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L'alternance, comment ça marche ?

Pour qui ?

 

Peut devenir apprentie toute personne âgée de 16 à 25 ans au début du contrat d'apprentissage et reconnue apte à l'exercice du métier lors de la visite médicale d'embauche. Sous certaines conditions, les plus de 25 ans peuvent y prétendre, en particulier les handicapés. A l'âge de 15 ans, on peut entrer en préapprentissage afin de découvrir les métiers par le biais d'une formation en alternance pendant une année scolaire en lycée professionnel ou en centre de formation d'apprentis (CFA).

Quels diplômes préparer ? Grâce à l'apprentissage, on peut désormais préparer quasiment tous les cursus. Seules les licences non professionnelles et les masters recherche ne peuvent se faire. Dans l'enseignement supérieur, la licence professionnelle, le master pro, le brevet de technicien supérieur (BTS), le diplôme universitaire de technologie (DUT), les diplômes d'ingénieur et d'école supérieure de commerce sont compatibles avec la formule, de même que les titres à finalité professionnelle enregistrés au répertoire national des certifications professionnelles.

 

Quels sont les types de contrats qui existent ?

 

 

 

 

 

il y a en a deux qui coexistent : le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation. Le contrat d'apprentissage est le plus ancien et le plus utilisé. C'est un contrat de travail à durée déterminée signé entre un jeune âgé de 16 à 25 ans et l'entreprise d'accueil pour une durée de six mois à trois ans, selon le diplôme préparé. La durée du contrat peut être de quatre ans pour les apprentis handicapés. Selon son âge et son ancienneté dans le contrat, l'alternant perçoit une rémunération minimum variant entre 25 % et 78 % du smic. Après 21 ans, le salaire est calculé selon la rémunération en vigueur dans l'entreprise pour le poste occupé (si celle-ci est supérieure au smic).

Créé en 2004, le contrat de professionnalisation n'est, quant à lui, pas destiné, en théorie, à la poursuite d'études et à l'obtention de diplômes. Il permet d'abord de suivre des formations qualifiantes dispensées par un organisme de formation ou par l'entreprise elle-même, si celle-ci est dotée d'un service de formation. Il concerne les jeunes de 16 à 25 ans révolus, les demandeurs d'emploi (sans limite d'âge) et les salariés en CDI dont la qualification est inadaptée. La rémunération varie en fonction de l'âge et du niveau d'étude, de 55 % à la totalité du smic, voire 85 % de la rémunération minimale conventionnelle ordinaire.

 

Quel statut ?

L'apprenti possède le statut de salarié, les droits de tous les salariés, et est soumis au code du travail et à la convention collective.

 

Alternance : comment trouver son entreprise

 

"Le responsable de notre master avait un bon carnet d'adresses mais cela ne nous a pas dispensé de chercher nous même notre entreprise et administration d'accueil", se souviennent Anne Duboscq et Julie Patrat, qui finissent leur master affaires publiques en apprentissage à l'université Paris-Dauphine. Il faut dire qu'elles ne s'y sont prises qu'à la rentrée, en septembre 2010, à quelques semaines du début des cours. "Mais les périodes en entreprise ne commençaient qu'en novembre, cela nous laissait un peu de temps."

 
  • QUAND FAUT-IL COMMENCER À CHERCHER ?
 
 

Postuler le plus tôt possible c'est mieux mais, comme le prouve l'exemple de nos deux jeunes filles, cela peut aussi être jusqu'au dernier moment. "Dans l'idéal, il est possible de démarcher les entreprises dès le mois de février", conseille Stéphane Chaissé, le directeur des relations entreprises du groupe PPA (Pôle Paris alternance), qui rappelle utilement qu'en "terminale par exemple, on entre après dans des périodes de vacances, puis de révision, puis du bac et le temps passe très vite…"

Pour aider les candidats à se présenter auprès des entreprises, PPA (Pôle Paris alternance), qui regroupe aussi bien des programmes de MBA (master in business administration) que d'informatique ou même du luxe, possède un service dédié à la gestion des contrats. "Après avoir passé un test d'aptitudes, les candidats rencontrent un chargé de relation entreprise et suivent une formation aux techniques de recherche d'emploi", explique encore Stéphane Chaissé, le directeur des relations entreprises du groupe.

