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ECOLES D'ART

 

 

Etudes d'arts : la passion ne suffit pas

 

Arts plastiques, arts appliqués, spectacle vivant: tous ces domaines ont connu au cours des dernières années une professionnalisation croissante. Si être créatif reste une condition sine qua non pour s'y faire une place, décrocher un diplôme est de plus en plus nécessaire. Alors que les formations les plus prestigieuses assurent une insertion professionnelle assez confortable, leur accès est extrêmement sélectif. Pour les heureux élus des grandes écoles du secteur comme pour les autres, les études serviront à se bâtir peu à peu un profil qu'ils pourront ensuite présenter dans leur book!

 

LES ARTS APPLIQUÉS

 

Dans les arts appliqués, la création artistique a un but fonctionnel et utilitaire. Elle est appliquée à un produit, une image ou un espace. Les études d'arts appliqués préparent notamment aux métiers du design, du graphisme et de l'architecture intérieure.

La Manaa: pour ceux qui n'ont pas le bac STI arts appliqués. Les formations supérieures en arts appliqués sont ouvertes à toutes les filières de bac. Le bac STI arts appliqués vous donnera cependant une longueur d'avance. Vous aurez un dossier de travaux personnels bien abouti à présenter lors des concours et serez dispensé de la mise à niveau en arts appliqués (Manaa), obligatoire pour tous les autres bacheliers voulant intégrer un BTS arts, un DMA (diplôme des métiers d'art) ou de nombreuses écoles d'art.

En une année, la Manaa allie théorie et pratique pour assurer l'acquisition d'une culture artistique et d'une expressivité plastique. Design de produit et d'espace, communication visuelle, création textile, tous les domaines des arts appliqués sont abordés. "La charge de travail est très élevée, préviennent Cécile et Évelyne, toutes deux enseignantes en Manaa au lycée La Martinière-Diderot de Lyon. Il y a jusqu'à 38 heures de cours par semaine, auxquelles s'ajoute du travail personnel." L'élève prend à sa charge l'achat du matériel et les sorties pédagogiques, soit un investissement initial de 500 euros, puis de 40 à 100 euros tous les mois.

La sélection à l'entrée en Manaa repose sur dossier scolaire et lettre de motivation. Très réputé, le lycée La Martinière, reçoit ainsi plus de 2000 candidatures pour 60 places. Attention, le passage en BTS dans l'établissement où vous effectuez votre Manaa n'est pas automatique.

BTS et DMA: les écoles supérieures d'arts. "On sort avec un métier dans les mains", témoigne Laure Boulard, titulaire d'un DMA art du bijou et du joyau de l'école Boulle à Paris, qui explique: "Aux cours de dessins d'art et techniques s'ajoutent de nombreux ateliers, tel celui de maquettage, où l'on fait des moules en cire." Très axés sur la pratique, les 11 BTS artistiques (design de produits, design d'espace, communication visuelle, etc.) et les 13 DMA (arts graphiques, décor architectural, régie de spectacle, etc.) couvrent tous les domaines des arts appliqués et se font en 2 ans après le bac.

Ceux qui sont préparés dans les prestigieuses écoles supérieures d'arts appliqués ont particulièrement la cote auprès des recruteurs. Ces dernières, toutes à Paris, ont chacune leur spécialité: architecture intérieure et ameublement à l'école Boulle, communication visuelle à Olivier de Serres, métiers du livre à Estienne, mode à Duperré. L'Esaat, à Roubaix, prépare elle aux métiers du textile. Proposant une scolarité très réputée et gratuite, la concurrence aux concours d'entrée de toutes ces écoles est sévère.

Après votre DMA ou BTS, vous pourrez prétendre à des emplois d'exécutants ou compléter votre cursus par un DSAA (diplôme supérieur d'arts appliqués) en 2 ans qui vous ouvrira des postes de conception artistique.

Les formations longues. Autre filière d'excellence: les Écoles nationales supérieures d'art. L'Ensad (Arts Déco de Paris), l'ENSBA (Beaux-Arts de Paris) et l'ENSCI-Les Ateliers jouissent d'une excellente réputation auprès des professionnels et délivrent leur propre diplôme de niveau bac+5.

