC La Rochelle, ESC Montpellier, ESC Pau, ESC Rennes, ESC Saint-Etienne, ESC Troyes, Negocia Paris et Télécom école de management, à Evry.

Les frais d'inscription aux écrits se montent à 315 euros (gratuit pour les boursiers), auxquels s'ajoutent 50 euros par épreuve orale (25 pour les boursiers).

Les inscriptions ont lieu jusqu'au 31 mars 2011. Les épreuves écrites se tiennent le 13 avril, les résultats sont donnés le 18 mai, les oraux commencent le 30 mai pour finir le 18 juin.

Passerelle 1

Admission en première année de cursus grande école pour les titulaires d'un bac+2 : 1 800 places en 2011.
Epreuves: test Arpège (QCM connaissances générales, mémorisation, algèbre, logique), test d'anglais, synthèse de dossier, épreuve au choix parmi 16 options, langues et entretien.

Passerelle 2

Admission en deuxième année de cursus grande école pour les titulaires d'un bac+3/4: 1 480 places en 2011.
Epreuves: test Tage-Mage validé par la Fondation nationale pour l'enseignement de la gestion des entreprises (QCM portant sur les compétences logiques, verbales et résolution de problèmes, test d'anglais, synthèse de dossier, épreuve au choix parmi 16 options), langues et entretien.

 

 

TREMPLIN

 

 

Concours commun à six écoles (Bordeaux EM, Euromed Marseille, ICN Nancy, ESC Reims, ESC Rouen, Escem Tours-Poitiers), Tremplin est organisé par la banque commune d'épreuves Ecricome et propose également deux concours.

Les frais d'inscription varient de 300 euros pour une école à 400 pour six écoles (demi-tarif pour les boursiers).

Les inscriptions ont lieu jusqu'au 16 mars 2011. Les épreuves écrites se tiennent le 23 avril, les résultats sont donnés le 20 mai, les oraux commencent le 30 mai pour finir le 20 juin. Résultats d'admission: le 24 juin.

Tremplin 1

Admission en première année pour les titulaires d'un bac+2: 570 places en 2011.

Epreuves: test Tage 2, test d'anglais, note de synthèse, oral d'anglais, oral dans une autre langue, entretien.

Tremplin 2

Admission en deuxième année pour les titulaires d'un bac+3/4: 865 places en 2011.

Epreuves: test Tage-Mage, test d'anglais, oral d'anglais, oral facultatif dans une autre langue, entretien.

 

 

LE CAD

 

 

HEC et ESCP Europe n'admettent sur titres qu'en première année de leur cycle master (deuxième année du cycle grande école) des étudiants au moins titulaires d'un diplôme de niveau bac+3 et plus. En 2011, HEC propose 40 places et ESCP Europe, 50. L'admission se fait dans le cadre du CAD (concours d'admission directe), auquel participent des écoles membres du concours Passerelle (EM Normandie, ESC Chambéry-Savoie, ESC Clermont-Ferrand, ESC Grenoble, ESC Troyes, ESC Saint-Etienne) et le SKEMA Business School.Ces écoles proposent 38 places supplémentaires. L'inscription coûte 150 euros (75 pour les boursiers).

Le CAD gère aussi l'entrée post-maths spé de Télécom école de management et de l'Esiee management.

 

 

LES ÉCOLES "HORS CONCOURS"

 

 

Hormis HEC et ESCP Europe, les écoles les plus prestigieuses ne font pas partie de concours communs. Dans cette catégorie, seule l'Edhec propose une admission en première année pour les bac+2 mais seulement en cours de deuxième année de licence économique ou scientifique ou en deuxième année de prépa scientifique. Les BTS et les DUT en sont exclus. Dans les autres écoles, l'admission en première année de cycle grande école est possible avec un bac+3, alors que l'Essec n'est ouverte qu'en première année de cycle master (deuxième année du cycle grande école).

Enfin, d'autres écoles ont leurs propres concours comme le Skema Business School (1re année de cycle grande école), l'Inseec Bordeaux-Paris, l'ISC Paris, l'ISG Paris, et l'ESC Toulouse. Hormis Toulouse, elles recrutent aussi bien à bac+2 qu'à bac+3/4.