Ensuite, ils ont accès à une base de données d'entreprises susceptibles de les recruter mais néanmoins sans garantie de contrat, Stéphane Chaissé parlant de "97 % de réussite" et insistant sur le fait qu'il est aussi possible de "réaliser un pré-recrutement quand une entreprise comme la SNCF nous demande des profils précis".

Même souci d'aider les jeunes à trouver une entreprise au sein du groupe EduServices, qui comprend des écoles comme Tunon ou Pigier. "Nous agissons comme une maison de l'emploi en rapprochant jeunes et entreprise. Ensuite, nous allons les aider à préparer les entretiens avec les entreprises", explique Philippe Grassaud, le président de ce groupe qui comprend 14 500 étudiants, dont 60 % en alternance.

 

 
  • COMMENT CONVAINCRE ?

 

 

Les apprentis subissent de plus en plus une procédure de recrutement qui n'a rien à envier à celle d'un véritable emploi, notamment à partir de la licence professionnelle ou du bachelor. Résultat, les ruptures de contrat sont rares à ces niveaux alors qu'elles peuvent atteindre les 25 % en première année de BTS. "Le problème vient généralement de ceux qui viennent chez nous en ayant déjà trouvé leur entreprise, généralement par des relations familiales, et n'ont pas pris le temps de valider leur projet professionnel dans les ateliers que nous organisons", assure Luc Vignerot, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) du groupe Institut de gestion sociale (IGS) à Lyon qui prépare entre autres à 7 BTS.

Comme à l'IGS, les CFA pratiquent donc une première sélection. "En partenariat avec les universités, nous choisissons des profils motivés pour le métier autant que pour l'entreprise, explique ainsi Jean-Claude Pouilly, qui dirige le CFA de l'Association pour la formation d’informaticiens par la voie de l’apprentissage (AFIA), spécialisé dans l'informatique et notamment les Miage (méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises). Les jeunes qui effectuaient des petits boulots auparavant sont particulièrement appréciés. Leur comportement, leur motivation sont encore plus important que leurs connaissances ! Il faut à la fois être très bien organisé et motivé pour le métier et l'entreprise."

 

  • UN RYTHME INTENSIF

Si l'alternance entre la formation et l'entreprise est toujours le principe, il existe de nombreuses formules : deux jours en formation, trois jours en entreprise, deux semaines, deux semaines, etc. Dans le master affaires publiques de Dauphine, on a ainsi choisi le rythme 1,5 jour de cours suivi de 3,5 jours dans l'entreprise. "Quand j'ai postulé, j'ai tout de suite senti que les entreprises préféraient ce rythme deux jours-trois jours car ainsi nous avons quasiment le même qu'un employé à 4/5e qui aurait une demi-journée de réunion à l'extérieur par semaine", explique Anne Duboscq. Tout l'intérêt de la formule est alors les retours d'expérience constants entre ce qu'on apprend en cours et dans l'entreprise ou l'administration.

Mais qui dit alternance dit aussi maturité et sens de l'organisation. "Nous n'avons pas eu trop de mal à différencier les périodes de travail en entreprise ou administration et à l'université ", commentent nos deux jeunes filles, tout en admettant quand même qu'elles ont vu certains autres étudiants faire dépasser un peu leur temps en entreprise sur celui des études. Car alterner, cela veut dire étudier et travailler en même temps en préparer les mêmes examens que les autres étudiants. Et ce n'est pas facile ! "Je vois parfois des parents dont les enfants sont en échec scolaire et qui pensent que l'alternance est un remède miracle pour leur permettre de réussir, confie Luc Vignerot. Quand je leur fais remarquer que le problème de leur enfant est son manque de motivation et qu'en alternance, il devra travailler deux fois plus, ils sont surpris. Mais c'est la vérité : tout le monde n'est pas fait pour aller dans une formation en alternance et, en tout cas, ce n'est certainement pas parce qu'on échoue en formation initiale classique qu'on va forcément réussir en alternance."

 

  • UN CONTRAT À SIGNER

Les apprentis font totalement partie de l'entreprise qui les emploie et avec laquelle ils ont signé un contrat. Il en existe deux types bien distincts. Si le plus répandu est l'apprentissage (425 000 apprentis dont 97 000 dans l'enseignement supérieur), il en existe un autre, dit de "professionnalisation" (180 000 apprentis). En théorie, la grande différence entre les deux est leur durée : le contrat "pro" est sensé être plus court (entre six mois et un an) et la période de formation comprise entre 15 et 25 % de la durée totale du contrat.

