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LES MASTERS
 

Masters universitaires : comment faire son choix ?

Alors que la saison des inscriptions en master bat son plein à l'université, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans tous les intitulés. Du très classique "histoire du droit et des institutions" au très rare "dynamique des écosystèmes aquatiques", il existe en effet plus de 6 000 spécialités. Le diplôme porte trois indications : le domaine (sciences, technologies, santé, lettres et langues ou droit, économie, gestion, etc.), la mention (sciences pour l'ingénieur, littérature française, droit privé, etc.) et la spécialité (énergétique et matériaux, littérature comparée et francophonie, droit notarial, etc.).

Pour compliquer un peu plus les choses, les universités peuvent ajouter des parcours au sein de chaque spécialité. "Les professeurs, notamment ceux des disciplines scientifiques, revendiquent la spécificité de leur diplôme et de leur intitulé en lien avec leur spécialité, au risque de poser des problèmes de lisibilité, surtout à l'étranger", regrette Annie Cheminat, vice-présidente déléguée à l'évaluation et à la qualité de l'université de Strasbourg.

Chaque formation se présente donc en théorie comme une arborescence : en master 1, l'étudiant se forme à la discipline, puis se spécialise dans le master 2. Mais toutes ne respectent pas ce schéma à la lettre : certaines mentions de master 1 se prolongent en master 2 (la spécialité porte alors le même titre que la mention) tandis qu'à l'inverse, les étudiants sont parfois amenés à se spécialiser dès le master 1, comme en psychologie. Il en résulte parfois un certain flottement dans les intitulés… Le principe de la formation consiste néanmoins en un "tronc commun" en master 1, puis une spécialisation en master 2.

 

  • ALORS, COMMENT CHOISIR ?

 

Près de 130 masters pour la seule université de Nantes. Si abondance de bien ne nuit pas, elle complique forcément le choix. Le tout est donc de s'y prendre suffisamment à l'avance pour comprendre à quoi chacun mène. "Dès la licence, l'étudiant doit commencer à avoir un projet professionnel et se renseigner sur les compétences que donne chaque master, en regardant notamment les résultats des enquêtes d'insertion que les universités mettent de plus en plus en ligne", conseille Annie Cheminat.

Car, même s'ils ont les mêmes intitulés, tous les masters ne se valent pas. Au-delà de la valeur de chacun évaluée par l'Aeres, leur qualité dépend avant tout de celle de l'enseignant-chercheur qui le porte. "Il existe des relations entre chercheurs qui échappent au commun des mortels et leur permettent de recruter les meilleurs étudiants, reprend Annie Cheminat. Songez à ce qu'a pu apporter à notre université le prix Nobel de chimie de Jean-Marie Lehn en 1987 !"

 

  • FAC + GRANDE ÉCOLE

 

Autre critère pour vous aider dans votre choix : votre université peut vous proposer également le diplôme d'une grande école. Les frontières entre les deux univers sont en effet de plus en plus ténues, par exemple dans le cadre de la montée en puissance de PRES (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) regroupant universités et grandes écoles. Ils devraient très bientôt pouvoir remettre des diplômes et donner naissance à de nombreuses initiatives communes. L'université Paris 11, l'une des meilleures en sciences, a ainsi créé un double diplôme avec l'École centrale de Paris et Supélec.

"Nous nous sommes rapprochés de Paris-XI et de l'Ecole normale supérieure de Cachan pour leur excellence scientifique, explique Hervé Biausser, le directeur de l'Ecole centrale. Les sciences de l'ingénieur et les sciences fondamentales ont beaucoup à gagner à se rencontrer." Les étudiants suivront donc un cursus qui commencera par une 3e année de licence à l'université, se poursuivra à Centrale ou Supélec pour se terminer en 2e année de master et de magistère à Paris-XI.

Même ambition à Grenoble École de management. "Nous travaillons avec toutes les universités grenobloises et les étudiants de l'université Pierre-Mendès France peuvent par exemple, après sélection, intégrer l'école en 3e année pour obtenir un double diplôme", explique Thierry Grange, son directeur.

  • MASTERS PRO/RECHERCHE : UNE RÉELLE DIFFÉRENCE ?

 

La distinction entre master recherche et master professionnel reprend l'ancienne séparation entre le DEA (diplôme d'études approfondies), axé recherche, et le DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées), plus professionnel. Cette distinction se traduit dans le déroulement du cursus : le master 2 de recherche est dominé par la préparation d'un mémoire, tandis qu'une partie de l'année de master pro est consacrée à un stage destiné à anticiper et favoriser l'insertion professionnelle. Les effectifs des masters de recherche ont tendance à baisser, tandis que certains masters professionnels intègrent des éléments de méthodologie permettant une poursuite d'études, éventuelle en doctorat.

Résultat la distinction entre les deux voies tend à s'estomper. "Dans notre établissement, nous avons environ 45 % de masters professionnels, 20 % de masters recherche et 40 % de masters à la fois recherche et professionnels", précise Vincent Lang, vice-président du Conseil des études et de la vie universitaire à l'université de Nantes. Pierre Servet, directeur du master études françaises polyvalentes à l'université Lyon-III, partage ce constat : "La distinction master recherche/master professionnel tend à disparaître. Nous introduisons des modules de recherche dans les masters professionnels, et des éléments de professionnalisation dans les masters de recherche."

 

  • UNE SÉLECTION PARFOIS RUDE

 

Formations d'excellence, les masters sont jugés sur leur capacité à insérer leurs étudiants sur le marché du travail. La plupart opèrent donc une sélection qui prend généralement la forme d'un dossier et d'un entretien entre le master 1 et le master 2. Mais la sélection peut s'opérer également à l'entrée en master 1. "L'entrée dans un master n'est un droit que si l'on prolonge dans la même filière, notre master n'étant relié à aucune, nous sélectionnons dès le M1", commente ainsi Philippe Cassuto, responsable du master négociation internationale de l'université Aix-Marseille-I.

Les masters dont les effectifs sont relativement réduits, comme les masters recherche, sélectionnent relativement peu entre la première et la deuxième année. A l'autre bout du spectre, les masters de psychologie pratiquent une sélection particulièrement exigeante, au point qu'étudiants et professeurs n'hésitent pas à désigner le passage du master 1 au master 2 comme un "concours".

 

  • CHANGER D'UNIVERSITÉ ENTRE LE MASTER 1 ET LE MASTER 2

 

"Les universités donnent la priorité à leurs étudiants dans l'entrée en master 2", indique Alain Ferrant, responsable des masters de l'Institut de psychologie de Lyon-II. Vous aurez donc moins de chances d'être admis en master 2 d'une spécialité similaire dans une autre université. Dans les masters les plus sélectifs, la plupart des étudiants présentent donc plusieurs candidatures à l'entrée en deuxième année.

Le changement d'université se justifie mieux si vous recherchez une spécialisation qui n'existe pas dans la vôtre. "Mon projet professionnel est de travailler dans l'événementiel, explique ainsi Mathilde, en master 1 économie et société à l'université de Nanterre. Les masters 2 de Nanterre ne proposant pas cette spécialité, je vais déposer ma candidature à l'ESG Management School pour le MBA communication, médias et événementiel et au master 2 marketing et communication des entreprises, à l'université Panthéon-Assas."

