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SES MASSENA

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LES CLASSES PREPA POUR LES ES
 

Prépas : objectif grandes écoles

 

Les bacheliers se détourneraient-ils des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ? En tout cas, en 2010, ils ont été 5 % de moins que l'année précédente à placer les classes prépas en premier vœu sur le site admission-postbac. La baisse est particulièrement sensible dans les prépas économiques et commerciales (– 8,9 %), devant les prépas scientifiques (– 4,3 %). Seules les prépas littéraires progressent, avec + 2,3 %. Même si, en définitive, la baisse d'effectifs a été finalement quasi nulle (0,5 % soit 400 inscrits), ce chiffre n'en est pas moins significatif après des années de croissance qui ont vu les effectifs augmenter de plus de 10000 élèves (+ 13,8 %) en 10 ans. En tout 409 lycées possèdent une ou plusieurs des 2152 classes prépas françaises qui reçoivent plus de 81000 élèves : 60 % dans les prépas scientifiques, 26 % dans les commerciales et 14 % dans les littéraires.

 

 

POURQUOI ALLER EN PRÉPA ?

 

 

Et il est vrai qu'il y a de quoi s'interroger sur l'intérêt qu'il y a d'aller en prépa quand les écoles post-bac n'ont parfois plus rien à envier aux post-prépas, quand ces dernières sont de plus en plus ouvertes aux titulaires d'une licence, d'un BTS ou encore d'un DUT par le biais des admissions parallèles. Autant de manière de contourner des prépas qui n'en donnent pas moin accès à une large palette d'écoles quand les écoles post-bac obligent à faire un choix tout de suite.

Sans parler de l'extraordinaire entraînement intellectuel que représente la prépa… à condition d'en sortir intact. "Quand ils arrivent chez nous, les élèves de prépa ont vraiment besoin de se reposer, de se lâcher", commente Denis Lapert, directeur de Télécom École de management à Paris. "Il ne faut pas prendre la prépa comme une obligation. Il faut que ce soit jubilatoire!", conclut Pascal Morand, directeur général d'ESCP Europe, dont une bonne partie des élèves vient de pays européens qui ignorent tout de nos prépas.

 

 

LA PRÉPA EST-ELLE FAITE POUR VOUS ?

 

"Les prépas sont un moyen privilégié de travailler intensément sur des matières distinctes en un temps limité. Et aujourd'hui, c'est comme cela qu'il faut travailler dans les entreprises. Même si les prépas ne sont pas pour autant le seul moyen d'y parvenir", reprend Pascal Morand. Dans une étude très intéressante publiée en 2009 sur le devenir des étudiants, l'académie de Dijon traçait ainsi le "portrait type" des élèves de prépas: "Les étudiants de CPGE sont beaucoup plus jeunes que les autres. Ils ont obtenu 4 fois plus souvent une mention "bien" ou "très bien" que les étudiants de l'enquête. Près des deux tiers sont titulaires du bac S. Un tiers d'entre eux quittent l'académie."

Au niveau national, plus de 60 % des bacheliers qui entrent aujourd'hui en prépas ont eu un bac général avec au moins une mention " bien" et plus d'un quart a eu une mention "très bien". Quasi hégémoniques dans les prépas scientifiques (95,2%), les titulaires du bac S représentent la moitié des élèves en prépa commerciale et près d'un quart dans les littéraires. Plus de la moitié sont issus de milieux favorisés (54,2%, contre 28% pour l'ensemble des bacheliers) et les garçons sont majoritaires, avec 58% des effectifs.

 

 

COMMENT POSTULER ?

 

Comme pour la grande majorité des formations, l'admission en prépas se fait sur le site admission-postbac.fr. "N'hésitez pas à postuler une très bonne prépa, conseille donc Patrice Corre, proviseur du très prestigieux lycée Henri-IV, à Paris. Le système admission-postbac vous donne plusieurs cartouches et il serait dommage de ne pas en griller une pour demander un très bon lycée dans lequel vous pourriez, pourquoi pas, être reçu. Évitez l'autocensure!" Pour en savoir plus sur les prépas, vous pouvez consulter le site des associations de professeurs de classes préparatoires et ses excellents forums.

 

 

COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL TRAVAILLER CHAQUE SEMAINE ?