Solide renommée, scolarité gratuite, petites promotions… la sélection est drastique et beaucoup de candidats suivent une formation, généralement privée, avant de postuler. "On peut réussir sans mais, dans certains cas, elle peut être utile, notamment pour aider les élèves à constituer un book présentable pour passer les concours, confie Alain Cadix, directeur de l'ENSCI, où 780 candidats s'inscrivent par an pour… 45 places. Il faut faire preuve de créativité, de sensibilité artistique et de qualités d'expression formelle. À partir de cartons, ficelles et pâte à modeler, on demande par exemple aux candidats de concevoir un objet. Puis ils tirent au sort un objet et ont un quart d'heure pour préparer un discours dessus. "

Les écoles consulaires et privées. De nombreuses écoles privées ou consulaires (dépendant des chambres de commerce et d'industrie) proposent des formations en arts appliqués débouchant sur un titre propre à l'école. Chacune fixe le programme, la durée de la formation, les conditions d'admission mais aussi le montant des frais de scolarité… jusqu'à 10000 euros l'année!

Plusieurs écoles jouissent d'une telle réputation auprès des professionnels que vous pouvez être sûr de la qualité de leur formation. Citons par exemple Supinfocom à Aulnoy-lez-Valenciennes et, à Paris, Les Gobelins-l'Ecole de l'image pour l'animation, l'Ecole Camondo ou l'Ecole bleue pour l'architecture intérieure, Strate Collège Designers en design - notamment automobile - ou encore l'ESAG-Penninghen pour le graphisme.

Pour les autres, renseignez-vous sur les programmes et leurs reconnaissances. De plus, certaines associations professionnelles délivrent aux formations des labels qui peuvent vous aider à vous y repérer. Ainsi, le Conseil français des architectes d'intérieur (CFAI) a accordé à treize écoles un label certifiant qu'elles répondent aux critères définis par la charte sur l'enseignement en architecture intérieure. Enfin, il existe un classement mondial des meilleures écoles de design réalisé par le site économique américain Business Week.

Quelles qualités pour les intégrer? Avant tout un bon coup de crayon. "Un film d'animation, c'est d'abord un storyboard. Le dessin papier reste donc la base, même si le produit final est à 100% nouvelles technologies, explique Moïra Marguin, responsable du département animation des Gobelins-l'Ecole de l'image. Passez le concours dès le bac pour vous rendre compte de ce que l'on attend de vous et vous préparer efficacement."

 

LES ARTS PLASTIQUES

 

Contrairement aux études d'arts appliqués, les formations d'arts plastiques placent la démarche artistique au cœur de la scolarité et forment de futurs plasticiens, sculpteurs ou galeristes. D'initiations techniques en ateliers pratiques, chacun dessine petit à petit le langage artistique qui lui est propre.

Les Beaux-Arts. L'enseignement se tient dans une cinquantaine d'écoles d'art appelées plus communément Beaux-Arts. Elles préparent les étudiants au DNAT (diplôme national d'arts et techniques) en 3 ans pour le cycle court, au DNAP (diplôme national d'arts plastiques) en 3 ans suivis du DNSEP (diplôme national supérieur d'expression plastique) en 2 ans pour le cycle long. Pour les intégrer, pas besoin de passer par une MANAA. Trois options sont proposées : art, design, communication. Petite révolution: de plus en plus d'écoles d'art s'alignent sur le système LMD et, pour répondre aux normes européennes de contenu de la formation en master, les étudiants doivent rédiger un mémoire de 100 à 200 pages.

Une insertion professionnelle difficile. Une étude de 2005 sur le devenir des diplômés du DNSEP de 2003 montre que, 30 mois après leur sortie, près d'un diplômé sur cinq était toujours en recherche d'emploi. Comme il est très rare de réussir à vivre de son travail artistique, beaucoup s'orientent donc vers l'enseignement ou l'animation culturelle.

 

LES ÉTUDES D'ART À L'UNIVERSITÉ

 

A l'université, les études d'art se caractérisent par une approche plus théorique que pratique. Les filières universitaires arts plastiques/arts appliqués sont les plus adaptés pour préparer les concours de l'Education nationale, CAPES (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré) d'arts plastiques et CAPET d'arts appliqués. Les licences d'arts du spectacle, danse, musique ou musicologie ne visent pas à faire de vous des comédiens ou des danseurs mais vous préparent à l'enseignement en articulant histoire, pratique et analyse des disciplines. Pour les arts appliqués et les métiers de la création, mieux vaut se tourner vers les écoles d'art.