 

  • LE STAGE : UN MOMENT CRUCIAL

 

Dans un master, les stages ont presque le même "poids" que les cours car ils représentent autant d'occasions de nouer des contacts. Karine, en master ingénierie et management en sécurité globale appliquée à l'UTT (Université de technologie de Troyes), l'a bien compris : "Au cours de mon stage de licence professionnelle au sein du service hygiène, sécurité, environnement d'une entreprise de climatisation, j'avais pris contact avec la société sous-traitante qui contrôlait nos chaufferies. J'espère réactiver ce contact pour mon stage de master 2. J'avais également sollicité Eurocopter, afin que l'entreprise prenne en charge un éventuel master en alternance. Je n'ai pas été acceptée, mais j'ai gardé des contacts avec eux."

En master recherche, le stage permet le plus souvent une véritable immersion dans le monde de la recherche. Ce fut le cas pour Gilles, qui a effectué son stage dans le cadre d'un master sciences de l'environnement industriel et urbain à Lyon-I : "Le stage que j'ai effectué dans un laboratoire de recherche appliquée m'a permis de découvrir le monde scientifique pur et dur. Le sujet – les effets écotoxicologiques de l'enfouissement de boues de dragage – m'a permis d'approfondir la question des rapports entre sciences et industrie." Le master étant co-habilité par plusieurs écoles, dont l'INSA de Lyon et les Mines de Saint-Etienne, le stagiaire a également pu nouer des relations avec les instituts de recherche de ces établissements.

 

  • QUELLE INSERTION PROFESSIONNELLE ?

 

91,4 %, c'est le taux d'insertion des diplômés de master de 2007, mesuré trente mois après l'obtention de leur diplôme (enquête du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche publiée fin 2010 portant sur 42 000 diplômés). Si elle fut contestée pour sa publication sous forme de classement, alors que certaines universités n'avaient même pas répondu, cette étude n'en livre pas moins des enseignements édifiants.

Avec par exemple de fortes disparités entre les diplômés en informatique (insertion record de 96 %) et ceux d'histoire-géographie (86 %). Comme entre les universités : 100 % d'insertion à trente mois pour les titulaires d'un master en droit-économie-gestion à Paris-II, mais seulement 79,2 % à Avignon ; 97,8 % à Lyon-II en sciences et techniques pour 80,6 % à Clermont-Ferrand, par exemple. Paris-XI, Lyon-I et Paris-XIII étant, toutes disciplines confondues, celles qui conduisent le mieux leurs étudiants à l'emploi, avec un taux d'insertion professionnelle supérieur à 94 %.


 

  • TOUS LES PROFILS ONT LEUR CHANCE !


"Avec tous les masters, on peut trouver un emploi si on est actif et qu'on sait mettre en avant ses capacités", insiste Julie Coudry, directrice de la Manu, association qui se donne pour mission d'élargir les perspectives professionnelles des étudiants de l'université. Un exemple ? "Nous organisons chaque année un concours appelé Manu-Marketing pour permettre aux étudiants de montrer leurs compétences aux entreprises présentes dans le jury, comme GDF Suez ou le Crédit agricole. L'année dernière, c'est un étudiant en master psychologie sociale de Bordeaux-II qui l'a emporté. Les entreprises étaient toutes surprises de voir tout ce que savait faire ce profil d'étudiant et tout ce qu'il pouvait leur apporter."

Et crise ou pas crise, les perspectives d'emploi restent réelles, insiste encore Julie Coudry : "Même si ce n'est pas sur le même rythme qu'avant 2008, les entreprises continuent à recruter largement des universitaires de tous profils, des IAE bien sûr, mais également des philosophes ou des mathématiciens : tous ont leur chance."

Thomas Fourquet et Olivier Rollot

Choisir son master en dix questions

Cherchez "master management" sur Google et vous obtiendrez… 514 millions de résultats. Pour "master commerce", seulement 114 millions. Avec les nombreux "masters of science", on est proche avec 117 millions. Rien qu'en France, on estime l'offre de masters, MBA et mastères spécialisés à plus de 7 500 diplômes. L'Aeres (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) évalue plus de 6 000 masters universitaires ! Un univers pas facile à percer pour ceux qui ne poursuivent pas un cursus linéaire dans la même université de la première année de licence au doctorat. Et encore plus pour des salariés qui ont souvent perdu tout contact avec le monde universitaire. Alors que nous entrons dans la dernière ligne droite des inscriptions, les dix questions à se poser absolument.

 

1. COMMENT CHOISIR ?

 

En master, il est temps de se décider sur un avenir professionnel. Sans parler du doctorat, rien n'empêche bien sûr de suivre plusieurs masters ou d'enchaîner masters universitaires et mastères spécialisés, grande école et master ou mastère spécialisé, etc. Le tout est quand même de prendre garde à ne pas présenter un CV type "éternel étudiant", dont ont tendance à se méfier les entreprises... "Vous devez d'abord faire le point sur vous-même avant de chercher coûte que coûte le meilleur master, conseille Simone Bonnafous, présidente de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC). Des compétences que vous souhaitez acquérir peuvent justifier des virages en sachant que les entreprises ont besoin de profils ouverts et que cela peut être très profitable de mêler dans un même parcours le droit, les langues et des études de gestion, le tout pourquoi pas en apprentissage."

Car suivre un master, c'est non seulement acquérir une expertise dans un domaine pointu, mais aussi passer par des périodes de stages ou en laboratoires qui vous aideront à comprendre si c'est bien dans cet environnement professionnel que vous souhaitez travailler. Sans oublier les relations privilégiées avec un petit nombre d'étudiants dûment sélectionnés que vous devez prendre soin de cultiver car ils constitueront votre réseau de demain.


 

2. GRANDE ÉCOLE OU UNIVERSITÉ ?

 

Une question qui ne se pose bien sûr pas partout, les lettres ou médecine restent l'apanage des universités quand le commerce-management ou les sciences se retrouvent aussi bien à l'université que dans les grandes écoles. "Pour étudier la communication ou les affaires internationales, il est logique de venir chez nous, constate ainsi Hervé Crès, directeur adjoint de Sciences-Po Paris. Dans les masters où nous sommes en concurrence avec les grandes écoles de commerce, comme le marketing ou la finance, nous ne proposons pas les mêmes méthodes."

"Dans nos mastères spécialisés, les employeurs viennent chercher des diplômés centraliens un peu différents qui, sans être passés par le cursus grande école, maîtrisent nos méthodes, explique de son côté Hervé Biausser, directeur de l'Ecole centrale de Paris, qui propose pas moins de 18 mastères spécialisés accessibles après un bac +5, notamment en management et technologies. Pour des élèves d'écoles moins renommées que la nôtre, c'est l'occasion de bonifier leur diplôme."