 

En 1re année de prépa éco option scientifique sont dispensées 30 heures de cours (dont 9 heures de maths !) par semaine. En prépa lettres et lettres et sciences sociales, vous n'en aurez que 27. S'y ajoutent devoirs surveillés, "colles" orales et concours blancs. En tout, c'est plus de 60 heures de travail hebdomadaire qu'il faut fournir.

 

 

QUE FAIRE EN CAS D'ÉCHEC ?

 

80 % des étudiants de 1re année de prépa poursuivent en 2e. Avec de fortes disparités selon les filières. Alors que 18 % des élèves des prépas commerciales ne poursuivent pas en 2e année, c'est le cas de 21 % des scientifiques et de… 45 % des littéraires ! Dans le cadre du LMD, la 1re année de prépa est prise en compte à hauteur de 60 crédits, qui peuvent être transférés dans d'autres cursus, mais sans automaticité. Cependant, même en ayant échoué ou abandonné, les élèves de prépas sont appréciés et poursuivent généralement leur cursus sans problème pour peu qu'ils n'aient pas été… dégoûtés des études!

 

 

DE QUAND DATE LA CREATION DES PRÉPAS ?

 

La création des premières classes prépas telles que nous les connaissons aujourd'hui Bruno Belhoste, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris X Nanterre à 1809. En 1960 elles ne comptent que 10 000 élèves comme en… 1890 ! C'est alors que commencent vraiment à se développer les classes préparatoires littéraires et surtout économiques et commerciales. Tout l'historique sur le site de Bruno Belhoste, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris X Nanterre.

 

 

QUELLES SONT LES CLASSES PRÉPAS ÉCONOMIQUES ?

 

8 900 élèves inscrits en 2e année de prépa économique se disputent chaque année 7 900 places au sein des 37 écoles accessibles via le Système d'intégration aux grandes écoles de management (Sigem) des concours BCE (HEC, Essec, Edhec, etc.) et Ecricome (Euromed, ICN, etc.). S'ils ne sont pas les seuls à s'inscrire (il y a eu 9631 candidats en tout, en 2010), ils trouvent largement une orientation qui leur convient et ne sont que 9% à préférer redoubler leur 2e année.

Il existe en tout 3 prépas économiques, que se partagent quasi équitablement bacheliers S (47 % des effectifs) et ES (42 %), les STG (9 %) venant compléter les effectifs:

  • menant aux toutes meilleures écoles, l'option "scientifique" est réservée aux bacheliers S et aux ES excellents en maths;

  • les bacheliers ES auront plus de chances de réussite dans l'option "économique", également ouverte aux L spécialité mathématiques, qui mène à toutes les écoles;

  • les STG passeront, eux, par l'option "technologique" qui, si elle permet très rarement d'intégrer HEC ou l'EM Lyon, donne plus largement accès à des écoles de milieu de classement.

 

 

QUELLES SONT LES CLASSES PRÉPAS LITTÉRAIRES ?

 

Surnommées au début du XXe siècle "hypokhâgne" ("hypo" pour "avant") et "khâgne" en référence au supposé caractère cagneux (genoux tournés vers l'intérieur) des élèves préparant l'École normale supérieure (ENS) de Paris, les deux années de classes prépas littéraires sont terriblement difficiles: près de la moitié des élèves abandonne avant la fin de la 1re année, un quart redouble la 2e. Il faut dire qu'au bout de l'effort il n'y a que 250 places dans les Écoles normales supérieures pour… 5000 candidats en prépa. Mais une réforme élargit cette année les débouchés de la banque d'épreuves littéraires (BEL) des ENS de Paris et Lyon aux 31 grandes écoles de commerce des concours Ecricome et BCE (dont HEC, l'Essec ou l'Edhec) ainsi qu'à 6 IEP, à l'Isit, l'Esit, l'Ismapp, l'École des Chartes et le Celsa.

Deux grandes prépas représentent la très grande majorité des 11 500 élèves des classes littéraires:

  • les prépas A/L, les plus littéraires des prépas, mènent soit au concours d'entrée à l'ENS de Paris (lettres classiques), soit à celle de Lyon (lettres modernes);

  • les prépas B/L lettres et sciences sociales, ouvertes aux littéraires pas complètement réfractaires aux maths, préparent aux ENS de Paris, Lyon et Cachan. Leurs élèves sont également très appréciés dans les écoles de commerce.