 

LE SPECTACLE VIVANT

 

Les formations dispensées par les écoles supérieures du spectacle vivant conduisent aux métiers d'interprètes, d'enseignants, mais aussi chorégraphe, metteur en scène, directeur d'établissement d'enseignement artistique, et plus rarement technicien. Particularité des métiers du spectacle: seuls 43% des emplois sont à temps complet. Le statut d'intermittent est répandu. Les formations supérieures vous conduisent essentiellement vers le diplôme national supérieur professionnel (DNSP) d'interprète : musicien, comédien ou danseur, vers le diplôme d'Etat (DE) de professeur de musique ou de danse ou vers des diplômes d'établissement.

Le théâtre. Neuf écoles délivrent le DNSP de comédien, dont le prestigieux Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) de Paris, l'École supérieure d'art dramatique (Esad) du Théâtre national de Strasbourg ou l'École régionale d'acteurs de Cannes (Erac). "Si vous voulez postuler, intégrez le conservatoire dès le lycée et assistez souvent à des spectacles, conseille Éric Abadie, directeur de cette dernière. Travaillez les scènes, que vous présenterez au moins 3 ou 4 mois. On voit ceux qui ont commencé la semaine d'avant." Et quand on sait que pour 500 candidats par an, il y a… 14 places, on comprend pourquoi les cours privés (Florent, Simon…) fleurissent et assurent une bonne préparation aux concours des écoles.

La musique et la danse. Si vous rêvez de devenir musicien soliste ou de danser dans des ballets prestigieux, sachez que les conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et Lyon, le Centre national de danse contemporaine d'Angers, les écoles supérieures de danse de Cannes et de Marseille sont les plus renommés. Mais attention, pour devenir danseur classique, il faut s'y être pris dès l'enseignement primaire! "En première année, on enchaîne cours de danse classique, contemporaine, de pas de deux, auxquels s'ajoute une formation théorique en histoire de la danse, anatomie et formation musicale, se rappelle Julian, en quatrième année au Conservatoire de Lyon. La dernière année, on monte des spectacles avec le jeune ballet."

Solène L'Hénoret
Formations artistiques et culturelles 2010.pdf
 
Infographiste :  celui ou celle qui, dans le milieu de la pub ou de la com, sait créer des visuels à partir d'un ordinateur ... comment s'étonner que dans la génération des lycéens actuels, ils soient nombreux à envisager d'accéder à un tel métier ? Aptitudes réquises :

être rompu à l'art de savoir utiliser des logiciels complexes qui ne cessent d'être créées dans ce secteur d'activité, avoir un vrai tempérament créatif et artistique ! Le problème est qu'ils sont nombreux, trop nombreux même au regard des débouchés qui existent à l'issue des études. En outre, ces formations sont rarement publiques (donc le plus souvent privées, donc payantes, et délivrant fréquemment dans ce cas des "titres" qui n'ont aucune reconnaissance académique).

 

Les formations les plus appréciées par les employeurs sont celles dites de "communication audioviseulle". Il existe un BTS "métiers de l'audiovisuel", qui offre une option "exploitation et techniques d'ingéniérie" qui est bien ciblé sur ce métier. Ce BTS permet soit de s'insérer ensuite sur le martché de l'emploi, soit de tenter de prolonger vers le niveau licence, voire master. Attention : outre qu'il est assez rare et donc très sélectif, il n'est pas directement accessible à un bachelier ES (ni S, L, STG, STI ...) : seuls les bacheliers STD2A (design et arts appliquées) sont autorises à se porter candidfat pour une éventuelle admission directe. les autres (donc ton élève de terminale ES), doivent d'abord passer par une classe de MANAA ("mise à niveau en arts appliqués") et si ça marche bien peuvent espérer (aucune garantie) être admis en première année de ce BTS.