Et Simone Bonnafous de résumer : "Dans le système où nous vivons, les très grandes écoles, – je dis bien les 'très grandes' – apportent encore à leurs titulaires un avantage déterminant sur le marché de l'emploi, notamment en termes de réseaux. Mais les étudiants devraient se poser plus de questions en ce qui concerne les 'moins grandes' écoles, qui ne savent guère faire de recherche et sont parfois beaucoup plus chères que l'université, qui possède d'excellents enseignants, s'est professionnalisée, propose des stages et a d'excellents taux d'insertion en masters."

 

3. COMMENT FINANCER SON CURSUS ?

 

237 euros pour un master à l'université, 45 000 pour un MBA à HEC. Deux chiffres qui traduisent aussi la diversité d'un univers au sein duquel cohabitent des formations quasi gratuites et des "Rolls" réservées à des cadres de très haut niveau. Le principal critère de choix est alors l'intérêt de son investissement sur le marché du travail. L'université est alors beaucoup moins chère, en formation initiale mais aussi en formation continue. "Pour des salariés, le coût de nos masters varie selon qu'ils sont accessibles en formation continue et initiale à la fois – 4 500 euros par an –, en formation continue uniquement – 6 000 euros – ou s'il s'agit d'un Executive MBA, que nous facturons 10 000 euros à des cadres en activité ", explique Jérôme Rive, directeur de l'IAE (institut d'administration des entreprises) de Lyon, le plus important de France avec ses 6 000 étudiants.

Obtenir un financement pour un diplôme d'IAE ou de grande école ne sera de toutes façons pas bien difficile, que ce soit en formation initiale en continue. En effet, les banques savent que ces cursus se vendent bien sur le marché du travail. En revanche, la question devient plus épineuse lorsqu'on souhaite poursuivre ses études en sciences humaines ou dans certaines filières scientifiques peu "porteuses"…

 

4. PEUT-ON SUIVRE UN MASTER EN ALTERNANCE ?

 

Quand se "payer" un master ou un mastère spécialisé (MS) semble hors de prix, la solution pour beaucoup est alors de recourir à l'apprentissage, qui se généralise des écoles d'ingénieurs à l'université. "Les entreprises apprécient tout particulièrement des étudiants en master sur un rythme de trois jours à l'école, deux jours en entreprise", explique Jean-Michel Perrenot, directeur de l'IGS Lyon, dont les masters en ressources humaines sont parmi les plus recherchés. "Pour réussir en alternance, il faut montrer qu'on est à la fois capable d'être recruté par une entreprise et de continuer à apprendre".

 

5. CELA VAUT-IL LA PEINE DE PARTIR À L'ÉTRANGER ?

 

Pour apprendre la langue, pas forcément tant les formations 100 % en anglais sont aujourd'hui nombreuses en France même. Mais quand il s'agit de comprendre une culture, rien ne vaut évidemment l'expatriation. Si, en Europe, les échanges dans le cadre du programme Erasmus fonctionnent très bien et sont plébiscités au niveau master, partir dans le reste du monde peut être plus compliqué et… plus cher.

Et là, l'avantage va clairement aux grandes écoles, notamment celles de commerce, qui proposent quantité de formules pour passer une partie de son cursus à l'étranger et sont devenues de plus en plus internationales. "Elles sont même celles qui le sont le plus reconnues dans le monde et le seront encore plus à l'avenir", se félicite Pierre Tapie, président de la CGE (Conférence des grandes écoles) et directeur général de l'Essec, qui compte 1 600 étrangers sur 4 300 étudiants.

 

6. EXISTE-T-IL DES LABELS ?

 

Si tous les masters remis par les universités bénéficient automatiquement du"grade" de master correspondant, les grandes écoles ne peuvent l'arborer qu'à condition d'avoir reçu l'agrément de la Commission d'évaluation des formations et des diplômes de gestion (CEFDG), pour les écoles de commerce, et la Commission des titres d'ingénieur (CTI), pour les écoles d'ingénieurs. Mais cela n'empêche pas de voir fleurir des "masters XY" ("XY" pour le nom de l'école) qui n'ont de master que le niveau bac+5. Faites bien la différence. La CGE (Conférence des grandes écoles) labellise elle deux types de masters : les mastères spécialisés et les MSc.

Dans le domaine très concurrentiel du commerce-management, l'agence européenne EFMD remet aux plus grandes business schools les labels Equis et Epas. Les meilleurs établissements sont souvent également accrédités par l'AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business) et l'AMBA (Association of Masters of Business Administration). On parle de "triple couronne" pour les établissements accrédités Equis, AACSB et AMBA. Les universités possèdent plus rarement ces labels puisque sont labellisés Equis uniquement Paris-Dauphine et l'IAE d'Aix-en Provence (également membre de l'AMBA). La compétition est moins acharnée entre les écoles d'ingénieurs, qui bataillent moins pour être accréditées EUR-ACE.

 

7. QUE VALENT LES PALMARÈS ?

 

On ne compte plus les palmarès de masters. Par rapport à d'autres moins "sérieuses", les évaluations menées par l'Aeres (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur), organisme public indépendant, sur les masters universitaires ont le mérite de la clarté et de la transparence. L'accès à l'ensemble de ses évaluations est libre sur son site où vous pourrez retrouver les notes de chaque master (des meilleurs A+ aux médiocres C) avec les commentaires de ses experts.

A l'international, à côté du fameux "Classement de Shanghaï" (aujourd'hui appelé "Academic Ranking of World Universities"), deux grands "fabricants" anglo-saxons de "rankings" sont en compétition: le Times Higher Education (THE) et QS. Dans les deux cas, les classements sont très largement dominés par les universités américaines. D'autres plus spécifiques existent en économie-gestion, et notamment les MBA. Se distinguent alors le Financial Times, Business Week et The Economist.

 

8. PEUT-ON OBTENIR UN MASTER EN TRAVAILLANT ?

 

"Aujourd'hui, les salariés souhaitent de plus en plus obtenir un véritable diplôme plutôt que de simples attestations", constate Philippe Cassuto, coordinateur régional de la formation continue universitaire dans l'académie d'Aix-Marseille. C'est ainsi l'occasion pour certains qui ne sont pas passés par la case enseignement supérieur de mettre une touche d'excellence sur leur CV. "Nous avons même eu le cas d'un cadre sans aucun diplôme qui a obtenu un master information-communication en VAE [validation des acquis de l'expérience]", commente encore Philippe Cassuto.

"Nombreux sont les cadres qui se rendent un jour compte qu'il leur manque des compétences pour progresser dans leur entreprise ou un diplôme pour s'y affirmer. Ils souhaitent donc de plus en plus passer par une formation diplômante type master, constate également Christophe Boisseau, directeur marketing de l'IFG-CNOF, l'un des organismes de formation continue les plus reconnus en France dans le domaine du management. Nous conseillons aux cadres de ne pas acheter de la formation comme un produit de consommation banal mais de se créer un véritable parcours de formation qui peut aller jusqu'au master."