  • S'y ajoutent trois "petites" prépas que sont les prépas Chartes (École nationale des Chartes, moins de 200 élèves), les prépas Saint-Cyr lettres permettent de postuler à l'École militaire de Saint-Cyr (moins de 150 élèves) et les prépas artistiques mènent à l'ENS de Cachan.

 

 

EXISTE-T-IL D'AUTRES PRÉPAS ?

 

Les classes préparatoires aux études supérieures (CPES) recrutent des bacheliers généraux, généralement boursiers et issus de quartiers sensibles, pour les préparer en 1 an à intégrer des prépas. Il en existe aujourd'hui une dizaine en France, dont une à Henri-IV, à Paris.

Enfin, les prépas se multiplient aujourd'hui dans les universités, que ce soit en région parisienne (Jussieu et Orsay), à Toulouse ou à Nancy. S'il n'existe pas de programme national, elles s'organisent généralement dans le cadre d'une licence scientifique au sein de laquelle les élèves suivent des compléments de formation.

Olivier Rollot

 

 

Il y a prépa et… prépas

 

 

Vous avez peu de chances d'intégrer l'École polytechnique (surnommée l'"X") si vous ne sortez pas de l'une des 40 meilleures prépas, parmi lesquelles celles de Sainte-Geneviève et Hoche, à Versailles, Henri-IV et Louis-Le-Grand, à Paris. Des lycées parisiens essentiellement, puisque 7 des 10 meilleures prépas MP (maths-physique) sont en Île-de-France et que seuls Les Lazaristes et Le Parc (Lyon) et Pierre-de-Fermat (Toulouse) se mêlaient au match à l'entrée à Polytechnique en 2009. Sachez que plus de 200 écoles d'ingénieurs sont habilitées à remettre le diplôme. Vérifiez avant de vous inscrire à un concours que vous ne risquez pas de vous retrouver, suite à votre classement, dans une école qui ne vous intéresse pas.

De la même façon, il est peu probable que vous entriez à HEC ou à l'Essec si vous n'êtes pas issu de l'une des 37 meilleures prépas qui ont intégré au moins un élève à HEC en 2009. Au sein desquelles Sainte-Geneviève, à Versailles, Ipesup et Louis-le-Grand, à Paris, mènent la danse. Et si vous visez un ni--veau en dessous, c'est-à-dire le " top 6 ", qui inclut Audencia, l'Edhec, l'EM Lyon et ESCP Europe, vous avez déjà un éventail plus large, puisque seules 15 prépas éco voie scientifique sur 102 n'y ont intégré aucun élève en 2009.

 

 

Les grandes filières de l'enseignement supérieur

 

 

LES CLASSES PREPARATOIRES ECONOMIQUES ET COMMERCIALES : UNE FILIERE D’EXCELLENCE POUR LES BACHELIERS ES
 
 

Les classes préparatoires économiques et commerciales préparent en deux ans les étudiants aux concours des Ecoles de management. Puis, après trois ans d’études dans ces Ecoles, à des emplois de cadres tertiaires dans les entreprises dans des domaines très variés, notamment l’audit, la finance, le marketing, la gestion.

Ces classes présentent une originalité assez forte par rapport aux autres classes préparatoires, celle d’être organisées en fonction des bacs d’origine : une option scientifique pour les bacs S, option économique pour les bacs ES, option technologique pour les bacs STG (sciences et techniques de gestion). Dans chacune de ces classes, il y a des enseignements identiques (lettres, philosophie, langues vivantes) et des enseignements spécifiques adaptés au bac d’origine.

 

 

Il y a aujourd’hui une forte demande pour ces classes préparatoires.

 

On peut d’abord remarquer que la CPGE économique est la première destination des bacheliers ES qui entrent dans une classe préparatoire. La répartition des bacheliers ES inscrits en classes préparatoires est la suivante : un peu plus de 60% (61%) sont inscrits en prépas économiques, 10% en prépas ENS Cachan, 23% en prépas littéraires A/L et 5% en prépas B/L.