 

 

1°) SKEMAest une école privée née de la récente fusion entre le CERAM de Nice-Sophia Antipolis et l'ESC Lille. C'est une école à grosse réputation, à laquelle on accède principalement après deux ans de prépa économique et commerciale , secondairement via un BTS/DUT ou licence. c'est donc un parcours de type bac + 2 + 3. Elle offre tous les labels que l'oàn est en droit d'attendre de telles écoles : visa de l'Etat, diplôme reconnu par l'Etat, label conférences des grandes écoles, master universititaire en plus du diplôme de l'école, etc. C'est indéniablement "le top" des trois citées" Elle est classée au 14e rang (sur 42) du dernier palmarès de L'Etudiant des grandes écoles de commerce (numéro de novembre 2011)

 

 

2°) L'ESPEME est une école privée faisant partie du groupe "EDHEC de Lille et Nice". Son diplôme est visé par l'Etat. Elle recrute par un concours (la banque d'épreuve "PASS") niveau bac et forme en quatre années (donc pas de délivrance d'un master ou équivalent). Possibilité d'accès "parallèle" à bac + 2 (pour entrée en 3e année) sur BTS MUC ou CI, DUT Tech de co ou GEA, L2 éco/gestion ou AES. C'est donc le cran en dessous du précédent. Elle ne figure pas dans le classement pré cité parce que cette école forme en quatre ans et non cinq.

 

 

3°) L'IPAG est une école privée en cinq ans. Installée à Paris et Nice, elle est classée au 36e rang (sur 42) des "grandes écoles de commerce " en cinq ans. L'admission principale se fait sur épreuves de sélection niveau bac (concours). Possibilités diverses d'admission à bac + 1 (en 2e année), bac + 2 (en 3e année), bac + 3 (en 4e année). deux programmes : le diplôme de l'IPAG (bac + 5, mais pas de label "master") et le "bachelor international of business administration" (programme en trois ans). Ecoleconnue pour sa qualité de professionnalisation, mais dont les diplômes n'offrent aucun "label" officiel

 

 

 

Les IAE, une alternative aux écoles de commerce

 
 

éconnus du grand public, les instituts d'administration des entreprises (IAE) sont devenus des alternatives aux écoles de commerce. Créés dans les années 1950 pour donner une compétence en gestion aux ingénieurs et autres diplômés à une époque où la France manquait de cadres, ils ont fini par s'imposer comme de véritables écoles de management au sein des universités.

La reconnaissance progressive des sciences de gestion au sein des universités et, en 2005, la réforme "LMD" (licence-master-doctorat) a renforcé leur attractivité. Comme les écoles de commerce, les IAE sélectionnent leurs étudiants et, pour la plupart d'entre eux, les admettent au niveau bac + 2. Mais ils ne pêchent pas dans les mêmes viviers : tandis que les écoles de commerce (ESC) recrutent des élèves par la voie élitiste des classes préparatoires, les IAE sélectionnent des étudiants titulaires d'un diplôme universitaire de technologie (DUT, obtenu à l'issue d'un cursus de deux ans en IUT) et des étudiants en licence d'économie et de gestion, mais aussi dans des cursus plus généralistes.

La concurrence risque-t-elle d'être plus vive à l'avenir ? Pierre Louart, président du réseau des IAE et directeur de celui de Lille, veut le croire : "L'intérêt des élèves de prépas pour nos formations va croissant au fur et à mesure que notre image s'améliore. Un petit pourcentage de nos étudiants viennent maintenant des prépas." Par ailleurs, les deux structures sont en concurrence au niveau de la formation continue et du recrutement au niveau master, dans la mesure où les écoles de commerce admettent directement en deuxième année des étudiants titulaires d'une licence ou d'une maîtrise.

Les deux tiers des diplômes que délivrent les IAE sont des masters professionnels de management (ressources humaines, finances, audit, marketing...). Par ailleurs, les IAE sont habilités à délivrer des doctorats - ce que seule HEC peut faire parmi les grandes écoles de commerce - et leurs enseignants académiques sont des docteurs.

Reste que le prestige et les financements des écoles de commerce dépassent de loin ceux des IAE. "Imaginez un étudiant admis à la fois dans une grande école et dans un IAE. Il y a de grandes chances qu'il choisisse la première", assure Pierre Aliphat, délégué général à la Conférence des grandes écoles. Les business schools sont, par ailleurs, capables de se payer les grandes pointures de l'enseignement international et leur réseau d'anciens élèves surpasse celui des IAE, considère le délégué général. L'ouverture de l'enseignement à l'international demeure également un de leurs atouts majeurs. Mais les IAE ont, de leur côté, une bonne réputation en matière de recherche et de professionnalisation, et, argument non négligeable, leur coût n'a rien à voir avec celui des grandes écoles. "Nous faisons aussi bien avec un budget deux fois moindre ", n'hésite pas à affirmer Pierre Louart.