L'occasion également de se mêler à d'autres profils. Si les MBA sont généralement réservés à des cadres ayant au moins 3 années d'expérience professionnelle, nombreux sont en effet les masters qui les reçoivent au milieu de plus jeunes. "Au sein de notre master négociation internationale, un quart des étudiants sont des professionnels, reprend Philippe Cassuto. C'est très formateur pour les plus jeunes d'être avec des pros et pour les pros de se confronter à de nouvelles approches.""À l'IAE, nous avons les deux cas, remarque de son côté Jérôme Rive, avec des masters 100 % formation continue dans lesquels les professionnels entrent généralement directement en 2e année, et d'autres qui panachent les profils. Dans un master en ressources humaines, par exemple, jeunes en formation et cadres expérimentés n'ont pas du tout les mêmes besoins et nous préférons avoir des masters séparés."

 

9. QU'EST CE QU'UN DIPLÔME "EXECUTIVE" ?

 

Parce qu'un cadre ne peut pas forcément quitter son entreprise pendant 1 an pour se former, certains diplômes s'obtiennent dans le cadre de formations dont les cours en groupes n'ont lieu que pendant les week-ends et les vacances. Ils se préparent généralement sur une durée allant de 16 à 18 mois et on parle alors d'executive mastère spécialisé ou MBA. "Enseigner à des cadres, c'est une tout autre pédagogie qu'avec des étudiants: elle est autant fondée sur l'échange d'expérience entre les participants que sur le cours", commente Jérôme Caby, directeur de l'ICN à Nancy, qui propose un executive MBA.

Mais comment se décider entre un mastère spécialisé (MS) et un MBA, tous deux en executive ? "Ce ne sont pas forcément des candidats de même niveau, répond Pascale Martin Saint-Étienne, responsable des mastères spécialisés d'ESCP Europe. En MBA, on vient acquérir du leadership, en MS on se réassure dans sa carrière en acquérant des compétences nouvelles auprès de professeurs souvent à la pointe de l'innovation." Et pensez aussi que beaucoup de MBA ont une vocation internationale et s'effectuent donc entièrement en anglais.

 

10. LE CAP DE LA SÉLECTION EST-IL DIFFICILE À PASSER ?

 

Il n'y a théoriquement pas de sélection à l'entrée en première année de master universitaire. Théoriquement car nombreux sont ceux qui la pratiquent plus ou moins ouvertement. D'autant que la sélection à l'entrée en seconde année est elle tout à fait légale. Tout dépend en fait de l'offre et de la demande! Intégrer certains masters recherche dans des matières scientifiques peu prisées peut se révéler très facile, alors que HEC ou Paris 11 peuvent se permettre de refuser 95 % des candidatures dans certains de leurs diplômes. "Nous avons eu l'année dernière 800 candidatures pour 60 places au sein de notre master management international, un chiffre qui a doublé en un an", commente ainsi Jérôme Rive.

Selon les cas, le processus peut donc être plus ou moins long et difficile. "Entre mars et mai, nos candidats doivent rédiger une lettre de motivation, passer le test propre aux IAE (le Score IAE-message), le TOEIC pour l'anglais et, enfin, un entretien devant un jury", explique encoreJérôme Rive.Et en formation continue, le processus commence encore un peu plus en amont car il faut laisser aux candidats reçus le temps de boucler le financement de leur master. Un master, ça se mérite !

Olivier Rollot

Mastère spécialisé : mettez une grande école dans votre CV

Pour ceux qui souhaitent poursuivre, ou reprendre des études, via une formation professionnalisante d'un an après un bac +5 (voire un bac +4 et trois années de travail), la Conférence des grandes écoles (CGE) a créé il y a maintenant vingt-cinq ans le mastère spécialisé (MS). Il en existe près de 450 aujourd'hui qui reçoivent en tout plus de 7 000 étudiants dans des promotions de petite taille, en général d'une vingtaine d'élèves.

  • UN DIPLÔME AVANT TOUT PROFESSIONNEL

 

Si on peut reprocher à ce label son côté exclusivement franco-français, il n'en permet pas moins d'affiner une formation généraliste, de se spécialiser ou d'élargir son champ d'action avec une double compétence. Le tout en préparant son entrée dans l'entreprise avec six mois de stage et même parfois en apprentissage. Une valeur ajoutée reconnue par les recruteurs qui incite de plus en plus de candidats à franchir le pas. Ainsi, l'Ecole centrale Paris (ECP) a vu le volume de ses candidatures tripler en quatre ans.

"Choisir un MS, c'est choisir un métier, affirme Philippe Marillat des Mercières, responsable du pôle MS de l'EM Lyon. Il faut mûrir son projet professionnel dès le début du M1 (master 1) et se renseigner sur les métiers auxquels on aspire pour déterminer les compétences dont on aura besoin."

Une introspection encore plus nécessaire pour les professionnels. "Pour s'assurer que l'investissement est à la mesure de leur parcours, je leur conseille d'en discuter avec leur manager, le responsable RH de leur entreprise ou à un expert de l'APEC", explique Jérôme Eymery, responsable du recrutement chez Areva.

 

  • MIXITÉ DISCIPLINAIRE ET CULTURELLE

 

Pour faire partie des heureux élus, encore faut-il passer le cap de la sélection, plus ou moins drastique selon la valeur des écoles. ESCP Europe reçoit ainsi 1750 candidatures, pour 500 places in fine. L'admissibilité se fait sur dossier et sur présentation des résultats au GMAT ou Tage-Mage et aux tests d'anglais (Toeic/Toefl).

Mais l'admission n'est effective qu'au terme d'un entretien, où le jury se positionne dans une vraie logique de recrutement, avec une sélection mutuelle. "C'est la qualité de l'individu et sa motivation qui priment, et non le classement de son école ou de son université, explique encore Philippe Marillat des Mercières. Par contre, la mixité disciplinaire et culturelle des profils fait partie de l'esprit MS. C'est un vrai apport pour les étudiants, qui acquièrent une forte ouverture d'esprit par l'échange d'expériences !"

Une dynamique d'ouverture que l'on retrouve dans les MS co-accrédités, où plusieurs institutions mutualisent leurs ressources matérielles et pédagogiques pour offrir une formation de pointe. Centrale Paris et l'Essec gèrent ainsi ensemble un MS entrepreneur alors que, parmi les 23 MS accrédités pour 2011-2012, celui en Gestion des risques en milieu de soin est co-géré par deux écoles toulousaines (l'INP et l'INSA) et une université (Paul-Sabatier).

Outre l'effet "marque" d'un tel cursus, l'étudiant bénéficie ainsi d'une double ou triple culture très valorisante et des réseaux de plusieurs établissements.

  • EXECUTIVE MS : POUR LES CADRES

 

Le MS est proposé selon deux formules : full-time (à plein-temps), executive ou part-time (à temps partiel). "Nous avons de plus en plus de candidatures de salariés qui souhaitent, en cours de carrière, acquérir de nouvelles compétences pour évoluer en termes de responsabilité, ou bien encore se réorienter dans un domaine différent", confirme Patrick Aldebert, chef du service de la formation continue à Supélec.

Cette formule, qui permet de monter en compétences tout en restant en poste, a de quoi séduire les recruteurs. "Nous sommes extrêmement favorables à la mise à jour des compétences de nos collaborateurs car les technologies de l'information évoluent de façon exponentielle, affirme Jean-Marie Simon, DRH France de l'une des plus grandes SSII (sociétés de services et d'ingénierie informatique) françaises, Atos Origin. Nous sommes donc prêts à financer un MS dans notre cœur de métier (architecture de systèmes d'information, sécurité, réseau) dans la mesure où la demande est cohérente par rapport au parcours du salarié et aux objectifs de la société."