 

Deux écoles publiques parisiennes hyper réputées : l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, et "Gobelins-l'Ecole de l'image) ; mêmes conditions d'admission via la MANAA que pour le BTS pré cité). Autre possibilité : cette spécialité est proposée dans plusieurs écoles des Beaux-Arts. et bien sur, plein d'écoles privées, de toutes qualités et réputations, qui surfent sur la grosse vague d'une demande en forte expansion peu prise en compte par le service public. Une de ces écoles semble "sortir du lot" :

Supinfogame.

"Le design, un travail d'équipe qui mêle plusieurs disciplines"

 

 

L'Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI) œuvre à la reconnaissance du design comme facteur-clé de la compétitivité des entreprises et de l'innovation économique, sociale et culturelle. Sa présidente, Anne-Marie Boutin, revient sur des métiers et formations du design qu'elle répertorie par ailleurs sur son site.

Le mot "design" attire de nombreux étudiants. Comment le définir?

Contrairement à ce que l'on imagine, le design n'est pas un métier purement artistique et centré sur l'esthétique. Il consiste à trouver des solutions optimales aux besoins des utilisateurs. Le design packaging, qui cherche à créer de nouveaux types d'emballage et d'ouverture, met ainsi en jeu des questions de sécurité et d'hygiène.

Selon quels critères choisir sa formation en design?

Intéressez-vous seulement aux écoles qui proposent un titre enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), car c'est une garantie de sérieux. Sachez par ailleurs qu'on ne devient pas designer en 2 ans. La formation doit durer au moins 4 ou 5 ans. Globalement, méfiez-vous des formations tape-à-l'œil. En France, il y a de très bonnes formations de design: l'ENSCI-Les Ateliers, les écoles d'arts appliqués, l'École de design de Nantes-Atlantique, l'ISD de Valenciennes, Strate Collège Designers, l'Esad de Saint-Étienne, etc.

Comment choisir son école?

Renseignez-vous sur les spécialités des établissements en consultant leur site Internet. Par ailleurs, certaines écoles de design se regroupent avec des écoles d'ingénieurs et de management pour créer des formations communes, comme l'ENSCI-Les Ateliers avec l'École Centrale Paris. Car le design est un travail d'équipe et de projet, qui associe différentes disciplines. Enfin, ne choisissez pas votre école sur catalogue. Profitez des journées portes ouvertes pour aller sur place et poser des questions.

 

 

Seize écoles d'art au banc d'essai

 

 

Article du Monde paru dans l'édition du 27.10.10

Nous présentons seize écoles d'art, en Europe, souvent citées pour leur influence. L'exercice est fragile et d'autres lieux mériteraient de figurer ici. Cette sélection vise surtout à définirdes critères de qualité. Une bonne école est souvent implantée dans une ville qui jouit d'une effervescence artistique. Londres est ainsi la place forte de l'enseignement, même si la vie y est chère. Une bonne école a rarement moins de 300 élèves ; en dessous, elle manque de vie, de diversité, de moyens. Elle dispose de vastes locaux, d'un matériel performant, a créé un lieu d'exposition qui fait parler, a tissé des liens avec des entreprises. Une bonne école attire des étudiants étrangers. Elle a des professeurs qui possèdent un précieux carnet d'adresses. Résultat ? Sa liste d'élèves qui ont « réussi » a de l'allure

Allemagne

Kunstakademie de Düsseldorf Création : 1773

Etudiants : 340

Disciplines : architecture, sculpture, décors, vidéo, peinture, photographie

 

 

Kunstakademie-duesseldorf.de

Cette école est hantée par des artistes illustres. Joseph Beuys ou Gerhard Richter y ont été élèves. Le couple d'enseignants Bernd et Hilla Becher a formé une génération de photographes dits « objectifs » qui ont marqué les trente dernières années, comme Thomas Ruff, Andreas Gursky, Thomas Struth. Gursky ou Richard Deacon y enseignent.

Allemagne

 

 

Hochschule für Grafik und Buch-kunst, à Leipzig

Création : 1764

Etudiants : 550

Coût : 178 € par an

Disciplines : peinture, livre et design graphiques, photographie, art multimédia, organisation d'expositions...

 

 

Hgb-leipzig.de

 

 

Cette école d'arts visuels était la plus prestigieuse de l'ex-Allemagne de l'Est. Elle a gardé sa réputation, notamment avec Neo Rauch comme enseignant. Seule école en Allemagne à proposer un master en organisation d'expositions.