Tous les ans, entre 3600 et 3700 bacheliers s’inscrivent en CPGE économique, soit un peu plus de 4% des bacheliers ES mais la tendance actuelle, c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux à postuler. Ainsi, en 2007, 9500 bacheliers ES (un peu plus de 10% des bacheliers) ont postulé pour entrer en CPGE économique (2000 de plus qu’en 2005), 4745 soit 49% (58% en 2005) ont été admis dans une classe préparatoire économique et 3789 se sont finalement inscrits. On a donc une sélectivité de plus en plus forte car la demande augmente sans augmentation de l’offre.

Aujourd’hui, l’option économique représente 43% des effectifs des CPGE EC contre 49% pour l’option scientifique et 8% pour l’option technologique. Cela signifie que sur 10 candidats aux concours des Ecoles de management, 4 sont des bacheliers ES et que sur 10 cadres recrutés par les entreprises à la sortie de ces Ecoles, 4 sont des bacheliers ES.

Ces statistiques démentent les propos du ministre de l’éducation nationale selon lesquels les bacheliers ES n’accéderaient pas à des filières d’excellence (et ces CPGE et ces Ecoles ne sont pas les seules filières d’excellence des bacheliers ES) et également les propos de certains groupes de pression selon lesquels l’image de l’entreprise serait dévalorisée dans l’enseignement des SES.

Comment expliquer cette relative attractivité ? Evidemment, d’abord, par les débouchés professionnels offerts par les Ecoles de management, par la formation proposée et par les résultats très satisfaisants aux concours des Ecoles.

Les débouchés professionnels sont variés (cf plus haut) avec beaucoup de postes à l’international. L’insertion sur le marché du travail est rapide et sans problème.

La formation proposée en CPGE économique est une formation généraliste et pluridisciplinaire, axée sur les questions contemporaines, et bien adaptée à la formation antérieure. Que font les bacheliers ES dans ces classes ? : des disciplines littéraires (lettres, philosophie, deux langues vivantes) et des disciplines, plus spécifiques, adaptées à la formation antérieure : mathématiques dont le programme tient compte du programme de maths de la terminale ES et analyse économique et historique des sociétés contemporaines qui est un enseignement important en termes d’horaires (8 heures par semaine) mais aussi au niveau des coefficients dans les concours. C’est ce programme d’analyse économique qui type la voie. Il se situe dans le prolongement du programme de sciences économiques et sociales du secondaire avec une dimension théorique plus importante et une large dimension historique. Pour enseigner ce programme depuis de nombreuses années, je peux affirmer qu’il est très apprécié des étudiants non seulement en raison de son ouverture sur les grandes questions économiques et sociales du monde contemporain, mais aussi en raison de l’articulation qu’il propose entre les faits et les théories.

La réussite des bacheliers ES est très satisfaisante aux concours des Ecoles de management
La quasi-totalité des étudiants intègrent en deux ans une Ecole. Il y a très peu de cubes dans ces classes. Une quarantaine d’écoles recrute sur classes préparatoires et proposent 7000 places soit pratiquement autant de places que de candidats. Le choix est donc large et tout étudiant peut intégrer une école de management, conforme à son niveau. Cela veut dire que les classes préparatoires économiques s’adressent aux très bons élèves de terminale ES mais aussi aux élèves plus moyens à condition d’avoir des résultats corrects dans toutes les disciplines et à condition d’être motivés pour travailler.
Les bacheliers ES entrent dans les grandes écoles, celles qui ont pignon sur rue, dans ce qu’on appelle les « Parisiennes », dans des Ecoles comme HEC, l’ESSEC, ou l’ESCP-EAP. Ils représentent en moyenne de 25 à 30% des promotions. En 10 ans les progrès ont été spectaculaires : 20 reçus au concours d’HEC en 1996, 90 environ tous les ans depuis plusieurs années. Il y a deux ans, la major du concours d’HEC était une bachelière ES. Ceci dit, on aurait tord de se focaliser sur les seuls résultats de ces grandes écoles. Les écoles de province sont aussi excellentes, avec une très bonne insertion sur le marché du travail. Et l’économie française n’a pas uniquement besoin de cadres qui sortent d’HEC.

La CPGE économique est bien une filière d’excellence qui permet aux meilleurs bacheliers ES d’entrer dans de grandes écoles.