  • UN ACCÉLÉRATEUR DE CARRIÈRE ?

 

"Les programmes évoluent chaque année selon les attentes des entreprises, grâce à nos partenaires institutionnels, académiques et industriels qui participent aux différents conseils et comités de pilotage", explique Patrick Aldebert. "Nos MS sont revus à la loupe en permanence, confirme Philippe Marillat des Mercières. Nous anticipons les besoins des recruteurs pour définir nos effectifs." Le contenu du cursus, assuré par 20 à 40 % de professionnels, marque un lien étroit avec les entreprises. La formation théorique (six mois) est fondée sur des projets d'équipe commandités par des clients extérieurs ainsi que par des travaux de terrain, études de cas, visites d'entreprises… Les participants sont en mission de quatre à six mois en entreprise débouchant sur la soutenance d'une thèse professionnelle.

"Un MS, ce n'est pas la garantie de l'emploi, mais un accélérateur de carrière, assure encore Philippe Marillat des Mercières. Grâce à la maîtrise d'outils très pointus, il permet d'être opérationnel sur des métiers à forte valeur ajoutée. Un ingénieur diplômé peut devenir directement responsable marketing produit ou ingénieur d'affaires, sans passer 3 ans sur une chaîne de production ou en bureau d'études!""Un MS est toujours un atout par rapport à un 'simple' bac+5 car il permet d'intégrer plus rapidement une équipe professionnelle, confirme Jean-Marie Simon. D'où un écart de salaire substantiel à l'embauche. Chez Atos Origin, les titulaires de MS sont recrutés à 34-35 000 euros par an en région parisienne, contre 32-33 000 euros pour les bac +5."

  • DES RÉPERCUSSIONS SALARIALES CONTRASTÉES

 

Si les diplômés de MS sont globalement mieux payés que les bac +5, ce bilan est à contraster. "Le double parcours peut être un plus, mais ça ne veut pas dire qu'on va gagner tout de suite un salaire très élevé", prévient Marie-Carole Lecercle, directeur recrutement d'Axa France. "Le salaire moyen à l'embauche après un MS de Centrale Paris est en moyenne de 15 à 20 % supérieur à celui d'un bac +5. Mais cet écart est plus ou moins grand selon la formation d'origine, le secteur, le poste, la période économique… De plus, dans certains cas, l'écart n'est pas flagrant, mais c'est la rapidité d'évolution qui sera le paramètre différenciant", avertit Béatrice Rocher, responsable des MS à l'ECP.

"Les répercussions salariales sont plus marquées pour des diplômés universitaires généralistes, note Philippe Marillat des Mercières. Certains juristes bac +5 sont recrutés à peine au smic dans des petits cabinets d'avocats, alors qu'après un MS, ils intégreront une direction des affaires juridiques d'un grand groupe avec un salaire autour de 35 000 euros annuels."

Même si elle n'est pas le seul critère, la notoriété de l'école joue en effet un rôle considérable dans l'insertion. "Certains noms d'écoles parlent plus que d'autres, reconnaît Marie-Carole Lecercle. Chez Axa, nous avons des grilles de salaires assez normées en fonction du niveau d'études et du classement de l'école ou de l'université. Mais ce n'est pas seulement le diplôme qui joue. Ce qui fait la différence, c'est la globalité du parcours du candidat et sa personnalité."

Marie-Aline Desvignes

Les juristes aussi peuvent avoir une double compétence

"Mon magistère juriste d'affaires européen de Nancy 2 me semblait insuffisant pour intégrer une entreprise dans de bonnes conditions. J'ai donc décidé de poursuivre mon cursus une année de plus en mastère spécialisé." Julie Bourgeois, 24 ans, choisit alors celui de "juriste manager international" de l'EM Lyon, réservé aux juristes, pour joindre à son "solide bagage en droit des compétences plus opérationnelles".

"Nous commençons l'année avec tous les autres étudiants de mastères, des ingénieurs, juristes et même un vétérinaire, afin de nous remettre à niveau en sciences de gestion, puis nous avons fait des "business games" pour apprendre à travailler ensemble. Là on n'est plus dans la peau d'une juriste ou d'un homme de marketing mais dans celle d'un manager", explique-t-elle.

Parfaitement résolue dans son parcours actuel, Julie se souvient sa déception quand elle s'est rendue compte que les études de psychologie, par lesquelles elle avait commencé, ne lui convenaient pas en découvrant la réalité du métier. "Mais je me suis vite rendue compte qu'il y avait dans le droit des affaires des rencontres, des analyses qui rejoignaient mon projet original."

Son objectif à la fin du mastère : intégrer la direction juridique d'une entreprise internationale – "J'ai beaucoup apprécié l'année que j'ai passée en Suède dans le cadre du magistère" - grâce aussi au réseau de l'école.

 

Université : les masters mènent bien à l'emploi

Paris-XI-Orsay, Claude-Bernard Lyon-I, Paris-XIII... Tel est le trio de tête officiel des universités en matière d'insertion professionnelle des titulaires de master en 2007, selon la première enquête nationale d'insertion professionnelle menée début 2010 à la demande du ministère de l'enseignement supérieur.

 

En insérant, trente mois après l'obtention de leur diplôme, entre 94 % et 95 % de leurs diplômés (en situation de recherche d'emploi) à un poste, ces trois universités se distinguent part rapport à une moyenne nationale qui s'établit à 91,4 % (pour 42 000 diplômés pris en compte dans l'enquête). En revanche, tous ne deviennent pas cadres. Quelque 80 % atteignent le niveau de cadre ou de profession intermédiaire. De même, sur l'ensemble, 67,7 % obtiennent un contrat à durée indéterminée, 18,8 % un contrat à durée déterminée, 4,7 % sont fonctionnaires et 2,9 % relèvent d'une profession libérale et indépendante.

L'enseignement de cette enquête est également qu'aucun type d'université ne se distingue. Les universités de proximité (Pau, Le Mans, Valenciennes, Bretagne Sud, Chambéry, etc.) et les universités de banlieue, comme Paris-XIII, tiennent la dragée haute, voire font mieux que les établissements des grandes métropoles (Aix-Marseille, Strasbourg, Lille, Toulouse, etc.) avec des performances dépassant les 90%. Souvent d'ailleurs, les universités de sciences humaines des grandes villes souffrent plus que les universités pluridisciplinaires de villes jugées souvent de second rang. Toulouse-II ou Aix-Marseille-I plafonne à 85 % d'insertion professionnelle en moyenne.

OUTIL UTILE

 

 

Les taux d'insertion varient d'ailleurs de manière importante d'un secteur à l'autre. Ainsi, 92,2% des titulaires d'un master de droit, d'économie ou de gestion et 92,3 % en sciences, techniques ou santé, avaient un emploi. En revanche, ils sont 90,1% des titulaires d'un master de sciences humaines et sociales en poste et 86,9 % en lettres, langues et arts. Et dans chaque secteur, ainsi qu'au sein de chaque université, des variations jusqu'à 20 points peuvent exister d'un département et d'une formation à l'autre.