Alors qu'une école de commerce coûte de 6 000 à 11 000 euros par an, les étudiants des IAE paient les droits d'inscription universitaires (171 euros pour une année de licence, 231 euros pour une année de master) auxquels peuvent s'ajouter des frais complémentaires facultatifs qui n'excèdent pas, sauf exception, 900 euros par an.

Mathilde Gabillet, étudiante en deuxième année de master professionnel marketing et pratique commerciale à l'IAE de Paris (université de Panthéon-Sorbonne), s'était d'abord intéressée aux écoles de commerce. "Quand j'ai vu le coût ne serait-ce que des concours, j'ai laissé tomber, raconte-t-elle. Et puis je souhaitais rester dans le système universitaire pour être sûre de la valeur de mon diplôme. "

Si les IAE n'arrivent pas au niveau des HEC, Essec, ESCP-EAP, EM-Lyon et autre Edhec, les meilleurs d'entre eux prétendent rivaliser avec des écoles de très bon niveau comme Audencia Nantes ou l'ESC Grenoble. L'IAE d'Aix-en-Provence (université Paul-Cézanne) figure, avec l'IAE de Paris, parmi les plus renommés. Le premier a obtenu la certification européenne Equis et le second est en passe de l'obtenir. Ce label de qualité n'est détenu que par 118 établissements à travers le monde.

Pour disposer de plus de ressources, l'IAE d'Aix-en-Provence propose à ses étudiants en formation initiale des compléments d'enseignement facultatifs, sous forme de diplôme d'université facturé 3 700 euros (85 % des étudiants le prennent). "Mais, précise son directeur, Patrick Rousseau, tous les étudiants qui ont besoin d'uneformation et n'ont pas les moyens de la payer peuvent obtenir une dérogation sur dossier."

Quels sont les débouchés des IAE ? Les organisations publiques et territoriales, l'économie sociale, et principalement les PME mais aussi les grandes entreprises pour les instituts les plus importants. L'insertion de leurs diplômés est excellente et leur salaire de sortie ne sont pas très éloignés de ceux des grandes écoles de commerce.

Reste que, à l'heure de l'autonomie des universités et de la constitution des pôles de recherche et d'enseignement supérieur dont la vocation et de favoriser les relations des universités avec les organismes de recherche et les grandes écoles, les IAE craignent que leurs spécificités ne soient pas reconnues. "Le plus gros danger, analyse Patrick Rousseau, serait qu'on oublie les IAE dans le panorama des formations aux managements."


Sur le Web : Reseau-iae.org et Cge.asso.fr.


Martine Laronche

31 établissements en France, 37 000 étudiants

On dénombre 31 instituts d'administration des entreprises en France. Ils accueillent près de 37 000 étudiants dont environ 28 000 en formation initiale.

Un chiffre à comparer avec les écoles de commerce membres de la Conférence des grandes écoles qui comptent près de 80 000 étudiants, dont environ 46 000 dans le programme grande école.

Article paru dans l'édition du 01.12.09

 
Les IESG

L'ISEG Bordeaux fait partie d'un groupe d'écoles ISEG implantées dans 7 villes (Bordeaux, mais aussi Lille, Lyon , Nantes, Paris, Strasbourg et Toulouse) .

Le programme ISEG Sup' met en avant son orientation internationaleen dispensant certains cours en langue anglaise, en proposant des stages à l'étranger, des séjours d'études hors de l'héxagone, certains "doubles diplômes" aussi.

Il existe deux autres programmes : un spécialisé en marketing-communication, l'autre en finances-comptabilité. Le premer existe partour, le deuxième dans la moitié des écoles (dont Bordeaux)

De statut strictement privé, d'un coût de 5400 euros par an en

2008-2009 (plus les frais des séjours à l'étranger), le diplôme délivré n'est pas visé par l'Etat, et ne présente aucun label officiel (master, conférence des grandes écoles, AACSB, Equis, répertoire des certifications, ISO 2000...).

Ce sont des écoles "à recrutement normal niveau bac". On y entre en première année sur un concours national commun nommé "concours PRISM"

(site pour en savoir plus : www.concours-prism.com) . Les épreuves du concours : dossier + tests (notamment en langues) + entretiens de motivation. Possibilités d'admissions parallèles en deuxième, troisième ou quatrième années. Le concours PRISM est spécifique au programme "ISEG Sup". Pour les deux autres programmes précédemment signalés, le recrutement se fait localement.