Si la CPGE ECE est une filière d’excellence pour les bacheliers ES, les entreprises et les Ecoles de management ont aussi besoin des ces bacheliers.

 

 

- Le point de vue des entreprises et des Ecoles

 

Les entreprises, et par voie de conséquence, les Ecoles sont aujourd’hui confrontées à trois défis majeurs : * D’abord, de gros besoins quantitatifs en cadres, explicables par la tertiarisation, la mondialisation de nos économies et par les évolutions démographiques et les départs en retraite. * Ensuite, au niveau qualitatif, il leur faut recruter des hommes et des femmes capables de s’adapter aux exigences d’un environnement économique nouveau, très différent de celui des années 60, à un environnement incertain et complexe. Il faut aussi des cadres capables d’innover, de trouver des solutions à des questions complexes. * Elargir l’origine sociale des nouveaux cadres : là, il s’agit d’un objectif de justice sociale mais aussi d’efficacité économique. Plus d’ouverture sociale, c’est plus de talents, c’est aussi permettre aux entreprises de mieux connaître certains marchés, de concevoir des produits et des services adaptés à des cultures différentes.

Les Ecoles aujourd’hui doivent recruter plus d’étudiants et des étudiants issus de tous les milieux sociaux, des étudiants dotés d’une solide culture générale qui leur permettra de s’adapter, avec des parcours de formation diversifiés.

 

 

Comment se situent les bacheliers ES par rapport à ces exigences ?

 

Les bacheliers ES constituent pour les Ecoles de management un vivier de recrutement important. Environ 90 000 lycéens obtiennent tous les ans un bac ES et seuls un peu plus de 4% poursuivent leurs études en CPGE EC. Ce pourcentage pourrait facilement augmenter si de nouvelles classes étaient créées (plus de 9000 demandes d’entrée en CPGE EC cette année). De plus, les bacheliers S sont fortement incités à poursuivre des carrières scientifiques. Il sera donc difficile d’augmenter considérablement leur recrutement.

Les Ecoles souhaitent des parcours de formation diversifiés. Or, la présence des bacheliers ES contribue à différencier les parcours de formation. Deux séries de l’enseignement secondaire, les séries S et ES alimentent principalement les concours des Ecoles de management. C’est en grande partie, la série ES permet la diversité du recrutement.

Les Ecoles souhaitent élargir leur recrutement social. Or, l’origine sociale des bacheliers ES est moins favorisée que celle des S (même si elle est plus favorisée que celle des bacs technologiques) : quelques chiffres issus du rapport du Sénat sur la diversité sociale en CPGE : 29% des élèves de terminale S ont un père cadre contre 21% des élèves de terminale ES, 13% des élèves de terminale S ont un père employé contre 17% pour les ES, 15% des élèves de terminale S ont un père ouvrier contre 20% pour les terminale ES.

Enfin, la formation des bacheliers ES est bien adaptée aux exigences des entreprises. La formation des bacheliers ES est une formation pluridisciplinaire, bien équilibrée entre les différentes disciplines. Les sciences économiques et sociales permettent justement d’accéder à une culture moderne, indispensable à la culture générale des citoyens du XXIè siècle. De plus, les entreprises souhaitent des cadres capables d’appréhender la complexité du monde contemporain. Justement, l’enseignement de sciences économiques et sociales montre bien aux élèves que les questions du monde contemporain sont complexes, que les réponses sont diverses, qu’elles peuvent changer au cours du temps.

Ce constat ne signifie évidemment pas qu’il faudrait réserver les concours des Ecoles de management aux seuls bacheliers ES. Ce qui fait la richesse de ces concours et des études ultérieures en Ecoles, c’est justement le recrutement diversifié, et c’est ce type de recrutement qu’il faut impérativement préserver.

Il existe en France plus de 180 classes préparatoires économiques et commerciales pour bacheliers ES. Elles sont donc de tous statuts (public, privé sous contrat, privé hors contrat), de tous prix , et de tous niveaux.