Avant de tirer des conséquences globales de ces données, il faudra faire attention, car les taux de réponses divergent beaucoup d'un établissement à l'autre, même si le ministère se défend de tout biais. Paris-XI obtient de très bons résultats, avec seulement 39,7 % de réponse de ses anciens, quand Grenoble-III obtient un taux d'insertion de 85,5 %, avec 87,9 % de réponse.

En donnant enfin aux étudiants des indicateurs d'insertion, comparables au niveau national, ils disposent d'un outil utile. Jusqu'ici, chaque établissement menait ses propres enquêtes et il était impossible de comparer ces données d'un établissement à l'autre. Ce devrait désormais être possible et se généraliser pour l'ensemble des diplômes, de la licence au master.

Philippe Jacqué

Le taux d'insertion professionnelle par universités

Une classe préparatoire pour bien préparer ses études universitaires :

Présentation CPES 2011(3).pdf

Mastère, MBA, MSc : poursuivre ses études dans une grande école

LEMONDE.FR | 01.04.11 | 08h22

Une fois diplômé à bac+5, la question est souvent de savoir si on poursuit encore un peu ses études si on cherche un emploi. A côté des doctorats universitaires, qui mènent vers la recherche, les grandes écoles ont créé des diplômés complémentaires très professionnels. "Si le diplômé se sent faible dans une dimension après son master, je lui conseillerais de continuer directement en mastère spécialisé (MS) car c'est une formation dense qui mène à un projet très défini en six mois de cours et six mois de pratique en entreprise. Mais s'il a une proposition d'embauche conforme à ses objectifs, il aurait tort de la laisser passer…", répond Pascale Martin-Saint-Etienne, directrice des mastères spécialisés d'ESCP Europe
 

POUR DES JEUNES COMME POUR DES CADRES

 

Masters of science (MSc), mastères spécialisés (MS), masters of business administration (MBA), masters d'écoles… accueillent étudiants et professionnels soucieux de compléter leur parcours. Avec une attractivité d'autant plus forte que, face à un contexte économique morose, de plus en plus d'étudiants souhaitent acquérir une qualification supplémentaire pour retarder leur entrée sur le marché du travail et apporter un plus à leur parcours. Que ce soit en acquérant une double compétence (sciences et gestion généralement) ou une expertise dans un domaine pointu. C'est aussi l'occasion pour certains – les titulaires d'un diplôme universitaire, par exemple – d'obtenir le sceau d'une grande école sur leur CV, ou pour de très bons étudiants qui ne seraient jamais sortis des rails de faire un choix totalement lié à leur épanouissement.

Bon nombre de professionnels en activité saisissent aussi l'opportunité de croiser leurs années d'expérience avec d'autres cadres (en MBA), ou de prendre du recul sur leur parcours pour ouvrir le champ à de nouveaux horizons. "Après le diplôme grande école d'HEC et 3-4 ans de consulting pour des grands groupes industriels, j'ai choisi de faire un MS pour me recentrer sur mon ambition première : devenir scénariste et créatrice de séries télévisées, confie Julie Chemla, diplômée 2007 du MS médias de l'ESCP Europe. Le MS m'a permis de me réinsérer professionnellement grâce à une formation généraliste, de vrais stages et des rencontres avec un panel de professionnels reconnus."

 

COHÉRENCE, LE MAÎTRE MOT DE VOTRE CHOIX

 

Mais attention, pour que le choix d'une telle formation soit payant, il faut absolument que le cursus choisi soit en accord avec son ambition professionnelle. " Pour faire son choix entre plusieurs écoles proposant des mastères spécialisés dans le même domaine, je conseillerais de regarder l'empreinte de l'école qui porte le diplôme, à savoir très pointue ou généraliste, estime Éric Parlebas, président de la Commission accréditation de la CGE (Conférence des grandes écoles). Je privilégierais de mon côté la petite école bien nichée qui dispose de nombreux partenariats avec les entreprises et d'un bon placement. Mais il peut aussi être judicieux de choisir une grande école pour la marque prestigieuse sur le CV. Dans tous les cas, il faut se spécialiser ou hybrider des compétences qui font sens avec une motivation. "

Sans compter qu'il faut être bien conscient que ces cursus d'excellence pratiquent généralement une sélection assez sévère et accueillent des promotions multiculturelles. Le MBA de la prestigieuse SDA Bocconi (Milan) ne recrute ainsi que deux étudiants français par an au sein d'une promotion qui recouvre 30 à 35 nationalités. Si certains MBA ouvrent aujourd'hui leurs portes à des diplômés sans expérience, sachez qu'ils s'adressent historiquement plus précisément à des profils expérimentés, dans une logique de formation tout au long de la vie.

Enfin, si ces programmes sont censés ouvrir sur de solides débouchés et une bonification salariale deux ans après l'obtention du diplôme, c'est un élément à nuancer selon le pays, le secteur d'activité visé… et la ténacité du diplômé. " Le mastère spécialisé nous apporte quelques points d'accroche, mais il ne fait pas tout!, prévient Julie Chemla. Dans un marché difficile, c'est à nous de nous démener et de provoquer les rendez-vous. "

 

LA GRIFFE "MASTÈRE SPÉCIALISÉ"

 

Délivré pas les grandes écoles accréditées par la Conférence des grandes écoles, le mastère spécialisé est une formation typiquement française créée en 1985 et qui compte aujourd'hui 86000 anciens diplômés. "Le MS n'est pas vraiment normé sur le processus de Bologne, puisqu'il correspond à un bac +6, explique Éric Parlebas. Mais la marque commence à s'exporter. Un nombre croissant de MS proposent des enseignements en anglais ou une partie de cursus à l'étranger et 30% des inscrits en MS ont aujourd'hui des passeports étrangers." Pour faire partie des heureux élus, il faut passer le cap d'une sélection sur dossier, tests et entretien. Le profil des admis est généralement très diversifié. Les MS de l'ESCP Europe accueillent ainsi généralement 43% d'ingénieurs et de scientifiques, 12% de diplômés d'ESC, 28% de diplômés en sciences humaines, 15% en économie et finance et 2 % en arts.

Qu'ils apportent une spécialisation ou une double compétence, les mastères spécialisés représentent généralement une vraie valeur ajoutée aux yeux des recruteurs. A condition de bien les choisir. "Le MS est un formidable accélérateur de carrière mais seulement s'il est choisi en fonction d'un projet professionnel bien défini, et s'il apporte une expertise dans un domaine qui n'aurait pas été abordé dans un parcours antérieur", prévient Pascale Martin-Saint-Etienne.