Résultat, on ne devrait en théorie ne pouvoir suivre en professionnalisation que des formations courtes type CQP (certificat de qualification professionnelle) reconnues dans une seule profession. Or, dans les faits, on constate que la plupart des branches professionnelles – qui gèrent ce contrat quand l'apprentissage l'est par les régions –, ont adapté le système pour permettre par exemple de préparer un BTS en deux ans avec des périodes de formation dépassant les 15 à 25 % du total prévues initialement.

Alors que reste-t-il comme différences réelles entre les deux contrats ? Le contrat de professionnalisation n'est pas seulement réservé aux jeunes mais peut aussi être ouvert aux demandeurs d'emploi de plus de 26 ans. "Pour les étudiants le choix est relativement neutre, sachant que pour les entreprises un contrat d'apprentissage coûte un peu moins cher et qu'elles auront donc tendance à le favoriser, explique Luc Vignerot. On constate quand même que certaines grandes entreprises donnent plus d'avantages aux jeunes en apprentissage. De notre côté, nous avons des quotas de formation en apprentissage et, quand nous ne pouvons plus en signer, nous passons à la professionnalisation."

 

  • UN EMPLOI EN LIGNE DE MIRE

Entrée en apprentissage dans une entreprise de communication, Grayling, pour y développer son pôle affaires publiques, Anne Duboscq vient d'y être embauchée. "Déjà titulaire d'un master en géopolitique et après un stage de neuf mois à New York à la représentation française aux Nations unies, j'avais clairement choisi ce master parce qu'il s'effectuait en apprentissage et devait me permettre d'intégrer rapidement le monde du travail." Son de cloche un peu différent chez Julie Patrat, entrée elle au conseil général de Seine-et-Marne : "Je voulais surtout découvrir le monde professionnel pour être certaine que c'était là que je voulais travailler. Je vais maintenant passer des concours pour intégrer la fonction publique en tant qu'attachée territoriale."

Si tous ne sont pas recrutés à l'issue de leur contrat, lorsqu'on arrive au niveau master, l'entreprise pense souvent l'alternance en termes de pré-CDI. "Nous proposons donc aux entreprises des CV vraiment adaptés aux profils qu'elle recherchent, comme si elles s'adressaient à un cabinet de recrutement", assure Stéphane Chaissé. "Mais il faut encore que le profil corresponde vraiment et… que l'apprenti ait envie de rester", remarquent Anne Duboscq et Julie Patrat. Si le CFA de l'AFIA peut se féliciter de placer près de 100 % de ses diplômés dans les six mois suivant leur diplôme, ce ne sont ainsi que la moitié qui restent dans l'entreprise où ils ont été apprentis.

Olivier Rollot

Ce qu'il faut savoir sur l'alternance

 

Le principe Les contrats d'apprentissage comme de professionnalisation reposent sur l'alternance de périodes en entreprise et au sein d'un établissement d'enseignement. L'apprenti est à la fois étudiant de l'établissement d'enseignement et salarié de l'entreprise qui règle ses frais de scolarité. Un CFA (centre de formation d'apprentis) gère l'ensemble, mais ne dispense pas la formation.

Au sein de l'entreprise un maître d'apprentissage est chargé de le suivre avec le responsable pédagogique de l'établissement de formation. Dans le cadre d'un contrat de professionnalisation, il s'agit d'un tuteur mais sa nomination n'a rien d'obligatoire. L'apprenti n'a droit qu'aux congés payés légaux – pas aux vacances scolaires ! – et il n'est pas facile de pratiquer des activités en plus de son cursus et de son travail pendant l'année.

Le salaire Calculé en fonction du salaire minimum, il dépend également de l'âge et de l'année de formation. Dans le cadre d'un contrat d'apprentissage ils vont ainsi de 25 % du smic (en première année jusqu'à 17 ans) à 78 % (en 3e année pour un jeune âge de 21 ans et plus), soit pas loin de 1 100 euros net. En contrat de professionnalisation, pour des jeunes de moins de 26 ans, ils sont légèrement supérieurs.