 

 

La revue L'Etudiant a publié (dans son numéro de février 2010) un "palmarès" national de ces classes préparatoires en se fondant sur les résultats aux concours d'entrée aux grandes écoles de management des entreprises suivantes : Audencia, EDHEC, EM Lyon, ESCP Europe, ESSEC, HEC (le "top six" de ces établissements). Sur la région lyonnaise, voici les positions des diverses classes : Ampère (5e national avec 83,8% d'intégrés dans l'une de ces six écoles), Les Chartreux (6e, 81,3%), Berthollet Annecy (23e, 30,6%), Saint-Just Lyon (30e, 24,2%), Champollion Grenoble (52e, 11,1%), Notre-Dame des Minimes Lyon (76e, 2,2%). Aucune autre prépa de votre région n'a eu le moindre reçu dans l'une de ces six écoles.

 

 

Il faut cependant bien expliquer deux choses :

 

 

1. Au plus ils demandent une admission dans une prépa bien classée, au plus il faut être un excellent élève pour avoir des chances d'être admis. Si on se montre démesurément prétentieux par rapport à la vraie hauteur de son bilan scolaire, on risque de passer à côté de prépas certes moins bien classées, mais qu'on n'aura pas parce qu'elles ne figureront pas dans la liste des six maximum qu'il est possible de demander (procédure admission-postbac.fr). Le conseil évident est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même pannier en ne demandant que des prépas choisies parmi les mieux classées... sauf bien sur si le candidat est le superman scolaire de l'année !Il est bon de mettre en 5e et 6e voeu des prépas nettement moins bien placées que les premières demandées.

 

 

2. Les taux d'admission qui figurent dans le "palmarès" signalé ne concernent que les élèves admis dans l'une de ces six grandes écoles.

Mais il y en a beaucoup d'autres, si bien qu'en réalité, la plupart des classes préparatoires de ce type peuvent se prévaloir de l'intégration de plus de 80% de leurs élèves (et même, pour beaucoup, de 100% !), mais ces scores sont atteint en prenant en compte les admission dans d'autres grandes écoles de management des entreprises, telles par exemple les ESC régionales comme celles de Grenoble, Saint-Etienne et Chambéry pour votre région

 

 

Bien plus, il faut savoir qu'à partir de ces classes préparatoires, un certain nombre d'élèves se réorientent vers d'autres filières avec succès : grandes écoles tertiaires diverses (Sciences po', hôtellerie, tourisme, publicité, marketing, gestion des ressources humaines, journalisme, communication, concours économique de SaintCyr...) et procédures d'admission directe en troisième année d'un premier cycle licence.

 

 

Quand on additionne tous ces succès, on constate que le taux global d'admission "quelque part" est extraordinaire.

 
 

Généralités sur les CPGE

 

Une remarque préalable : cette note s’inscrit avant les nouvelles mesures prises pour diversifier le recrutement dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

À la rentrée 2007, la hausse des effectifs des étudiants inscrits en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se poursuit : le nombre d’élèves atteint 77 600 (+ 2,5 % par rapport à la rentrée 2006). Cette augmentation est plus importante que l’an dernier (+ 1,8 %) et s’inscrit dans la tendance de ces dernières années. Après un fléchissement à la fin des années 90, le nombre d’étudiants en classes préparatoires croît depuis la rentrée 2001 (+ 11,2 % des effectifs sur 2001-2007). Quatre étudiants entrés en CPGE sur cinq poursuivent en seconde année.

Les étudiants sont plus nombreux dans toutes les filières, surtout dans les classes économiques et commerciales. Néanmoins, par rapport au vivier des admis au baccalauréat, la part des entrants évolue peu : 9,5% des bacheliers généraux ou technologiques de la session 2007 ont intégré une CPGE.

Par rapport à la rentrée 2006, les effectifs augmentent davantage dans les classes du secteur privé (+ 5,6 %) que dans celles du secteur public (+ 1,1 %). La proportion d’étudiants dans les établissements privés atteint 15,8%à la rentrée 2007.

Les effectifs des trois filières (scientifique, économique et commerciale, littéraire) s’accroissent, surtout ceux des classes économiques et commerciales qui connaissent une évolution sans précédent. Dans ces classes, l’augmentation des effectifs est de 6,6 % en première année et de 7,9%en seconde année. La hausse en première année provient essentiellement du dynamisme des préparations scientifiques et économiques. Celles-ci regroupent plus des trois quarts des effectifs de la filière et progressent respectivement de 5,8 % et 5,2 %. Ces évolutions sont cependant moins élevées qu’à la rentrée précédente (+ 6,6%pour les préparations scientifiques et + 8,7 % pour les préparations économiques). La hausse est également forte (+ 25,5 %) dans la préparation économique et commerciale option technologique qui ne rassemble néanmoins que 770 étudiants. Les évolutions de seconde année poursuivent celles constatées en première année en 2006 : augmentation dans toutes les voies, excepté dans les préparations technologiques. En particulier, le nombre d’étudiants de la voie « ENS Cachan section D2 » en seconde année progresse de 27,2 %.