 

 


 

 

QUELQUES ECOLES
1. l'ESA Paris :
Nom réel : ESA 3 Paris.
Ecole à recrutement niveau bac (concours indépendant)
Statut privé "pur et dur"
Droits de scolarité : 5850 euros par an
Délivre un diplôme de niveau bac + 5 qui est "certifié" (inscrit sur
le répertoire national des certifications professionnelles, le RNCP,
au niveau II )
Moyenne au bac des admis au concours d'entrée ; 11,9/20
45% des admis viennent du bacES, 20% de STG, 15% de S, 10% de L...
Classée 42e (sur 45 écoles classées), dans le palarès des écoles de
commerce à recutement niveau bac (revue L'Etudiant d'octobre 2010)

2. L'IDRAC
Ecole dispersée sur plusieurs villes : Paris, Nice, Montpellier,
Nantes, Grenoble, Toulouse, Lyon
A recrutement niveau bac sur concours national commun (banque d'épreuves "TEAM")
Statut privé "pur et dur"
Droits de scolarité : 6400 euros par an (sauf Lyon : 7500)
Délivre un diplôme de niveau bac + 5 à Lyon, bac +4 ailleurs, non labellisé
Part des ES parmi les admis : 55% (16% de STG, 25% de S, 4% de L ...)
L'IDRAC LYON EST RECONNUE PAR L'ETAT, les six autres non
Moyenne au bac des admis : 12,25 à Lyon, 11,68 dans les six autres
Classement dans le "palmarès précédemment signalé" : 28e (sur 45) pour
l'IDRAC Lyon, 42e pour les sux autres)

3. Négocia Paris :

Ecole de niveau bac + 5 mais avec un premier cycle bachelor (bac + 3)
qui peut etre une fin en soi, et un deuxième cycle complémentaire de
deux ans. On dit donc de cette école qu'elle est "bac + 3 + 2"
Statut : privée conslaire (dependant de la Chambre de comerce et
d'undustrie de Paris)
Recrute au niveau bac sur concours de la banque commune d'épreuves "Atout + 3"
63% de bacheliers ES parmi les admis (15% de STG, 17% de S, 5% de L ...)
Moyenne au bac des admis : 13,72/20
Ecole reconnue par l'Etat, délivrant un duoplîme visé par l'éétat,
ayant reçu l'habilitation pour délivrer le "bachelor" anglais
(équivalenct lucence pro) à bac + 3 et le master professionnel à bac +
5.
Classement dans le palmarès précédemment signalé : 3e (sur 45) pour la
"reconnaissance académique", 11e (sur 45) pour la "reconnaissance par
les milieux professionnels")

En d'autres termes, "il n'y a pas photo" : Négocia es un large cran au
dessus des autres, tant en ce qui concerne la reconnaissance
académique, que la reconnaissance par les professionnels (niveau des
salaires à la sortie, temps d'attente du premier emploi,etc.).
 
 
 

HEC Lausanne est sans conteste une des meilleures écoles de management d'Europe. Elle présente tous les labels qu'on est en droit d'exiger et figure en fort bonne position dans les classements internationaux. Bon à savoir : c'est une "école universitaire" : elle dépend de l'université de Lausanne. De statut privé, elle réclame des "frais de scolarité" qui ne sont "que" (à comparer aux 7000 à 10000 euros que réclament aujourd'hui la pluaprt des écoles de commerce française) d'environ 1200 à 1500 euros par an.

 

Elle recrute "niveau maturité" (équivalent du bac en Suisse) et propose divers parcours en deux cycles :

 

- Le cycle "bachelor" qui commence par un tronc commun de deux ans à orientation très quantitative (pas bons en maths : s'abstenir !), suivi d'une troisième année partiellement spécialisée : au choix soit le bachelor de management, soit celui (plus généraliste) d' économie politique.

- Une panoplie impressionnante de "masters" en deux ans supplémentaires sachant qu'il est possible de quitter l'école avec un simple bachelor

 

 

La procédure de sélection pour les candidats non détenteurs du bac suisse (la "maturité")  se fait en deux étapes :

 

1) Lettre de candidature (avec motivation ) + CV dans une première étape

2) Si retenu : examen de type "culture générale", qui se déroule en juin.

 

Bon à savoir : des annales avec corrigés sont disponibles gratuitement sur le site de l'établissement. http://www.hec.unil.ch/hec

 

Sur ce même site : les modalités d'inscription et de sélection, les divers programme, une présentation du (magnifique au bord du Lac

léman) campus, etc.