Allemagne

 

 

Universität der Kunste de Berlin

Création : 1975

Etudiants : 800

Coût : 500 € par an

Disciplines : art, architecture média et design, musique, art de la performance.

 

 

Udk-berlin.de

Sans doute, si l'on ne prend que l'Allemagne, les écoles d'art de Munich ou de Francfort sont-elles aujourd'hui plus excitantes, mais celle de Berlin profite de son ancrage dans Berlin. La capitale allemande attire en effet des artistes et jeunes créateurs du monde entier en raison de son bouillonnement culturel et de logements abordables. Georg Baselitz, Tony Cragg ou Valérie Favre y enseignent.

Belgique

 

 

La Cambre, Ecole supérieure des arts visuels, à Bruxelles

Création : 1926

Etudiants : 631

Coût : 350 € ou 454 € par an.

Disciplines : peinture, photographie, architecture d'intérieur, design, musique, cinéma d'animation, mode...

 

 

Lacambre.be

Sans doute la meilleure école de Belgique, La Cambre poursuit la tradition d'un pays réputé pour les arts appliqués. D'où une multitude de sections. Les artistes Olivier Strebelle, Marie Rosen en sont sortis. Maxime Kapusciak, diplômé, apprécie la « communication saine entre l'administration, la direction et les étudiants ».

Finlande

 

 

Aalto University, School of Art and Design, à Helsinki

Création : 1871

Etudiants : 1944

Coût : 92 € par an

Disciplines : cinéma et télévision, médias, design, art, art et médias

 

 

Taik.fi

Des jeunes de cinquante nationalités, dont l'anglais est la langue de partage, font le voyage à Helsinki, pour étudier dans une école dont la réputation dans le design reste forte. Elle nourrit des partenariats avec des entreprises. Ses trois valeurs sont « la satisfaction de l'étudiant, la joie de coopérer et l'esprit créatif ».

France

 

 

Ecole nationale des beaux-arts de Lyon

 

 

Création : 1756

Etudiant : 330

Coût : 315 € par an.

Disciplines : art, design d'espace(s), -design graphique, design textile.

 

 

Enba-lyon.fr

L'école française qui a le plus gagné en réputation depuis cinq ans, attirant un nombre croissant d'étudiants. Elle profite aussi du dynamisme de Lyon, de ses biennales d'art et de danse notamment. En 2007, l'école a créé un pôle d'arts visuels sur plus de 10 000m2.

France

 

 

Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris

Création : 1766

Etudiants : 700

Coût : 360 € par an

Disciplines : dix spécialités dont design graphique/multimédia, design vêtement, photo/vidéo, scénographie

 

 

Ensad.fr

La grande école d'arts appliqués en France, la plus grosse aussi, avec des disciplines à n'en plus finir, des équipements de qualité et une liste d'anciens étudiants prestigieux - Annette Messager, Jean-Paul Goude, Claude Closky, Pierre Huyghe, Xavier Veilhan... Une école qui se maintient malgré ses pesanteurs, qui dort un peu, desservie par un médiocre bâtiment signé Philippe Starck, peu propice aux rencontres.

France

 

 

Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson, à Nice

Création : 1972

Etudiants : 200

Coût : 350 €

Disciplines : art.

 

 

Villa-arson.org

L'école, perchée sur une colline de Nice, logée dans un bâtiment qui a du caractère, propose une option unique « Art », ce qui est clair et net. Sa réputation est pointue, tout comme celle du centre d'art qui lui est adossé. « Elle est une vraie école de la vie, très difficile mais très formatrice », commente la diplômée Charlotte Pringuey. Un peu en retrait, la Villa Arson devrait reprendre des couleurs avec l'arrivée à sa tête, en septembre, d'Yves Robert, ancien directeur de l'école de Lyon, dont il a fait un lieu d'excellence.

France

 

 

Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris

Création : 1863

Etudiants : 530

Coût : 350 € par an

Disciplines : art

 

 

www.ensba.fr

France

 

 

Ecole nationale supérieure de création industrielle, Paris

Création: 1982

Etudiants : 260

Coût : 342 € par an

Disciplines: design industriel, textile...