La fin du contrat Si c'est souvent le cas, l'entreprise n'a pas pour autant l'obligation d'embaucher l'apprenti à la fin de son contrat.

Pour en savoir plus Vous pouvez aller sur le site gouvernemental, mais le mieux fait est encore celui de la région Ile-de-France

 
 
 

  

Dans son enquête «Génération 2007» parue cette semaine et portant sur les quelques 125 000 jeunes en apprentissage sortis du système éducatif en 2006-2007, le Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) constate que «trois ans après leur sortie de formation initiale, les jeunes sortis d’une formation par apprentissage sont plus souvent en CDI et bénéficient, pour les sortants de l’enseignement supérieur, d’un salaire médian plus élevé.»

De plus en plus dans le supérieur

Si les CAP (certificat d’aptitude professionnelle) et BEP (brevet d’études professionnelles) sont toujours les diplômes phares de l’apprentissage «c’est le développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur qui a fait progresser les effectifs ces dernières années», précise encore le Céreq. Le nombre de jeunes qui préparent des diplômes de l’enseignement supérieur en apprentissage a ainsi été multiplié par près de cinq depuis 1995 pour atteindre les 97000 en 2008-2009 (sur un total de 427000 apprentis).

Si les formations d’ingénieurs se sont distinguées en ouvrant des écoles exclusivement en apprentissage - les « formations d’ingénieurs en partenariat » -, elles intègrent de plus en plus aujourd’hui des apprentis dans le cadre de leur cursus classique, même si les cours sont spécifiques sont organisés pour les apprentis. Jusqu’à la très prestigieuse Ecole Centrale de Paris qui vient d’ouvrir sa formation en apprentissage à la rentrée 2010.

Une bonne insertion professionnelle

Avec certainement du succès pour des diplômés qu’apprécient beaucoup les entreprises. Directeur du CFA (centre de formation d’apprentis) de l’Afia spécialisé dans l’informatique, fort de ses 600 apprentis répartis dans six universités d’Ile-de-France, Jean-Claude Pouilly constate ainsi que, sur ses 215 apprentis de Master 2 en MIAGE (méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises) et ISF (Ingénierie et statistiques financières) diplômés en 2009-2010, la totalité de ceux qui cherchaient un emploi en ont trouvé un, dont 34% dans l’entreprise qui les accueillait. «Non d’ailleurs que l’entreprise ne veuille pas forcément les conserver mais nos diplômés regardent aussi ailleurs», précise-t-il. Leur salaire d’insertion : «35 800 euros en brut annuel, ce qui est supérieur à 2009, mais reste inférieur à 2008».

Un résultat certes lié à des diplômes particulièrement recherché mais qui vient rejoindre ce que constate le Céreq lorsqu’il pointe un taux d’emploi des jeunes de la «Génération 2007» formé en apprentissage de 10 points supérieur aux autres diplômés.

Part des jeunes en emploi (en %)

Part des jeunes au chômage (%)

Part des jeunes dans une autre situation (en %)

Taux de chômage (%)

2004

2007

2004

2007

2004

2007

2004

2007

Non diplômés

Apprentissage

76

64

17

26

7

10

18

29

Voie scolaire

67

55

22

31

11

14

25

36

Sortants diplômés du secondaire

Apprentissage

87

83

9

12

4

5

9

13

Voie scolaire

78

73

15

16

7

11

16

18

Sortants du supérieur

Apprentissage

93

90

4

6

3

4

4

6

Voie scolaire

88

89

4

8

8

3

4

8

Deux nouveaux sites consacrés à l’alternance

 

Pour les moins de 26 ans qui veulent se former en apprentissage (ou en contrat de professionnalisation), l’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) lance un nouveau site intitulé alternancepro.fr. Comment se passe une formation en alternance? Qu’est-ce qu’un contrat de professionnalisation? Quelle est la limite d’âge pour en profiter? Comment trouver son entreprise? Autant de questions qui y sont traitées avec plus de 300 offres d’emplois en contrat de professionnalisation.

De son côté, l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA) entend promouvoir la mobilité européenne des apprentis avec sa campagne et son site «Apprenti en Europe». L’objectif est de faire passer de 1% à 5% le nombre d’apprentis ayant bénéficié d’un séjour en Europe, soit 5000 jeunes par an à l’horizon 2015.