Le MS est labellisé après une procédure d'accréditation de la CGE. "Dix-sept points sont passés au peigne fin, dont le niveau de recrutement (70 % des inscrits au niveau bac+5, et des bac+4 avec trois ans d'expérience), le contenu de la formation (350 heures de cours, avec une thèse professionnelle après un passage en entreprise ou un stage) ou son adéquation avec les besoins des entreprises. Les débouchés sont indéniablement le point fort de ce cursus, avec des primes sur le salaire par rapport à un bac+5", explique Éric Parlebas. Ce que confirme Irina Serban, inscrite en mastère spécialisé droit et management international à ESCP Europe, après un master professionnel en droit des affaires et un certificat d'aptitude à la profession d'avocat: "Alors que je ne suis pas encore diplômée, une collaboration m'a été directement proposée au sein d'un cabinet d'affaires parisien, avec des honoraires à l'embauche sensiblement supérieurs à la grille de rémunération de l'Union des jeunes avocats du barreau de Paris."

 

LE MBA, DIPLÔME AUX MULTIPLES FACETTES

 

Le MBA (Master of business administration), diplôme international haut de gamme, peut quant à lui être un bon tremplin pour propulser sa carrière et acquérir une vision globale de l'entreprise, généralement après plusieurs années de vie active. Si la sélection sur dossier et tests (GMAT et TOEFL/TOEIC/IELTS) est souvent sévère (180 admis sur 1 300 candidats à HEC), il offre l'avantage de partager son expertise avec d'autres cadres, issus de secteurs d'activité diversifiés et de multiples pays.

Mais attention, l'offre de MBA est loin d'être uniforme car l'appellation MBA n'est pas protégée et on peut en préparer un aussi bien à la fin de ses études qu'en ayant déjà travaillé. "Pour l'ensemble de la profession, un MBA est une formation qui s'adresse à des cadres internationaux qui ont de cinq à six ans d'expérience professionnelle avant d'intégrer le programme, tient à préciser Bernard Ramanantsoa, directeur général d'HEC. C'est par ailleurs un programme généraliste, en accord avec le modèle américain, même si on peut avoir des majeures [NDLR : spécialités] en deuxième année. Le label britannique AMBA considère d'ailleurs ces deux critères pour accréditer les meilleurs MBA de la planète." En France, 16 programmes sont labellisés AMBA, gage de reconnaissance à l'échelle mondiale pour les diplômés. Pour vous aider à faire votre sélection, n'hésitez pas aussi à vous appuyer sur le classement de référence du Financial Times. Pensez aussi aux deux labels internationaux, AACSB et Equis, qui garantissent l'excellence d'une école.

Enfin, de nombreux MBA sectoriels ou spécialisés ont vu le jour. Si certains sont peu lisibles sur le marché, d'autres bénéficient d'une bonne réputation, tels que l'Aerospace MBA de l'ESC Toulouse accrédité par l'AMBA. L'essentiel est que le MBA que vous choisirez vous permette, comme l'explique Bernard Ramanantsoa "soit de donner une inflexion sectorielle à votre parcours, soit de booster votre carrière vers le haut. Dans tous les cas, il y a une évolution à la sortie: de secteur, de pays ou de fonction. Le MBA est aussi la garantie d'une plus-value salariale. En moyenne, les titulaires d'un MBA triplent leur salaire entre le moment où ils entrent dans la formation et les trois années qui suivent ".

Marie-Aline Desvignes

MSc, le petit dernier des grandes

Normé bac+5, le MSc est né en 2002 et s'adresse plus spécialement à des étudiants étrangers possédant un Bachelor of science (le niveau master I est requis pour les rares Français accueillis). On en compte aujourd'hui 55, dont trois quarts en école de commerce. Le MSc in International management d'ICN business school accueille par exemple 87 % d'étudiants étrangers. Par ailleurs, environ 80 % des admis en MSc n'ont pas d'expérience professionnelle ou une expérience de moins de trois ans. "Tourné vers l'international, le MSc s'appuie sur un enseignement intégralement en anglais. Les études durent au moins trois semestres et comportent un mémoire de recherche, précise éric Parlebas. Tout comme le mastère spécialisé, ce programme bénéficie d'un contenu pédagogique et d'un corps professoral de haut niveau, et de débouchés remarquables."

L'université en mode pro

Face à la concurrence des écoles d'ingénieurs et de commerce, l'université a développé des formations en management, gestion ou encore informatique qui ont su acquérir une très bonne réputation auprès des recruteurs. Les masters des instituts d'administration des entreprises (IAE) et les masters méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises (Miage) constituent deux exemples de formations qui ont su s'adapter aux besoins des entreprises et assurer ainsi une excellente intégration professionnelle à leurs élèves.

 

Les IAE : rivaliser avec les écoles de management. Au nombre de 31, les IAE forment chaque année 40 000 étudiants dans tous les domaines du management (marketing, finance, ressources humaines, affaires internationales…). Les meilleurs – parmi lesquels Aix-en-Provence, Lyon-III et Toulouse-I peuvent se prévaloir de labels de qualité européens –, rivalisent avec les très bonnes écoles de commerce pour des frais de scolarité bien moins élevés.

Chaque IAE offre des spécialités différentes en master 2. "Nous recherchons la complémentarité, non la concurrence", explique Pierre Louart, le président du réseau des IAE. Les spécialités sont conçues en fonction de deux approches : le métier (vente, marketing, études, communication…) et le secteur d'activité : hôpitaux, collectivités territoriales, banques, etc. "Ainsi, explique Pierre Louart, à l'IAE de Lille, un étudiant qui se destine à la gestion des ressources humaines dans les collectivités territoriales a le choix entre deux masters 2 : management territorial, s'il veut avant tout comprendre le secteur d'activité, ou métiers de la RH, s'il veut apprendre les techniques de ressources humaines."

 

Les Miage : informatique + gestion. Créés en 1970 pour répondre au développement de l'informatique dans les entreprises, les masters Miage se proposent de donner à leurs étudiants une formation en informatique et en gestion. A l'arrivée, l'emploi est quasiment garanti. "La formation est très orientée vers l'insertion professionnelle, explique Daniel Marquié, président de la Conférence des directeurs de Miage. Environ 25 % des enseignants sont issus du monde professionnel, et les étudiants effectuent neuf à douze mois de stages sur les trois années que dure la formation. Plus de 25 % de nos étudiants suivent la formation en apprentissage."

Les étudiants sont sélectionnés sur dossier au niveau bac+2 (sauf à Rennes) sur dossier et entretien pour aller jusqu'au master. "L'année du master 2 permet ensuite aux étudiants de se spécialiser sur une méthodologie, une technologie ou l'aide à la décision, commente Daniel Marquié. Nous avons également de plus en plus de spécialisations dans des secteurs d'activité comme les assurances, la santé ou l'énergie."

 

 

 
Bac + 5 : les atouts pour convaincre les employeurs
Dans le monde de l'entreprise, le master s'est rapidement imposé. Pour un certain nombre de recruteurs, il semble même devenu le diplôme de référence. Pour l'emploi des cadres, c'est en tout cas le niveau de recrutement le plus courant. Ce ne sont pas les chiffres de la dernière enquête sur l'insertion professionnelle des diplômés de l'université - publiée en novembre 2011 par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche - qui le démentiront. Les titulaires de masters ont la cote auprès des employeurs. Au 1er décembre 2011, 91 % d'entre eux sont en emploi, trente mois après leurs diplômes. Et 89 % occupent des emplois de cadres ou des professions intermédiaires. Les clés de cette réussite ?