 

 

Ensci.com

L'Ensci est la principale école de design en France. En sont sortis Elsa Francès, Jérémy Bataillou, Mathieu Lehanneur, Jean-Marie Massaud, ou Patrick Jouin. L'école publie sur son site Web une sélection des mémoires de fin d'études. Elle est une des rares écoles ouverte aux étudiants 24 heures sur 24. L'Ensci est un lieu de vie où l'étudiant devient progressivement professionnel.

France

 

 

Ecole supérieure des beaux-arts de Nantes

Création : 1904

Etudiants : 192

Coût : 309 € par an

Disciplines : art, multimédia...

 

 

Esba-nantes.fr

Pays-Bas

 

 

Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam

Création : 1924

Etudiants : 943

Coût : 1 672 € à 4 104 € par an

Disciplines : design graphique, mode, bijoux, photographie...

 

 

Gerritrietveldacademie.nl

L'école la plus prestigieuse des Pays-Bas, une des meilleures en Europe. Sa philosophie est de favoriser l'expérimentation et le projet personnel de l'étudiant. Les photographes Rineke Dijkstra et Inez van Lamsweerde en sont sorties. Jonathan Meese y enseigne. 45 % des étudiants sont étrangers, venant de plus de 60 pays. Une valeur sûre.

Royaume-Uni

Royal College of Art, à Londres

 

 

Création : 1837

Etudiants : 920

Coût : gratuit

Disciplines : 22 spécialités, dont art, animation, architecture, textile, commissariat d'exposition...

 

 

Rca.ac.uk

David Hockney, Henri Moore ou le cinéaste Ridley Scott sont sortis de cette institution prestigieuse, qui, avec le Goldsmiths College (Damien Hirst et la plupart des « jeunes artistes britanniques ») et Central Saint Martins, font de Londres « la » capitale des écoles d'art. Très réputée dans le graphisme.

Royaume-Uni

 

 

Central Saint Martins College of Art and Design, à Londres

Création : 1989

Etudiants : 4 700

Coût : de 2 000 € à 14 000€.

Disciplines : mode, art, design graphique, multimédia, théâtre et performance, design

 

 

Csm.arts.ac.uk

Suisse

 

 

Ecole cantonale d'art de Lausanne

Création : 1821

Etudiants : 574

Coût : 700 € par an

Disciplines : arts visuels, communication visuelle, design industriel, cinéma, design et industrie du luxe.

 

 

Ecal.ch

Lausanne n'est pas une capitale. Alors, la ville et le canton ont misé gros pour faire de leur école une des plus recherchées au monde. Un bâtiment impressionnant, du matériel de qualité, des intervenants prestigieux, une vaste galerie d'exposition, des liens avec des entreprises font le succès d'une école qui a une solide réputation dans le design et les arts visuels.

Suisse

 

 

Haute Ecole d'art et de design, à Genève

Création : 2006

Etudiants : 719

Coût : 800 € par an

Disciplines : arts visuels, cinéma, design.

 

 

Head.hesge.ch

Genève invite 450 intervenants par an, qui contribuent à bâtir la réputation d'une école bien équipée mais encore discrète, et qui attire 45% d'étudiants étrangers. Pour Dorothée Loustalot, diplômée, Genève reste « à taille humaine ».

 

 

MODALITES D'ENTREE

 

 

Comment entrer dans une école d'art ?

Par examen ou concours. Les candidats doivent être titulaires du baccalauréat ; de rares dérogations peuvent être accordées. Les inscriptions se font autour du mois de mars. Le concours se compose d'épreuves d'art plastique et de dessin, de culture générale et de langue étrangère, suivies de la présentation d'un dossier de travaux personnels et d'un entretien avec un jury composé de professeurs de l'école.

Le bac suffit-il ?

45 % des reçus n'ont que le bac. Mais le concours est très sélectif, surtout dans les écoles jugées prestigieuses. 80 des 800 candidats sont pris aux Beaux-Arts de Paris. Aussi des étudiants entrent-ils parfois dans une école avec un diplôme universitaire, qui permet une équivalence. Surtout, nombre d'étudiants s'inscrivent d'abord en classe préparatoire, publique ou privée, avant de tenter leur chance dans plusieurs écoles.

Combien existe-t-il d'écoles?