Le taux de féminisation en CPGE n’évolue pas par rapport à l’an dernier : il s’élève à 42 %.

Les voies de la filière économique et commerciale sont proches de la parité : le taux de féminisation y est de 55 %.

CPGEEtablissements publics Etablissements privésTotal général
Première année de la filière économique et commerciale

7 470

2457

9 927

Seconde année de la filière économique et commerciale

6 188

2 208

8 396

Total de la filière économique et commerciale

13 658

4 665

18 323

première année de la filière littéraire

6 007

689

6 696

seconde année de la filière littéraire

4 306

386

4692

Total de la filière littéraire

10 313

1 075

11 388

première année de la filière scientifique

20 450

3 312

23 762

seconde année de la filière scientifique

20 906

3 183

24 089

Total de la filière scientifique

41 356

6 495

47 851

Total des effectifs des CPGE

64 327

12 235

77 562

Les effectifs de la filière économique et commerciale

Voies de CPGE 1ère année Etablissements publics Etablissements privésTotal général
Prépa. économiques et commerciales opt. Scientifique

3 314

1 022

4 336

Prépa. économiques et commerciales opt. Economique

2 426

1 365

3 791

Prépa. économiques et commerciales opt. Technologique

697

70

767

ENS Cachan section D1 (Économie et droit)

487

487

ENS Cachan section D2 (Économie et méthodes quantitatives de gestion)

546

546

Total première année

7 470

2 457

9 927

Voies de CPGE 2de année Etablissements publics Etablissements privésTotal général
Prépa. économiques et commerciales opt. Scientifique

2 837

912

3 749

Prépa. économiques et commerciales opt. Economique

1 943

1 256

3 199

Prépa. économiques et commerciales opt. Technologique

451

40

491

ENS Cachan section D1 (Économie et droit)

369

369

ENS Cachan section D2 (Économie et méthodes quantitatives de gestion)

439

439

ENS Cachan section D1 en 1 an (prépa pour STS)

93

93

ENS Cachan section D2 en 1 an (prépa pour STS)

56

56

Total seconde année

6 188

2 208

8 396

Inscription en seconde année - Redoublement de la seconde année

Sur les 36 600 étudiants qui sont inscrits en première année de classes préparatoires en 2005-2006, près de 80 % d’entre eux continuent en seconde année à la rentrée suivante.

Sauf exception, la première année de classe préparatoire ne peut pas être redoublée. Ainsi, 24 % intègrent une grande école, abandonnent ou se réorientent vers d’autres filières de l’enseignement supérieur au cours ou à la fin de l’année (voir tableau)

 

Ainsi, 18% des étudiants de la filière économique et commerciale quittent les classes préparatoires en cours ou à l’issue de la première année. Dans cette filière, la proportion dans la voie « Économique et commerciale option scientifique » – classes qui comptent le plus grand nombre d’étudiants – est moindre : 15 % des étudiants de cette voie se réorientent (voir tableau)

En revanche, un étudiant en CPGE sur trois qui prépare le concours à l’ENS Cachan en « économie et méthodes » ne poursuit pas ses études en seconde année de CPGE (540 étudiants sont concernés).

À la rentrée 2007, 29 % des étudiants de seconde année de CPGE redoublent.

Dans la filière économique et commerciale, seulement 9 % des étudiants redoublent la seconde année. Trois étudiants sur cinq de la voie « ENS Cachan section D2 en un an » se réinscrivent en seconde année de CPGE.

Au total, parmi les étudiants entrant en première année de CPGE en 2005-2006, 22 % redoublent la seconde année à la rentrée 2007. Cette part s’élève à 15 % dans la filière littéraire et 7 % dans les classes économiques et commerciales. Enfin, presque un étudiant sur quatre qui entre en première année dans une voie scientifique redoublera sa seconde année dans l’espoir d’intégrer l’école de son choix.