Un diplôme connu La réforme LMD (licence-master-doctorat) est rapidement passée dans les moeurs, y compris aux yeux des recruteurs. Au point qu'une équation simple s'est imposée : pour entrer sur le marché de l'emploi cadre, il faut désormais avoir validé un master.

Cause ou conséquence de cette équation connue, « de plus en plus de jeunes postulent avec en poche un ou deux masters 2 », note Muriel Nicou, responsable du recrutement externe chez Axa. Elle détaille : « Nous accueillons des stagiaires et des étudiants en alternance à tous niveaux de diplômes, mais nous les accompagnons jusqu'à bac + 5. Le master est une brique composée des deux années. Ce serait leur donner un mauvais conseil que de leur suggérer d'arrêter avant. Notre objectif est de participer à leur employabilité, chez nous ou ailleurs. »

Les grandes écoles - où les entreprises de grande taille et les cabinets de consultants ont leurs habitudes de recrutement - ont elles aussi contribué à imposer ce niveau de diplôme. Si, désormais, les employeurs se tournent vers les universités pour diversifier leurs embauches, ils cherchent des diplômés au même niveau d'études. « On offre des stages aux M1, mais on ne recrutera pas à ce niveau-là, ne serait-ce que par cohérence avec les diplômés des grandes écoles, résume Jean-Marc Mickeler, associé et responsable de la marque employeur de Deloitte. Ce serait sinon comme donner des passe-droits à une catégorie. Et puis c'est dans cette dernière année d'études que s'acquièrent les compétences nécessaires à ces profils universitaires. »

Un diplôme reconnu« Du côté de l'entreprise, on assiste indéniablement à une course au diplôme. La majorité des recruteurs se reposent sur ce qu'ils jugent être une valeur sûre », souligne Jean-Marie Blanc, directeur de la prospective métiers à l'Agence pour l'emploi des cadres (APEC). Si les recruteurs identifient bien le diplôme final, ils restent majoritairement peu au fait du fonctionnement du master - notamment de la sélection entre les deux années. « Néanmoins, les employeurs savent en gros que, dans les grandes écoles, la sélection se fait avant l'entrée et que, à l'université, elle a lieu au fil des années, poursuit M. Blanc. Ils considèrent donc les diplômés de M2 comme ceux qui ont passé les différents filtres, et cette sélection peut être un élément pour rassurer. Mais les recruteurs réagissent plutôt par assurance liée à la marque : dans certains secteurs, les filières et masters sont bien connus. Et c'est ce qui importe le plus aux employeurs. » Les entreprises se constituent ainsi un carnet d'adresses d'universités et de masters de référence, liés à leurs spécialités.

Enfin, l'harmonisation européenne, et d'une façon générale la reconnaissance du diplôme à l'étranger, est un atout aux yeux de nombreux recruteurs - voire une condition pour les entreprises qui cherchent des profils internationaux.

La garantie de compétences transversales Faire des recherches en commun ou personnelles, effectuer des travaux de synthèse ou encore réaliser un mémoire : le programme des années de master permet aux étudiants d'acquérir des méthodes et des compétences théoriques qui attirent ou rassurent les recruteurs. « Un diplôme au niveau bac + 5 atteste d'une certaine architecture d'esprit. Ce sont des candidats qui ont un socle de méthodes, des capacités de synthèse, de présentation », souligne Muriel Nicou, chez Axa.

Ce sont ces « compétences transversales » que disent chercher les entreprises, au moment de recruter des profils universitaires. « Durant leur master, les étudiants doivent réaliser un mémoire. Cela implique de s'atteler à une question, la creuser ; de choisir un sujet en cohérence avec leur formation, estime Valérie Chatel, présidente de l'Association des DRH des grandes collectivités territoriales. Cela développe les capacités de réflexion et l'autonomie dans le travail. Ils doivent aussi défendre leur travail devant un jury, ce qui oblige à avoir un esprit de synthèse. Tout cela peut aussi servir de point de départ à un entretien. » Des capacités particulièrement recherchées par les employeurs, dans un contexte où les métiers évoluent rapidement. Les compétences nécessaires aujourd'hui seront potentiellement obsolètes dans quelques années.

Une vraie culture spécialisée Alors que la licence reste généraliste, le master est considéré par les recruteurs comme l'occasion d'approfondir et d'explorer de façon concrète une orientation. De fait, les masters - pros en particulier - permettent aux étudiants de se spécialiser et d'appréhender les savoirs spécifiques à un domaine professionnel. Là encore, l'année de master 2 fait la différence. « C'est durant cette année-là que les étudiants acquièrent véritablement les compétences industrielles. Or, pour ce type de profils, ce sont ces savoirs qu'on va rechercher », explique Jean-Marc Mickeler, chez Deloitte. A condition, néanmoins, de ne pas aller trop loin.

En effet, l'inflation du nombre d'étudiants au niveau master a entraîné une démultiplication du nombre de formations. Des masters très pointus apparaissent. « Dans les collectivités, on voit apparaître des candidatures de diplômés issus de masters hyperspécialisés comme «gestion des marchés publics» ou «lutte contre l'illettrisme, constate Valérie Chatel. C'est excessif. Choisir une niche peut paraître un bon pari, mais opter pour un master pro trop spécialisé, c'est se fermer des portes. Car il sera plus dur d'évoluer. »

L'aboutissement d'un choix professionnel mûri Cinq années : ce temps passé sur les bancs de la fac est apprécié des recruteurs. « Ces diplômés ont des profils plus affinés, et donc plus convaincants, y compris au moment de l'entretien », note Muriel Nicou, chez Axa. Les années de master apparaissent comme l'occasion d'affiner et d'affirmer un projet professionnel ; mais aussi d'engranger des expériences extra-universitaires, qui font parfois la différence au moment du recrutement.

C'est d'autant plus vrai que la « maturité » est souvent citée comme un critère de sélection. « Nos consultants ne travaillent pas chez nous mais chez les clients, pour les clients, précise Isabelle Grevez, directrice du recrutement chez PricewaterhouseCoopers. Il leur faut un degré de maturité important car ils représentent la société. D'autre part, si nous-mêmes sommes formateurs, il est important pour nous de recruter des gens qui ont eux-mêmes choisi les voies proches de nos métiers. C'est à nos yeux un signe de motivation. »

Les arbitrages qu'ont dû faire les étudiants avant d'arriver au niveau M2 peuvent séduire les recruteurs. « Les diplômés de grandes écoles sont arrivés là parce qu'ils étaient performants d'un point de vue académique. Mais ils se sont souvent moins posé de questions que ceux qui ont choisi leur orientation et leur master », insiste Jean-Marc Mickeler, de Deloitte

Enfin, c'est durant l'année de M2 que les étudiants sont le plus confrontés au monde du travail. Grâce aux interventions des professionnels dans les formations ; et surtout à travers le stage obligatoire dans le cursus. S'il peut être plus ou moins réussi, ce stage est toujours déterminant aux yeux des recruteurs.

Catherine Petillon
 
 
 
 
 
 
 
 

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