Il existe 59 écoles supérieures d'art en France, qui accueillent quelque 11 000 élèves, dont deuxtiers environ de filles. La plupart des écoles sont gérées par les municipalités. Quelques-unes sont régionales. Douze sont financées par l'Etat : l'Ecole photo d'Arles, ainsi que Bourges, Paris-Cergy, Dijon, Limoges-Aubusson, Lyon, Nancy, Nice, Le Fresnoy à Tourcoing, et enfin trois écoles à Paris : Ensad, Beaux-Arts et Ensci (design).

Comment faire le tri ?

Il existe une grande disparité de moyens entre les 59 écoles. Et une école nationale n'est pas toujours plus riche ou meilleure qu'une école en région. Plus d'informations sur le site de l'Association nationale des directeurs d'écoles d'art, Andea.fr

MANAGEMENT DE LA MODE

 

Regardons donc ce qui existe du côté des formations au "management de la mode". C'est ainsi qu'elles sont nommées dans les nomenclatures officielles.Il en existe une bonne douzaine, mais presque totes situées en région parisienne. A Lyon, il ne semble y avoir qu'une seule école de ce type : "Supdemod" (!). Située 10 rue des Marronniers dans le deuxième arrndissement (site : www.studio-bercot.com) , elle recrute sur procédure de sélection (entretien et dossier), et forme en en vue d'un "certificat en marketing de la mode" (ce que recherche votre élève) qui est un titre maison et non un diplôme officiel.

Recrutement à bac + 2 (après une L2, un BTS ou DUT) pour une année de formation.

Possibilité de commencer, dans la même école, par une première étape post bac : un BTS stylisme de mode suivi de cette année de spécialiation au amrketing de la mde. Attention : pur les bacheiers "non arts appliqués" (les ES donc), c'est un BTS en trois ans avec une année de mse à niveau préalable obligatoire. Rien n'oblige à ce que ce BTS soit préparé à ESMOD : on pejut le faire dans un autre établissement, et y venir pour l'année de spécialation.

Savoir que les places sont rares dans les lycées publics préparant au BTS signalé. Plus fréquentes... mais chères, dans les écoles privées.

A l'ESMOD, une année de formation au BTS stylisme de mode (qui demande donc 3 ans : une année de mise à niveau + 2 ans) coûte 5300 euros. Et l'année post BTS de spéciaiation au marketing de la ode coûe 4500 euros + 900 euros de frais d'inscription (chiffres pouir 2009-2010)

A lire, dans la collection L'Etudiant, un petit bouquin très complet sur le sujet : "Métiers de la mode" (avec toutes les formations, de bac - 3 à bac + 7).

Bacs: L, ES, S, STI arts appliqués - Insertion professionnelle : moyenne

 

Se former aux métiers de la mode et du luxe : créatifs et managers demandés

 

 

Lorsque l'on évoque la mode, le luxe et le textile, ce sont des images de défilés qui viennent à l'esprit. Mais ce n'est qu'une infime part de ce monde. "C'est un univers qui attire mais par la petite partie visible, celle des grands couturiers, explique Sylvie Ebel, directrice générale adjointe de l'IFM (Institut français de la mode). Ainsi, beaucoup de jeunes intègrent une école de création mais l'offre est insuffisante pour tous ces candidats. Or il existe d'autres métiers passionnants, associant le côté créatif à d'autres compétences." Un constat qui a poussé l'IFM à proposer aux lycéens des semaines de familiarisation l'été.

PLÉTHORE DE FORMATIONS

Malgré le manque de débouchés, des formations en création ont fleuri partout en France et à l'étranger, dont une poignée tient le haut du pavé. À Paris, capitale de la mode, se trouvent ainsi l'Institut français de la mode, l'Atelier Chardon Savard, l'École de la Chambre syndicale de la couture parisienne, l'École Duperré, le Studio Berçot et l'Esmod (aussi présente à Bordeaux, Lyon, Rennes, etc.)… En Europe, se distinguent les célèbres Saint Martins College of Art et Royal College of Art, à Londres ainsi que La Cambre, à Bruxelles. Il existe également un BTS design de mode, textile et environnement. Dans le textile, les formations sont beaucoup plus techniques, à l'image de la grande école d'ingénieurs du secteur, l'Ensait (École nationale supérieure des arts et industries textiles), à Roubaix.

COMMENT CHOISIR ?