Tableau : Suivi sur trois ans des étudiants entrés en première année de CPGE en 2005

Effectifs des étudiants entrants à la rentrée 2005 Répartition des étudiants à la rentrée 2006 Sortants CPGE(*) Répartition des étudiants à la rentrée 2006 Inscrits en seconde année Répartition des étudiants à la rentrée 2007 Sortants CPGE (**) Répartition des étudiants à la rentrée 2007 Redoublent la seconde année
Filière scientifique

22 060

20%

80%

64%

36%

Filière économique et commerciale

8 074

18%

82%

91%

9%

Filière littéraire

6 490

45%

55%

73%

27%

Ensemble36 22424%76%71%29%

(*) Les sortants de CPGE désignent les étudiants qui quittent les classes préparatoires pour s’orienter vers d’autres filières de l’enseignement supérieur ou pour intégrer une grande école. (Le système d’information ne permet pas de distinguer ces orientations).

(**) Proportions des nouveaux inscrits en seconde année. Par exemple, 64 % des étudiants inscrits en seconde année en filière scientifique quittent les CPGE, soit 64 % de 80 % = 52 %des 22 060 étudiants inscrits en première année en filière scientifique en 2005.

Choix de l’orientation en seconde année des étudiants entrés en CPGE en 2005-2006 (Filière économique et commerciale)

Filière Sortants CPGE* (%)Poursuivent en seconde année (%)Détail par voies

ECS

15

85

ECS (83 %), autres (2 %)

ECE

19

81

ECE (80 %), autres (1 %)

ECT

22

78

ECT (78 %)

ENS D1

26

74

ENS D1 (73 %), autres (1 %)

ENS D2

28

72

ENS D2 (63 %), autres (9 %)

(*) Les sortants de CPGE désignent les étudiants qui quittent les classes préparatoires pour s’orienter vers d’autres filières de l’enseignement supérieur ou pour intégrer une grande école (le système d’information ne permet pas de distinguer ces orientations).

Notes

Les classes préparatoires aux grandes écoles constituent des formations de premier cycle de l’enseignement supérieur. Elles sont réparties en trois filières :

Les classes préparatoires aux études supérieures ont été mises en place à titre expérimental depuis la rentrée 2006, et accueillent cette année une centaine de bacheliers généraux issus de milieux défavorisés. Cette expérimentation, à l’initiative des établissements, s’inscrit dans le cadre de la charte pour l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence (circulaire n° 2005-148 du 22 août 2005 parue au Bulletin officiel de l’éducation nationale n° 36 du 6 octobre 2005). Dans cette Note, les CPES ont été exclues.


Les "Prépas ENS de Cachan, section sciences économiques". En fait, il y a deux voies : D1 et D2.

- D1 conduit au concours "éco-droit-gestion"

- D2 conduit au concours "éco-gestion".

Les ES sont majoritairement intéressés par D1, mais certains se glissent en D2.

Principes de ces CPGE : elles n'offrent que 10 à 12h par semaine (en première année), 12 à 14 (en deuxième année), de travaux "entre élèves de la prépa", dispensés dans un lycée. En outre, ces mêmes élèves sont parallèlement inscrits en fac de sciences éco et gestion et y suivent les enseignements de première et deuxième année de licence (L1 et L2). C'est donc un cas particulier de CPGE dont l'enseignement est partagé entre une fac et un lycée.

A la sortie : les deux concours signalés, suivis de trois ans de scolarité à l'ENS Cachan (élèves fonctionnaires stagiaires rétribués et scolarité gratuite). Objectif : les carrières de l'enseignement supérieur et de la recherche, les agrégation de SES ou d'éco-gestion, les CAPES/CAPET correspondants ... On observe que certains se présentent avec succès à des concours d'accès dans des grandes écoles de management des entrepruses.

Ces CPGE sont relativement peu nombreuses et donc fort sélectives : 20 dans toute la France. Pour l'Ouest du pays, on les trouve dans les lycées Charles Gaulle de Vannes, Victor et Hélène Basch de rennes, Carcouet de Nantes, Gustave Eiffel de Bordeaux. Rappelons que par le site www.admission-postbac.fr, un élève de terminae ES peut en demander six par ordre de préférence.