Il est essentiel de bien identifier la vocation de chaque formation : est-elle axée créations haut de gamme ou grand public (on dit "mainstream") ? Y apprend-on à créer selon ses propres critères ou selon les contraintes liées au marché ? "La mode, aujourd'hui, est plus une industrie qu'un art, prévient Mathieu Forestier, directeur associé du bureau de style White Sky. Peu d'écoles transmettent cet état de fait ; du coup, les jeunes ont du mal à accepter les contraintes économiques, à comprendre ce qu'est une marque, à quelles règles elle répond…"

De l'avis des recruteurs, la meilleure formation est… d'en suivre plusieurs, chacune apportant un aspect intéressant au CV. Picorer dans différents types de cursus, s'intéresser aux aspects créatifs mais aussi au reste, passer quelques mois à l'étranger pour s'ouvrir à d'autres méthodes, développer un réseau… Les premières expériences dans le monde de la mode, du luxe et du textile serviront à s'y faire une place, si possible la plus proche de ses ambitions initiales.

UN DÉVOUEMENT SANS BORNES

Souvent, les débuts de carrière dans ces domaines sont difficiles : l'acharnement y est roi et les salaires, souvent bas. "Pour être styliste, il faut être prêt à travailler 14 heures par jour et le week-end en période de collection, souligne Laura Vernier, du cabinet de recrutement Jouve et Associés. Il faut pouvoir tenir le rythme, physiquement et psychologiquement. Et pour ça, il faut avoir la vocation !" Il faut être capable de se passionner pour tel type de vêtements, pour tel tissu, de visiter des musées et des magasins, de multiplier les stages à n'importe quel poste…

Diplômée de Lisaa (Institut supérieur des arts appliqués) et des Ateliers Saint-Sabin, Eva Tchoulfayan est ainsi entrée dans la vie active par des postes temporaires: "J'ai été enquêtrice, scénographe, assistante dans un showroom… Puis, j'ai décroché un poste dans une entreprise italienne fabriquant des tissus haut de gamme. Cette expérience a été passionnante car, même si les délais étaient très serrés, j'étais à la fois designer textile et assistante de production. Je touchais à tout." Au bout de deux ans et demi, elle décide de rentrer en France. "Aujourd'hui, je travaille chez un éditeur de tissus: je reçois les clients, je les conseille, je fais des recherches selon leurs demandes… C'est un travail qui demande de l'imagination mais aussi une bonne capacité d'appréhension de leurs attentes et de leurs goûts."

Mélanie Lemaire

 

Le luxe recrute des profils bien spécifiques

 

 

Secteur au-delà de la mode, le luxe est réservé aux artisans et aux spécialistes du marketing formés dans de grandes écoles de commerce ou à l'université. Une école spécialisée en cinq ans après le bac, l'Ecole internationale de marketing du luxe, a même vu le jour l'année dernière. Les autres formations spécialisées sont des masters tels l'International Luxury Brand Management (Essec), Innovation design, luxe (Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Management du luxe (ESG) et le pionnier qu'est Sup de Luxe (EDC) créé en 1990. "A l'époque, nous ne trouvions pas de jeunes formés à notre univers. Ils étaient intelligents, bien formés mais nous passions trop de temps à leur apprendre notre métier", se souvient Alain Dominique Perrin, fondateur du master, mais surtout patron emblématique de Cartier et aujourd'hui administrateur exécutif de la Compagnie Financière Richemont, n°2 mondial du luxe. Il décide donc de créer ce qui était à l'époque une chaire Cartier pour former en 1 an des jeunes de niveau bac+3 et plus en "leur faisant rencontrer tout ceux qui comptent dans le secteur. Ils ont aussi à réaliser un mémoire pour le compte d'un grand du luxe qui leur en ouvrira souvent les portes".

Mais, comme se le demande Alain Dominique Perrin, où commence et où finit le luxe?: "La mode est-elle du luxe? C'est un univers proche mais il lui manque la durabilité du luxe dont les grandes marques sont historiques quand les modes peuvent certes durer longtemps (Dior, Chanel) mais aussi disparaître (Jacques Fath) ou renaître de leurs cendres (Balanciaga). La mode se démode par nature quand le luxe est éternel…"

Olivier Rollot